Lundi 23 octobre 2006
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D'ordinaire, les jeux s'ouvraient par la
lutte d'un mirmillon et d'un rétiaire. Le vaincu était à la merci du peuple. La grâce pouvait lui
être accordée s'il s'était battu avec courage et adresse. Dans ce cas, le peuple levait la main, pouce plié sous les doigts. Les arrêts de mort étaient accompagnés de grands cris de joie, tant
par les hommes que par les femmes. Venaient ensuite 2 gladiateurs avec épée, bouclier et casqués. Les plus célèbres et les moins infâmes. Si l'un deux, par malheur, montre peu d'ardeur,
il est frappé de verges et de lanières, quand on ne se sert pas du feu pour l'exciter au combat. Malheur aussi à celui qui frappait son adversaire à la tête : il ne faut pas tuer un gladiateur
du premier coup sous peine d'être disgracié. Les laquéateurs armés d'un lacet cherchaient à s'étrangler et n'avaient pour défense qu'un bouclier de cuir.
Le plus grotesque était vraisemblablement le "combat" des andabates, tête et figure entièrement enveloppées dans un casque. Aveugles,
ils frappaient l'air ou l'arène avant de s'infliger de cruelles blessures. Les combats terminés, un héraut annonçait la suspension des jeux mais les romains étaient tellement friands de ces
cruautés que bien souvent ils se privaient de manger ou apportaient leur dîner dans le cirque. L'empereur Auguste passait des journées entières au cirque avec sa femme et ses enfants. Domitien fit souvent distribuer des vivres au peuple au lieu de les envoyer dîner pour ne pas interrompre les
jeux.
Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner
Domitien
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Publié dans : La Rome antique
Mardi 17 octobre 2006
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Sous les gradins de l'amphithéâtre, il y avait une espèce de caverne appelée spoliaire. C'est là qu'on jetait les corps des
gladiateurs tués ou blessés. Des esclaves armés de crocs les tiraient de l'arène et les entassaient
dans cette caverne où 2 hommes les attendaient. L'un appelé Mercure, touchait les corps avec un fer rouge et livrait aux médecins ceux qui n'avaient pas de blessures mortelles. L'autre, nommé
Pluton, assommait avec un maillet ceux que l'on en pouvait pas guérir.
Cicéron regarde les jeux comme une
excellente école pour apprendre à mépriser la douleur et la mort, partant du principe que l'on y fait paraître que des criminels.
Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner
Mosaïque de l'amphithéâtre Villa Barberini à Rome
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Vendredi 13 octobre 2006
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La tunique était portée immédiatement sur le corps, tant par les hommes que par les femmes. Moins longue et plus étroite que la
toge, elle était retenue par une ceinture parce qu'on la gardait pour travailler. D'abord sans manches, on y ajouta plus tard de petites manches qui
ne descendaient pas jusqu'au coude. Les hommes qui portaient des manches longues se faisaient accuser de mollesse. Celui qui avait une tunique tombant jusque sur les pieds passait pour un ami
du luxe, pour un efféminé. La toge fut d'abord portée sans tunique. Puis on mit la toge sur la tunique; on ne la mettait seule que pour travailler. Par la suite, on porta même plusieurs
tuniques en même temps.
La tunique était blanche et faite en laine. Dans les derniers temps, les riches en eurent en toile de lin. Les sénateurs portaient le
lati-clave, tunique bordée d'une large bande de pourpre de la poitrine jusqu'en bas. Le triomphateur portait sous sa tode une tunique de pourpre, brodée de palmes d'or. Cette tunique était
aussi accordée à celui qui conduisait la procession par laquelle on inaugurait les jeux du cirque.
Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner
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Vendredi 29 septembre 2006
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Courses de chars sur un parcours de 1200m (pour le cirque de Caligula à Rome) qu'il faut faire 7 fois. Les employés du
cirque se ruent sur les essieux pour jeter de l'eau afin de les refroidir car les chars roulent si vite que le frottement de la jante de fer sur les roues en bois risque de les enflammer. Caïus
à 19 ans avait déjà 120 victoires à son actif, amoncelant une fortune rondelette. Il fut l'idole des foules de Rome.
Sur le Champ de Mars, inondé par l'eau du Tibre pour le spectacle grandiose qu'est la naumachie, s'affrontent dans l'eau
environ 2000 combattants : esclaves désobéissants, criminels ou prisonniers de guerre. Ces combats
sont rares.
Les jeux préférés des romains restent les gladiateurs : rétiaires vêtus de leur tunique blanche armés d'un
trident, d'un poignard et d'un filet; thraces, armés d'un glaive et casqués; mirmillons tenant un bouclier rond et une épée recourbée; samnites, grand bouclier rectangulaire au poing. La mort,
c'est le plus souvent ce qui attend le vaincu. Le vainqueur obtient une gloire remise en question dès
le prochain combat. Les gladiateurs sont recrutés parmi les pauvres ou sur les marchés d'esclaves. Parfois des hommes libres se proposaient parce qu'ils étaient ruinés. On a même vu des femmes
descendre dans l'arène.
Près de 200 jours par an, les fêtes occupaient les romains oisifs et cruels. Les jeux étaient très onéreux. Il y avait
les jeux périodiques et les jeux votifs. Ces derniers étaient donnés pour une circonstance comme le début d'une guerre, le siège d'une ville, la dédicace d'un temple, etc..... Pendant la durée
des jeux, on ne pouvait rendre justice sauf pour les crimes de majesté. La saison des jeux commençait à l'équinoxe du printemps et finissait avant l'hiver.
Ce que l'on appelait les jeux du cirque étaient les grands jeux ou jeux romains, donnés en l'honneur de Jupiter ou d'autres grands dieux.
Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner
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Mercredi 13 septembre 2006
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Dans la Rome antique, pour 2 as environ, on pouvait se rassasier dans des tavernes pour petites gens. Les aliments sont toujours prêts et en perpétuelle cuisson. Une sorte de table en
maçonnerie où sont scellés 4 grands vases de terre cuite qui servent à conserver la nourriture, occupe presque toute la devanture. Ces humbles établissements où règnait une chaleur étouffante
était le lieu de réunion des esclaves. C'était d'une extrême malpropreté. En l'absence de leurs maîtres, les esclaves venaient s'y divertir. Assis sur des bancs, ils boivent du vin, mangent des
gâteaux de farine et de fromage, jouent aux dés et racontent ce qui se passe à la maison sans omettre
de dire du mal de leurs maîtres. Une servante ou maîtresse du lieu, en général syrienne, amuse la clientèle. Elle danse et joue des castagnettes, les bras et les jambes restant presque
immobiles : c'est le corps qui bouge. Souvent tout le monde chante au son d'une flûte.
Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner
Caligula
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