Samedi 5 février 2011
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Depuis le 7 mars 1962 nous sommes en plein pourparlers pour un cessez-le feu concernant la guerre d'Algérie.
Le 18 mars à Evian, le ministre des affaires algériennes, Louis Joxe, commencera son discours à l'hôtel du parc, par ces quelques mots : "à 17h30 nous avons, la délégation du Front de
Libération Nationale et nous, conclu un accord de cessez-le-feu". De son côté c'est le chef de la délégation algérienne, Krim Belkacem, qui l'annonce. Ces accords prendront effet le lendemain :
19 mars 1962.
Le document qui constitue les accords d'Evian comporte 93 pages et proclame en premier lieu l'indépendance de
l'Algérie et la souveraineté du futur état sur l'Algérie et le Sahara. Le 8 avril un référendum organisé en métropole a approuvé à 90,6% ce document Parce que d'un côté comme de l'autre, la
volonté était surtout de faire la paix et de sortir de ce bourbier. Ces accords définissent l'organisation des pouvoirs pendant la période transitoire. Ces pouvoirs seront confiés alors à un
haut-commissaire de France responsable du maintien de l'ordre en dernier ressort et à un exécutilf provisoire, composé majoritairement d'algériens. Ils sont aussi chargés d'assurer la gestion
des affaires propres à l'Algérie. Ces accords proclament aussi le rétablissement et le libre exercice" des libertés individuelles et publiques, la libération des internés et prisonniers des 2
camps. Ils annoncent une mesure totale d'amnistie pour les faits antérieurs au 19 mars.
Les dispositions garantissent aux français d'Algérie le respect de leur droit civil, de leur religion, de
leur langue et de leurs biens, leur accordant aussi la plénitude des droits civiques algériens pendant 3 ans. A l'issue de cette période de 3 ans ces français pourront adopter la nationalité
algérienne ou bénéficier du statut de ressortissants français en Algérie.
La France s'engage à poursuivre pendant 3 ans renouvelables la réalisation des programmes économiques et
sociaux prévus par le plan de Constantine. La situation des compagnies françaises exploitant ls hydrocarbures du Sahara est confirmée dans les termes mêmes du code pétrolier de 1958 et la
France continuera à régler ses achats de pétrole et de gaz en francs français. La France obtient aussi l'utilisation de la base de Mers-el-Kébir pour 15 ans et celle des sites et installations
militaires nécessaires pour ses programmes spatiaux et atomiques pour 5 ans.
Juste quelques photos d'un cimetière chrétien en Algérie :
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Mardi 14 septembre 2010
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Le 28 septembre 1958 presque 80% des électeurs approuvent par référendum la constitution de la
Vème république. De Gaulle hérite d'une France qui n'est plus celle qu'il a laissée en 1946. C'est une France transformée par la croissance économique des années 50.
Dès 1949 le PNB est revenu à son niveau de 1929 et a augmenté, en francs constants, de 43% entre 1950 et
1959. Les gains de productivité sont de 6,8% en moyenne entre 1949 et 1962. La campagne s'est mécanisée. La consommation d'engrais chimiques a doublé entre 1950 et 1959. La production globale
de l'agriculture est passée de l'indice 100 en 1948/49 à l'indice 165 en 1957/58. Elle est devenue un secteur performant.
Grâce à un effort d'investissement, l'industrie s'est développée au rythme annuel moyen de 6%, ce qui n'avait
jamais été atteint par le passé. Elle s'est aussi restructurée et modernisée. L'industrie chimique a multiplié sa production par 2,4 entre 1952 et 1959. La construction électrique par 2,7. En
1929 la France produisait 254.000 véhicules. En 1958 elle en produit 1,127 million dont plus de la moitié est exportée.
Le renouveau de l'industrie aéronautique est symbolisée par le premier vol de la Caravelle en mai 1955. Cette
même année la motrice BB9004 bat le record mondial de vitesse sur voie ferrée à 331km/heure. Depuis 1953 la construction connaît un rythme soutenu. En cette année 1958 337.000 logements neufs
ont été mis en chantier.
C'est sous la IVème république que la France est entrée dans l'ère atomique et dans la
construction de l'Europe.
Le pouvoir d'achat du salaire horaire moyen a progressé de 40% et la consommation, en francs constants, de
plus de 43% depuis 1950. En 1951 10.000 foyers étaient équipés d'un téléviseur. En cette année 1958 un million. Un foyer sur 4 possède un réfrégirateur ou un lave-linge et un sur 3 d'une
automobile.
Photographe : Claude Tenot
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Vendredi 20 août 2010
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Après la mort de Louis XIV le gouvernement déménage à Paris sous la présidence du duc d'Orléans alors régent pendant la minorité de
Louis XV qui n'a que 5 ans. A cette époque les grands de la Cour
avaient pour la plupart leur demeure à Paris. On les retrouve dans le quartier du Louvre, dans celui du faubourg st Honoré et du faubourg St Germain. Peu restent dans le Marais. C'est quand
même dans le Marais que s'éleva le plus bel hôtel du 18ème qui soit resté : l'hôtel de Rohan-Soubise. Au Palais Royal le duc d'Orléans mène une vie joyeuse.
Les charlatans envahissent Paris. Dans l'étroite rue Quincampoix, en 1719,
s'installe Jean Law, protégé du régent. Il est directeur de la banque où l'on fait soi-disant fortune en échangeant de l'or contre des billets. Il paraît qu'on peut gagner 40 fois le capital de
base et la foule s'amasse. Un bossu prête sa bosse pour les signatures. Auparavant ses bureaux étaient rue Vivienne. Puis la banque se déplace place Vendôme jusqu'en 1720 où elle fait faillite.
Il est dommage que le percement de la rue Rambuteau ait fait disparaître la maison de la rue Quincampoix où se tenait la banque.
Au Pont Neuf, Jean Thomas, ancien garçon chirurgien de l'Hôtel Dieu, s'installe
vers 1715 en plein air pour vendre son baume solaire, 6 sous la fiole. Il paraît qu'il guérit de manière radicale les maladies secrètes sans garder le lit ni la chambre et sans passer par la
friction ni la salivation. Il est sur un char en habit rouge avec un tricorne à plumes de paon. Face à la statue d'Henri IV, il arbore un gigantesque sabre sur le côté et un collier de dents. 2 musiciens l'accompagnent. Au-dessus de son attirail
flotte une grande oriflamme rouge ornée d'une molaire surmontée d'une couronne royale. Il sera célèbre dans Paris pendant 20 ans. Patron du Pont Neuf il protégeait ses habitués : ma tante
Urlurette, la Mie Margot, Charlot, le chanteur faux-manchot et les associés de Cartouche (Picodo, L'Enfant de beurre, le Razé, Terre ferme, Poisson qui bloque, Barbillon, le Peigne,
etc...).
En 1720 le duc d'Antin, surintendant des bâtiments, fait paver un sentier dit
l'Hôtel Dieu. Il s'ouvre perpendiculairement au boulevard. On appelle cette nouvelle voie la Chaussée d'Antin.
Comme je suis déjà allée visiter l'Hôtel Soubise je vous mets quelques photos
perso, pas terribles parce que prises avec mon vieux portable. Il n'est pas interdit de les prendre, mais dans ce cas mettez tout de même un lien, merci. Je n'ai pas envie de les
signer.
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Samedi 17 juillet 2010
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On ne connaît pas l'histoire de Lutèce avant l'arrivée de César. On sait seulement que l'île était d'une
grande importance stratégique un siècle avant JC. Lutèce était alors le centre d'un bassin de 200 kilomètres environ, sans roches ni cascades. Le Bassin parisien était alors défendu par ses
épaisses forêts concentriques. Des pêcheurs et des bateliers étaient fixés dans l'île.
En 53 avant JC, César a établi son quartier général pour quelques temps dans Lutèce habitée par les
parisiens. L'île de la Cité était facile à défendre. A l'époque la Seine y était 2 fois plus large. Au XVIème siècle on y a réuni un archipel qui forme aujourd'hui la pointe en aval.
A l'époque l'île était traversée par la route qui venait d'Orléans et qui allait jusque dans les Flandres.
Les romains transformèrent rapidement ce village de pêcheurs en petite ville commerçante avec son marché, ses
temples et ses larges ponts.
Les habitants de Lutèce demeurèrent longtemps fidèles à la langue celtique et aux divinités gauloises. Le
christianisme n'y pénétra qu'assez tard.
La population résidait seulement dans l'île basse et vivait presque exclusivement du fleuve.
Plus tard on alla chercher Melun par une nouvelle route qui suit à peu près le tracé de la rue St Antoine
tandis qu'on atteint Pontoise et Rouen par la rue St Martin qui franchit le col de la Chapelle entre Montmartre et Ménilmontant. Quant à Orléans on la rejoint par la rue St
Jacques.
Le rouge, couleur des martyrs, devint celle de l'étendard de St Denis que les rois de France, en cas de péril
du royaume, allaient prendre au sein de l'édifice consacré au 1er évêque de Paris. La ville teignit son blason où l'on voit la nef d'argent, emblème des nautes et des mariniers à la
base de sa prospérité. Sous Charles V, chef de France, d'azur semé de fleurs de lys d'or, vint
sommer les armes de la cité dont les couleurs restèrent. Gueule et azur, rouge et bleu. Louis XVI y
intercala le blanc royal pour former notre drapeau tricolore.
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Lundi 12 avril 2010
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L'ordonnance du 24 avril 1944 parue au JO le 30 août donne aux commissaires régionnaux délégation pour augmenter les salaires. Le 28
août 1944, à peine Paris libéré, le conseil des ministres du gouvernement provisoire de la république française décide une hausse des salaires ainsi qu'une revalorisation des allocations
familiales. Les salaires se voient ainsi augmenter de 30 à 51% pour Paris et de 45 à 51% pour la province. Les allocations familiales, elles, se trouvent revalorisées de 50% en moyenne.
Ce choix en faveur de l'accroissement du pouvoir d'achat représente un désaveu pour les partisans de la rigueur où Pierre Mendés
France se trouve au 1er rang. En février 1944, il est commissaire aux finances du gouvernement d'Alger et milite alors pour une politique de rigueur, en prévision de l'après-guerre.
Cette politique de rigueur tend à raréfier dans toute la mesure du possible, les moyens de paiement utilisables sur le marché afin de rétablir un équilibre relatif entre leur volume global et
les quantités de marchandises susceptibles d'être mises en vente.
Mais le Général de Gaulle, chef du gouvernement provisoire, ainsi que tous les ministres, entend que les sacrifices imposés aux
français pendant les dernières années justifient que l'on relâche la pression. Le Général de Gaulle s'explique ainsi : "sortant d'un immense tumulte, ce qui s'impose d'abord, c'est de
remettre la France au travail. Mais la première condition est que les travailleurs puissent vivre."
Pour contrer le risque d'un développement très fort de l'inflation nourrie par la surabondance de liquidités, on prépare le lancement
d'un grand emprunt national.
Le Général de Gaulle à la libération de Paris
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