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Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'oeil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près.....

   Extrait du Petit Prince de St Exupéry   

         

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Vendredi 1 juin 2012 5 01 /06 /Juin /2012 14:53

 

 

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Voir les 2 commentaires - Communauté : Que de l'humour - Publié dans : Humour
Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 10:50

L'inhibition scolaire est différente de la phobie scolaire. L'inhibition scolaire touche l'enfant qui est incapable de travailler ou de se concentrer sur son travail alors qu'il le désire. Comme dans la phobie scolaire c'est un enfant en souffrance, mais sa souffrance est différente. En général l'inhibition scolaire se retrouve dans une organisation névrotique conflictuelle. Les mécanismes mentaux névrotiques (déplacement et sublimation) n'ont pas atteint leur plein développement. Ne pas confondre non plus avec le refus scolaire qui ne s'accompagne pas d'angoisse.

Il me semble que c'est A. Johnson qui nous dit que "la phobie scolaire s'observe chez des enfants qui, pour des raisons irrationnelles (comme pour toute phobie), refusent d'aller à l'école et résistent avec des réactions d'anxiété très vives ou de panique quand on essaie de les y forcer."

La phobie scolaire touche surtout les garçons et se touche, pour 80% des cas, des enfants uniques, des aînés, ou des benjamins. Elle apparaît entre 5 et 13 ans, surtout lorsque l'enfant entre à l'école élémentaire ou au collège. Il s'agit toujours d'un enfant très dépendant de sa famille. Il apparaît souvent que la mère est anxieuse, voire phobique. Le père est toujours faible, peu sécurisant, voire absent. C'est l'effondrement de l'idéal du Moi et du narcissisme de l'enfant.

Au moment du départ en classe, l'enfant phobique va présenter une réaction d'angoisse intense, une grande panique. Il supplie en promettant qu'il ira "demain". Il se sauve, il s'enferme dans sa chambre. Rien ni personne ne peut le raisonner. Lorsqu'il est "enfin" en classe, il s'enfuit. Vers 5/7 ans, il se plaint de maux de tête ou de ventre. Parfois il vomit. En dehors du moment phobique, l'enfant trouve des excuses comme des moqueries de ses camarades, la sévérité de son instituteur, un changement d'école, la peur d'être en retard, etc...

A la maison, il fait ses devoirs et apprend ses leçons, il n'est plus dans le contexte phobique. Souvent il va même s'investir complètement pour rattraper le retard causé par ses absences.

Ces sujets ont parfois (ou ont eu) d'autres phobies, ils ont parfois aussi des conduites du genre obsessionnel comme les rituels. Il n'est pas rare non plus d'observer un état dépressif chez l'enfant qui souffre de phobie scolaire, surtout lorsqu'il est préadolescent.

Pour 30 à 50% des cas, l'évolution est favorable avec réinsertion scolaire.

 

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Voir les 5 commentaires - Communauté : "Psychologie interdite" - Publié dans : Psychiatrie
Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 12:58

Les ménades (femmes possédées), appelées aussi les thyiades (inspirées) ou bacchantes (les femmes de Bacchus), sont les femmes qui composent le cortège de Dionysos. Elles se moquent des convenances et sont douées d'une grande force physique qui leur permet de déchirer des bêtes sauvages et de les dévorer. Vêtues de peaux de faon ou de panthère, elles étaient prises de folie extatique et célèbraient dans la montagne le culte du dieu en chantant, dansant, et jouant des instruments de musique. Les ménades ont à la main le thyrse, qui est un bâton surmonté d'une pomme de pin. Elles sont couronnées de lierre, de feuilles de chêne ou de sapin et brandissent des torches, des serpents et des grappes de raisin.

Pendant la marche triomphale de Dionysos de Lydie jusqu'en Grèce les ménades d'Asie l'accompagnèrent. Lors de cette marche des grecques venaient grossir le cortège et leurs maris, bien souvent dégoûtés, essayaient la plupart du temps de s'interposer.

Penthée de Thèbes fut tué pour avoir espionné les ménades qui le déchirèrent.

Bacchanale, par Nicolas Poussin

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Voir les 6 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : Mythologie
Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 12:16

Lors de notre périple la semaine dernière nous sommes allés visiter les ruines de la forteresse de Lavardin, aujourd'hui classée, dans le Loir et Cher. Une merveille! Enfin pour moi naturellement. J'adore les ruines.

Malheureusement Henri IV a fait détruire la presque totalité de ce château lors des sièges de Lavardin en 1589 et 1590. En 1870, 2 des piles du pont gothique sont détruites. C'est Landry Sore qui avait fortifié la cité vers 850. Il est probable que Hugues Capet donna Lavardin à son filleul Hugues d'Amboise. Salomon 1er (1030-1064) est le premier seigneur et donne naissance à la famille de Lavardin. Leurs armes sont "de gueule à 3 fleurs de lys d'or".

En 1188 Richard coeur de lion a essayé en vain, tout comme le roi Henri II d'Angleterre, de s'emparer du château. En 1447 Charles VII et Agnès Sorel (dame de beauté) y séjournent : on donne des fêtes somptueuses.

En 1662 Lavardin souffre de la famine.

Nous avons fait des photos, par temps gris avec même un peu de pluie de temps en temps, je vous en livre quelques-unes.

Au 1er étage où l'on voit encore la superbe cheminée avec blason, le seigneur rendait la justice et distribuait ses ordres qui étaient diffusés par un conduit dans la muraille. C'est dans cette salle que le roi promulgua la trêve de Lavardin. C'est aussi dans cette salle que furent reçus Charles VII et Agnès Sorel :

Le second étage, superbement voûté, où la cheminée est plus simple, est l'étage réservé à la famille du seigneur. Le 3ème étage est celui des guetteurs. Au-dessus était le chemin de ronde :

 

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Voir les 4 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : Histoire de France
Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 14:53

Lorsque 2 peuples dont la civilisation est inégale se pénètrent par la guerre, quel que soit le sort des armes, c'est en général toujours le peuple dont le degré de civilisation est le plus avancé qui l'emporte en imposant à l'autre sa langue, ses institutions et ses moeurs. C'est pourquoi après la conquête de la Gaule par César le latin devint la langue des gaulois puis des barbares, vainqueurs des gallo-romains.

Ainsi de nos jours ne nous reste-t-il qu'un extrême petit nombre de mots d'origine gauloise. A Rome on parlait 2 latins différents : le latin littéraire que les savants et la haute société employaient, puis le latin vulgaire usité par le peuple. C'est ce latin là qui se répandit en Gaule.

Jusqu'au 15ème siècle nos ancêtres formèrent les mots français selon la façon dont leur oreille enregistrait les mots latins. Ils conservèrent donc la syllabe qu'ils entendaient le plus (la syllabe tonique). Ce qui fait que la syllabe accentuée en latin était toujours la syllabe accentuée dans le mot français. L'effort de la voix étant portée sur la syllabe accentuée les autres syllabes devinrent plus faibles. Des lettres, surtout la voyelle qui précède la tonique, disparurent du mot qui s'en trouva raccourci. Par exemple arm(at)uram devint armure et se(c)uritatem devint sûreté. C'est l'oeuvre du peuple.

A partir du 15ème siècle on forme les mots non plus sur le mode auditif mais sur le mode visuel parce qu'on ne sait plus parler latin. On sait seulement le lire. On copie donc le mot latin mais en lui donnant une terminaison française. Par exemple fragilem devient fragile et porticum devient portique. C'est le fait des savants et des gens lettrés.

Nous avons donc dans notre langue une couche ancienne qui est riche et composée de termes harmonieux, puis une couche plus récente qui est moins riche et moins originale.

 

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Voir les 5 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : La langue française
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