Vos derniers mots

Mercredi 7 mai 2014 3 07 /05 /Mai /2014 14:14

 

Bibliothèque impériale

En 1624 la cardinal Mazarin achète l'hôtel Tubeuf rue Neuve des Petits Champs, au coin de la rue Vivienne, relié à l'hôtel de Chivry, au coin de la rue Richelieu. A l'époque, comme aujourd'hui, nous sommes dans le 2ème arrondissement de Paris. Mazarin fait construire alors les galeries encadrant la grande cour de la Bibliothèque. Dans la galerie qui longe la rue Richelieu il met au rez-de-chaussée des écuries et au premier étage une riche collection de tableaux et de meubles précieux. Il installe sa bibliothèque particulière dans la galerie nord. Cette bibliothèque, qu'il ouvre au public tous les jours de 8h du matin à 17h, représente 40.000 volumes. Après la mort du cardinal on divisa le palais en 2 lots. L'ancien hôtel Tubeuf devint propriété du duc de la Meilleraye et prit le nom d'hôtel Mazarin. Il fut acheté en 1719 par Louis XIV qui y plaça le siège la Compagnie des Indes. Plus tard on y installa la Bourse qui y resta jusqu'au début du 19ème. Sous l'Empire l'hôtel Mazarin fut affecté au service deu Trésor. L'hôtel de Chivry et les constructions élevées sur la rue de Richelieu devinrent la propriété du marquis de Mancini. L'ensemble fut appelé hôtel de Nevers. Sous la Régence la banque de Law y fut établie. En 1721 le régent acheta le lot pour y transférer la Bibliothèque royale. Sous l'Empire elle est Bibliothèque impériale et de nos jours Bibliothèque nationale. Elle est devenue publique en 1737. Elle s'est énormément enrichie pendant la Révolution avec les livres et les manuscrits de plusieurs grands monastères de Paris. Les nombreux ouvrages amenés par l'Empire furent repris en 1815 par l'invasion.

 

Elle est divisée par un décret de la Convention du 17 octobre 1795, en 4 départements : les imprimés, les manuscrits, les médailles et les estampes, cartes et plans. Mi 19ème on évalue à plus d'un million le nombre de volumes imprimés et à 80.000 le nombre de manuscrits. On compte aussi plus de 900.000 estampes et 40.000 cartes. Un cabinet expose 120.000 médailles. En 1831, 2762 médailles ont été volées.

Cette bibliothèque remonte à Charles V qui réunit une collection de livres et les mit dans une tour du Louvre appelée "tour de la Librairie". La bibliothèque fut enrichie par les successeurs de Charles V et les suivit dans leurs résidences favorites. Henri IV la ramena de Fontainebleau au collège de Clermont, rue St Jacques. Au retour des jésuites la bibliothèque fut transférée au couvent des Cordeliers puis dans une maison, rue de la harpe, dépendant du couvent. Colbert la fit transporter rue Vivienne en 1666. Pour cela il avait acheté 2 maisons voisines de son hôtel. En 1721 le régent acquiert l'hôtel de Nevers où la bibliothèque va rester. L'essentiel des collections est depuis les années 90 à la Bibliothèque François Mitterrand, tandis que la plus grand partie des collections spécialisées est toujours sur le site Richelieu-Louvois.

Principale source : Dictionnaire de l'ancien Paris (avant annexion), 1859, par Frédéric Lock

 

Ecrire un commentaire
Voir les 2 commentaires - Publié dans : Autres
Samedi 19 avril 2014 6 19 /04 /Avr /2014 13:16

 

 

Ecrire un commentaire
Voir les 3 commentaires - Publié dans : Autres
Vendredi 28 mars 2014 5 28 /03 /Mars /2014 11:27

Le petit chat noir

 

Mon petit chat est noir,
Noir comme du charbon.
On le croit sale, eh non!
Il est né noir, tout noir
De la queue au menton.

Mais eût-il noirceur
D’un méchant diablotin,
Rien ne vaut sa douceur
Quand il miaule, au matin,
Pour me lécher la main.

Maurice Carême

 

Ecrire un commentaire
Voir les 4 commentaires - Publié dans : Autres
Mardi 18 mars 2014 2 18 /03 /Mars /2014 11:54

 

Mozart enfant, portrait anonyme, 1763

Petite femme chérie!

 

      C'est avec joie que j'ai reçu ta chère lettre. -J'espère que tu as reçu hier ma seconde, avec la potion, l'électuaire et les oeufs de fourmis. -Demain matin, à 5 heures, je mets à la voile... Si ce n'était, simplement, pour le plaisir de te revoir et de t'embrasser, je ne m'embarquerais pas encore, car on va justement donner bientôt Figaro, et j'ai quelques changements à y faire, ce qui rend ma présence nécessaire aux répétitions... Je devrai donc être de retour le 19... mais rester ici jusqu'au 19 "sans toi", je ne le pourrais pas!

Chère petite femme!... Je veux causer avec toi bien sincérement. -Tu n'as aucun motif d'être triste... Tu as un mari qui t'aime, qui fait tout pour toi tout ce ce qu'il est en état de faire... En ce qui concerne ton pied, il ne te faut que prendre patience, car cela va sûrement aller tout à fait bien... Je suis donc enchanté quand tu es gaie... Certes!... Mais je souhaiterais seulement que tu ne fusses, parfois aussi familière... Tu es trop libre, à mon gré, avec N. N... et de même avec N. N. lorsqu'il était encore à Baden... Pense simplement que les N. N. ne sont aussi osés avec aucune autre femme qu'avec toi, que peut-etre ils connaissent moins...

Pou N. N. qui est d'ailleurs un aimable homme et particulièrement respectueux à l'égard des femmes, il faut qu'il ait été entraîné, pour écrire dans sa lettre d'aussi vilaines et grossières sottises. Une femme doit se garder toujours en respect..., sans quoi elle donne prise au propos des gens... Mon amour!... Pardonne-moi d'être aussi sincère, mais mon repos l'exige, aussi bien que notre bonheur commun... Rappelle-toi simplement que tu m'as, toi-même, avoué une fois, "être trop condescendante". -Tu en vois les suites.- Rappelle-toi aussi la promesse que tu m'as faite... O Dieu!... essaie seulement, mon amour!... Sois gaie, joyeuse, aimable avec moi... Ne te tourmente pas d'une inutile jalousie... Aie confiance dans mon amour, dont tu as bien la preuve!... Et tu verras combien nous serons heureux. Tiens pour certain que seule la prudente conduite d'une épouse peut enchaîner son mari. - Adieu! Demain je t'embrasserai cordialement.

Vienne, avril 1789

Constance Mozart par Joseph Lange, 1782

Ecrire un commentaire
Voir les 2 commentaires - Publié dans : Autres
Samedi 15 mars 2014 6 15 /03 /Mars /2014 13:26

Devinettes populaires

 

Qu'est-ce qui ne fait pas d'ombre ?
L'écho de la cloche ronde.

Qui, sans peur, touche une abeille ?
La main dorée du soleil.

-Qui parle sans qu'on le voie ?
Le vent qui joue dans le bois.

-Qui marche toujours sans peine ?
La lanterne qu'on promène.

- Qui ne coud pas pour ses filles ?
La vaillante et fine aiguille.

-Qui passe et qu'on n'entend pas ?
Le temps qui fuit à grands pas.

-Qui n'a pas besoin d'échelle ?
La fumée qui monte au ciel.

-Qui jamais, jamais ne ment?
Le petit doigt de maman.

 

Maurice Carême

 

Ecrire un commentaire
Voir les 3 commentaires - Publié dans : Autres
 
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés