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Psychiatrie

Jeudi 26 mai 2011 4 26 /05 /Mai /2011 17:41

Les rythmies de sommeil concernent surtout les petits garçons et apparaissent précocement. Il y aurait environ 4% d'enfants touchés. Au début elles sont silencieuses. Elles apparaissent au début de la nuit, durent quelques secondes 3 ou 4 fois dans la nuit. Il arrive qu'elles durent 15 à 30 minutes mais c'est rare. Leur rythme est régulier.

Le mouvement est variable. Il s'agit d'un roulement de tête de droite à gauche, d'un balancement d'une jambe ou d'un genou plié. Ou alors l'enfant se met à genoux et se balance d'avant en arrière. Le mouvement peut être très intense et faire beaucoup de bruit jusqu'à même entraîner le déplacement du lit. L'enfant règle ses impulsions sur la fréquence des oscillations du lit, provoquant un phénomène de résonnance, ce qui fait qu'en réalité il y a peu d'énergie réelle dépensée.

On observe les rythmies de sommeil en général pendant les stades légers du sommeil lent et n'ont rien à voir avec l'épilepsie nocturne. Le tracé électrique du sommeil reste complètement normal.

La plupart du temps elles cessent spontanément  partir de 3 ou 4 ans. Les quelques cas qui subsistent au-delà disparaissent vers la puberté. Elles sont sans inconvénient sur le sommeil de l'enfant. Le matelas mis à même le sol empêche la résonance du lit et atténue du même coup le symptôme en supprimant aussi le bruit. Les traitements médicamenteux sont à déconseiller.

 

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Voir les 8 commentaires - Communauté : Médecine - Publié dans : Psychiatrie
Lundi 14 mars 2011 1 14 /03 /Mars /2011 20:46

Le somnambulisme est surtout présent chez les garçons. Il apparaît entre 7 et 12 ans et chez des les enfants qui sont souvent des antécédents familiaux de somnambulisme. 6 à 10% des enfants de cet âge font plusieurs épisodes par mois. Entre 6 et 12 ans 15% des enfants font au moins un accès mais seulement 1 à 6% d'entre eux présente ce que l'on appelle un somnambulisme à risque à cause de la fréquence des accès (2 à 3 fois par semaine ou plus) et du type d'activité qui peut être gênante ou dangereuse comme une défenestration.

Pendant la première moitié de la nuit l'enfant se lève et déambule. Il présente parfois une activité compliquée toujours identique. Entre 10 et 30 minutes après l'enfant se recouche ou se laisse ramener dans son lit. Le lendemain il a tout oublié. Dans sa forme la plus réduite l'enfant a les yeux ouverts et tente simplement de se lever.

Le somnambulisme terreur est une variante clinique rare qui associe déambulation et manifestation de terreur. L'enfant peut être agressif quand on essaie de le maintenir ou de le calmer.

Le somnambulisme survient en début de nuit et le plus souvent dans la phase qui précède de 10 à 15 minutes une phase de sommeil paradoxal ou la phase qui précède la première ébauche de sommeil paradoxal. En tous cas il interrompt le déroulement de la phase de sommeil paradoxal normalement prévisible.

Le somnambulisme est isolé chez la majorité des enfants. Certains présentent des traits névrotiques comme l'anxiété et les phobies, surtout dans la forme "somnambulisme terreur". Mais en entravant le déroulement normal de la phase de sommeil paradoxal, il entrave aussi la possibilité d'un travail onirique et risque l'échec dans les possibilités de mentalisation et d'un détournement de l'énergie pulsionnelle vers des voies de décharge motrice.

Michaël Cheval

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Voir les 2 commentaires - Communauté : Médecine - Publié dans : Psychiatrie
Dimanche 27 février 2011 7 27 /02 /Fév /2011 22:20

Le rêve d'angoisse chez l'enfant est d'une grande fréquence et s'observe dès l'âge de 2 ans. L'enfant pleure, gémit, crie et appelle au secours. Il se réveille parfois mais c'est le plus souvent le lendemain matin qu'il raconte son cauchemar.

Le rêve d'angoisse est plus fréquent en début de nuit. Les rêves agréables, eux, se passent plutôt en fin de nuit. Le pourcentage des rêves d'angoisse par rapport à la totalité des rêves dépend de l'âge des enfants et des conditions de recueil du récit onirique. Toutefois le rêve d'angoisse correspond toujours à la survenue d'une phase de sommeil paradoxal.

Le rêve d'angoisse est, comme la terreur nocturne, d'une grande banalité et succède souvent à un évènement traumatique. Le rêve est alors le témoin de la structuration progressive de l'appareil psychique et de la mise en place des principaux mécanismes défensifs.

Par contre sa répétition régulière toutes les nuits, sa persistance au-delà de la période oedipienne ou son association avec d'autres symptômes peuvent traduire une organisation névrotique voire psychotique.

 

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Voir les 3 commentaires - Communauté : "Psychologie interdite" - Publié dans : Psychiatrie
Jeudi 10 février 2011 4 10 /02 /Fév /2011 15:32

Les difficultés d'endormissement de l'enfant sont assez banales et font pratiquement partie du développement normal de l'enfant entre 2 et 6 ans. C'est l'âge de la pleine conquête motrice où l'on accepte difficilement la régression impliquée par l'endormissement, surtout que c'est là qu'apparaissent les premiers rêves d'angoisse. La plupart des problèmes d'endormissement sont le témoin de la difficulté à mettre en place l'aire transitionnelle entre l'éveil et le sommeil qui doit permettre à l'enfant de rétablir son sentiment d'omnipotence et de croire qu'il est capable de contrôler ses pulsions et cette régression.

L'enfant s'oppose au coucher en criant, s'agitant, se relevant quand on le couche et ne finissant par s'écrouler qu'après une période relativement longue. Il instaure fréquemment des rituels qui peuvent aussi bien être le pouce, l'oreiller (ou autre objet) mis d'une certaine façon (toujours la même), un bonbon, qu'une histoire racontée (presque toujours la même), etc... Tout cela traduit la tentative de maîtrise de l'angoisse que suscite la rupture de la relation et l'émergence pulsionnelle à l'âge du conflit oedipien.

La phobie du coucher chez l'enfant (vers 2-3 ans) se réduit souvent à une demande contraphobique telle que la lumière ou la porte ouverte. Mais l'intensité est parfois telle que l'enfant a besoin qu'on lui tienne la main ou qu'il veuille dormir avec ses parents. Ce n'est qu'une fois endormi qu'il pourra être remis dans son lit. Cette phobie du coucher apparaît en général après des épisodes de rêves d'angoisse ou de terreur nocturne.

Hans Zatzka

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Voir les 2 commentaires - Communauté : "Psychologie interdite" - Publié dans : Psychiatrie
Jeudi 3 février 2011 4 03 /02 /Fév /2011 16:47

Le sommeil de l'enfant n'est pas le même que le sommeil de l'adulte. A la naissance le sommeil paradoxal occupe environ 50% du temps de sommeil et très progressivement on arrive à 20% à l'âge adulte. Le sommeil paradoxal correspond à l'activité du rêve.

Grâce aux recherches électroencéphalographiques et à l'observation comportementale des bébés au cours du sommeil, on sait que les préformes du rêve apparaissent dès la première année. La nature de ces rêves est très variée : rêve réalisation de désir, rêve reviviscence d'évènements agréables ou pas, rêve de punition, cauchemar, rêve d'angoisse, etc... Selon le degré de maturation de l'enfant.

Les études portent en majorité sur les enfants entre 6 et 12 ans et montrent que les rêves de fin de nuit sont souvent plus agréables et plus riches. Les rêves d'angoisse sont particulièrement fréquents mais il est possible que les rêves autres soient refoulés et donc oubliés au réveil, ce qui laisserait supposer cette fréquence apparente.

Chez l'enfant la capacité de régression et la nature de la relation avec la mère font évoluer le sommeil et le rêve, qui, avec la maturation psycho-affective, pourront traduire la fusion à la mère (bonne ou mauvaise), l'anéantissement, la disparition ou la mort, la séparation, la perte ou l'abandon, le renoncement à l'autonomie ou à la maîtrise ou la menace de l'émergence pulsionnelle et du conflit oedipien. Pour s'endormir l'enfant doit pouvoir se reposer, s'étayer sur une bonne image fusionnelle mère-enfant protectrice, accepter cette régression et l'investir d'une charge libidinale non menaçante.

L'endormissement correspond à un moment où s'affrontent des besoins et/ou des désirs contradictoires.

Les troubles qui surviennent pendant le sommeil présentent toujours un lien particulier avec le sommeil paradoxal en s'y substituant, en l'entravant ou en le modifiant. L'insomnie précoce reflète toujours un malaise relationnel entre le nourrisson et son environnement.

L'insomnie commune est souvent dûe aux conditions inopportunes ou maladroites comme la rigidité excessive des horaires ou l'excès de ration alimentaire, ou encore de mauvaises conditions acoustiques. Mais elle peut aussi être signe de difficultés précoces d'adéquation entre le bébé et sa mère.

Chez le bébé on note l'insomnie agitée où le bébé hurle sans arrêt, s'agite, ne s'apaise que par moments courts (effondrement) puis reprend ensuite ses cris. Cette conduite peut aller jusqu'à l'auto-agression. On note aussi l'insomnie calme où le bébé reste tranquille dans son lit les yeux grands ouverts le jour comme la nuit, silencieux. Ces insomnies sévères sont rares et semblent traduire un échec dans les capacités de régression précoce du nourrisson. Certains pensent que l'insomnie précoce traduit l'échec de la mère dans son rôle de protectrice du sommeil de son enfant. Les mères dont l'enfant présente de graves troubles du sommeil sont fréquemment dépressives, présentent de profondes angoisses ou des névroses structurées.

La terreur nocturne de l'enfant

 

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