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Psychiatrie

Jeudi 3 février 2011 4 03 /02 /Fév /2011 16:47

Le sommeil de l'enfant n'est pas le même que le sommeil de l'adulte. A la naissance le sommeil paradoxal occupe environ 50% du temps de sommeil et très progressivement on arrive à 20% à l'âge adulte. Le sommeil paradoxal correspond à l'activité du rêve.

Grâce aux recherches électroencéphalographiques et à l'observation comportementale des bébés au cours du sommeil, on sait que les préformes du rêve apparaissent dès la première année. La nature de ces rêves est très variée : rêve réalisation de désir, rêve reviviscence d'évènements agréables ou pas, rêve de punition, cauchemar, rêve d'angoisse, etc... Selon le degré de maturation de l'enfant.

Les études portent en majorité sur les enfants entre 6 et 12 ans et montrent que les rêves de fin de nuit sont souvent plus agréables et plus riches. Les rêves d'angoisse sont particulièrement fréquents mais il est possible que les rêves autres soient refoulés et donc oubliés au réveil, ce qui laisserait supposer cette fréquence apparente.

Chez l'enfant la capacité de régression et la nature de la relation avec la mère font évoluer le sommeil et le rêve, qui, avec la maturation psycho-affective, pourront traduire la fusion à la mère (bonne ou mauvaise), l'anéantissement, la disparition ou la mort, la séparation, la perte ou l'abandon, le renoncement à l'autonomie ou à la maîtrise ou la menace de l'émergence pulsionnelle et du conflit oedipien. Pour s'endormir l'enfant doit pouvoir se reposer, s'étayer sur une bonne image fusionnelle mère-enfant protectrice, accepter cette régression et l'investir d'une charge libidinale non menaçante.

L'endormissement correspond à un moment où s'affrontent des besoins et/ou des désirs contradictoires.

Les troubles qui surviennent pendant le sommeil présentent toujours un lien particulier avec le sommeil paradoxal en s'y substituant, en l'entravant ou en le modifiant. L'insomnie précoce reflète toujours un malaise relationnel entre le nourrisson et son environnement.

L'insomnie commune est souvent dûe aux conditions inopportunes ou maladroites comme la rigidité excessive des horaires ou l'excès de ration alimentaire, ou encore de mauvaises conditions acoustiques. Mais elle peut aussi être signe de difficultés précoces d'adéquation entre le bébé et sa mère.

Chez le bébé on note l'insomnie agitée où le bébé hurle sans arrêt, s'agite, ne s'apaise que par moments courts (effondrement) puis reprend ensuite ses cris. Cette conduite peut aller jusqu'à l'auto-agression. On note aussi l'insomnie calme où le bébé reste tranquille dans son lit les yeux grands ouverts le jour comme la nuit, silencieux. Ces insomnies sévères sont rares et semblent traduire un échec dans les capacités de régression précoce du nourrisson. Certains pensent que l'insomnie précoce traduit l'échec de la mère dans son rôle de protectrice du sommeil de son enfant. Les mères dont l'enfant présente de graves troubles du sommeil sont fréquemment dépressives, présentent de profondes angoisses ou des névroses structurées.

La terreur nocturne de l'enfant

 

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Voir les 2 commentaires - Communauté : Médecine - Publié dans : Psychiatrie
Vendredi 21 janvier 2011 5 21 /01 /Jan /2011 19:59

On observe la fixation lorsque le lien entre la pulsion et l'objet est particulièrement étroit. S'opposant à sa libération, elle met fin à la mobilité de la pulsion. Elle s'oppose au changement d'objet et est susceptible de faire obstacle aux changements nécessaires qui sont liés au développement. La fixation survient lorsqu'une situation affective a tellement marqué un stade évolutif que le passage suivant est par le fait devenu difficile, voire inhibé.

Le point de fixation s'observe quand des satisfactions excessives ont été éprouvées à un stade donné : excès de gratification libidinale ou contre-investissement défensif intense devenant source secondaire de satisfaction. Ou encore lorsque les obstacles rencontrés dans l'accession au stade suivant provoquent une frustration ou un tel déplaisir que le retour défensif au stade précédent semble plus immédiatement satisfaisant.

Bien souvent les personnes fortement agressives ou celles qui adoptent une saleté repoussante, ou au contraire une extrême propreté, sont victimes d'une fixation au stade anal.

Une fixation au stade oral risque de causer des dépendances importantes à l'âge adulte. Une fixation au stade phallique donnera généralement quelqu'un qui veut toujours être le premier partout.

 

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Voir les 3 commentaires - Communauté : Médecine - Publié dans : Psychiatrie
Jeudi 13 janvier 2011 4 13 /01 /Jan /2011 23:39

Le stade du personnalisme se situe entre 2 ans 1/2 et 4 ou 5 ans. C'est la période où l'enfant arrive à se dégager lui-même des situations où il est impliqué. Il arrive à une conscience de soi. Il arrive à reconnaître sa personnalité. Ce qui implique que l'enfant à ce moment là est capable d'avoir une image de soi, une représentation de soi dont la traduction clinique est le négativisme et la phase d'opposition vers 2 ans 1/2 - 3 ans. C'est aussi la période que l'on appelle "le moment du non". C'est aussi la période qui marque le retour de l'influence prépondérante de l'affectif dans le développement de l'enfant.

Ensuite l'enfant va chercher à s'affirmer aux yeux des autres, à obtenir une reconnaisance avec l'opposition, avec des pitreries et des bêtises. Dans le jeu, l'enfant va pouvoir alors aborder un rôle actif et un rôle passif. Il se trouve opposé de façon dialectique à la conscience de l'autre et développe une excessive sensibilité à autrui. C'est la raison de la réaction de prestance, la gêne et la honte. Suite à cette période d'opposition et grâce aux progrès de la maîtrise motrice, l'enfant peut se faire admirer et aimer, puis séduire son entourage. C'est la phase de grâces.

C'est l'opposition, bien souvent systèmatique, qui permet à l'enfant de s'individualiser de sa famille. Il se pose en s'opposant. Le stade du personnalisme finit généralement avec l'imitation de l'autre vers 5 ans.

 

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Mardi 21 décembre 2010 2 21 /12 /Déc /2010 21:17

Le stade que l'on dit émotionnel se situe aux environs du 6ème mois. C'est une période de symbiose affective. C'est à ce moment qu'il y a prévalence des signaux orientés vers le monde humain à partir des signaux réflexes comme les pleurs ou les sourires, déjà présents au stade impulsif pur (celui du nouveau-né).

A partir de 6 mois le bébé a des besoins physiologiques comme la nourriture, et des besoins affectifs et émotionnels. Il a besoin de caresses, de baisers, de câlins, de bercements, de rires etc... Tous ces besoins sont traduits par des mimiques et des attitudes nouvelles qui sont des moyens d'échange avec autrui. Le bébé réclame des apports affectifs et les partage avec son entourage adulte.

A ce stade l'enfant réagit devant l'image que lui reflète le miroir. H. Wallon dit qu'il croit être l'image qu'il voit et que c'est la raison pour laquelle il lui rit, lui tend les bras, l'appelle de son prénom. Il n'y a pas encore pour lui de représentation étant donné que l'objet doit d'abord devenir extérieur pour être représenté. Entre l'expérience immédiate et la représentation des choses il faut nécessairement qu'intervienne une dissociation.

Le stade émotionnel est le moment de la transformation progressive des décharges motrices impulsives en moyens d'expression sous l'influence de l'entourage humain.

 

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Samedi 11 décembre 2010 6 11 /12 /Déc /2010 23:22

La période des opérations concrètes suit la période préopératoire. C'est celle qui prélude à l'enrichissement des échanges sociaux. Elle est marquée par la nécessité du support concret, l'enfant ne peut pas encore raisonner à partir d'énoncés verbaux uniquement.

Elle marque un grand progrès dans la socialisation et l'objectivation de la pensée. L'enfant prend conscience de sa propre pensée et de celles autres. A ce stade le temps devient objectif. En fin de période l'enfant accède à la notion de vitesse.

Cette période voit l'enfant devenir capable de décentration. Il n'est plus limité à son seul point de vue. Il peut coordonner plusieurs points de vue et en tirer des conséquences. Il peut libérer des aspects successifs de ses perceptions pour distinguer à travers le changement ce qui est invariant. L'enfant peut saisir les transformations et les invariants à partir des manipulations concrètes. Il accède à la notion de réversibilité, mettant en place les premiers groupements opératoires, c'est-à-dire la sériation et la classification. Sa pensée procède par tâtonnements, par aller-retour (opération inverse et réciprocité). Les notions de conservation des substances (poids, volumes), de conservations spatiales et les conservations numériques se mettent en place.

Pendant la période préopératoire l'enfant devient capable d'utiliser une méthode systématique pour la sériation. Il apprend aussi à considérer un objet par rapport à son environnement, il coordonne les différents points de vue dans un plan spatial. C'est dans cet espace qu'il acquière la notion de la droite.

C'est la période où l'enfant accepte le point de vue des autres et leurs sentiments. Devient alors possible une collaboration et coopération de groupe entre plusieurs enfants.

 

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