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Histoire de France

Lundi 12 avril 2010 1 12 /04 /Avr /2010 18:57

L'ordonnance du 24 avril 1944 parue au JO le 30 août donne aux commissaires régionnaux délégation pour augmenter les salaires. Le 28 août 1944, à peine Paris libéré, le conseil des ministres du gouvernement provisoire de la république française décide une hausse des salaires ainsi qu'une revalorisation des allocations familiales. Les salaires se voient ainsi augmenter de 30 à 51% pour Paris et de 45 à 51% pour la province. Les allocations familiales, elles, se trouvent revalorisées de 50% en moyenne.

Ce choix en faveur de l'accroissement du pouvoir d'achat représente un désaveu pour les partisans de la rigueur où Pierre Mendés France se trouve au 1er rang. En février 1944, il est commissaire aux finances du gouvernement d'Alger et milite alors pour une politique de rigueur, en prévision de l'après-guerre. Cette politique de rigueur tend à raréfier dans toute la mesure du possible, les moyens de paiement utilisables sur le marché afin de rétablir un équilibre relatif entre leur volume global et les quantités de marchandises susceptibles d'être mises en vente.

Mais le Général de Gaulle, chef du gouvernement provisoire, ainsi que tous les ministres, entend que les sacrifices imposés aux français pendant les dernières années justifient que l'on relâche la pression. Le Général de Gaulle s'explique ainsi : "sortant d'un immense tumulte, ce qui s'impose d'abord, c'est de remettre la France au travail. Mais la première condition est que les travailleurs puissent vivre."

Pour contrer le risque d'un développement très fort de l'inflation nourrie par la surabondance de liquidités, on prépare le lancement d'un grand emprunt national.

Le Général de Gaulle à la libération de Paris

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Dimanche 4 avril 2010 7 04 /04 /Avr /2010 19:09

Tristes lettres! C'est le 16 février 1943 qu'est promulguée la loi sur le service du travail obligatoire, le STO. Elle fait suite aux egixences de Sauckel, la relève des prisonniers n'ayant pas donné le résultat escompté. Le gouvernement de Vichy n'a pas le choix. Aux termes de cette loi, mis à part les mineurs, des cheminots, des pompiers et des policiers, tous les hommes nés entre le 1er janvier 1920 et le 31 décembre 1922, sont tenus d'aller travailler en Allemagne pour 2 ans. Le commissaire général du Reich pour l'emploi de la main d'oeuvre exige 250.000 travailleurs français dont 150.000 spécialistes pour le premier semestre. Bien sûr, cette fois il n'y a pas de relève. Entre février et avril le STO remplit son programme : 250.000 ouvriers dont 157.000 spécialistes partent pour l'Allemagne.

Puis cette loi sur le STO alimente rapidement les maquis de la résistance grâce aux réfractaires, d'où des pénuries dans plusieurs secteurs stratégiques. Dans le Gard l'organisation Todt va jusqu'à organiser des filières d'évasion à partire des mines d'Alès pour alimenter ses propres chantiers. Le STO se heurte aussi à de nombreux chefs d'entreprise, même chez ceux qui sont favorables au gouvernement de Vichy, parce que la réquisition de leurs travailleurs les met en difficulté.
Un peu plus tard les accords de Speer-Bichelonne (les ministres français et allemand de l'économie) sont signés en partie pour pallier à l'échec de cette loi.

 

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Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /Mars /2010 18:59

En septembre 1940 le rationnement est instauré pour faire face à la pénurie croissante de produits alimentaires. Pour un adulte la ration de pain est ainsi fixée à 350g par jour. 500g de sucre et 300g de café par mois, 360g de viande et 140g de fromage par semaine. Sont aussi rationnés les pâtes, le riz et le savon.
En 1941 la ration fut fixée à 275g de pain par jour tandis que la viande passait à 350g par semaine et le sucre à 75g par semaine.
Ces pénuries ont provoqué l'essor du marché noir où tout se trouvait à des prix bien supérieurs à ceux du marché officiel. En 1942 la viande, le lait et les oeufs se vendent au marché noir entre 2 et 5 fois leur prix officiel, les pommes de tere 4 à 5 fois et le beurre 6 à 8 fois. La loi du 15 mars 1942 codifiant la répression pour transactions illicites, en exclut les infractions qui ont été uniquement commises en vue de la satisfaction directe des besoins personnels ou familiaux.
Les campagnes sont beaucoup moins touchées puisqu'elles cultivent la terre, voire leur jardin, et élèvent des animaux.
Après le débarquement américain en Afrique du Nord, l'interruption des circuits commerciaux entre la France et le continent africain, l'alourdissement des prélèvements allemands suite à l'invasion de la zone sud, aggravent la situation. Dans les Basses Pyrénées le prix du beurre au marché noir passe de 250 à 350frs le kilo. Tous les milieux sont touchés par le système D et on assiste à des spéculations des plus effrénées.

Distribution de tickets de rationnement dans une mairie

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Voir les 5 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : Histoire de France
Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 19:01

 

Eté 1940 : en prévision d'une guerre totale, l'occupant allemand avait cherché à attirer des spécialistes français dans leurs usines outre-Rhin en promettant des salaires élevés. Ces départs de français sont volontaires et se révèlent très insuffisants par rapport aux besoins de l'Allemagne. Entre juin 1940 et le début de l'année 1942, 180.000 travailleurs ont passé la frontière.
Le 19 mars 1942, Fritz Sauckel est nommé au poste de commissaire général du Reich pour l'emploi de la main d'oeuvre et bénéficie de pouvoirs indépendants de ceux du ministère de l'armement et de la production de guerre. Il est chargé de faire venir de gré ou de force le plus grand nombre possible de travailleurs. Au printemps 1942, Sauckel exige donc de la France occupée 500.000 travailleurs dont 150.000 ouvriers qualifiés. Pierre Laval obtient qu'en échange des ouvriers transférés, des prisonniers soient placés en congé de captivité. Cet échange est accordé sur la base d'un prisonnier français contre 3 travailleurs. Cette relève est lancée le 22 juin, mais malgré la propagande, elle n'obtient pas le résultat escompté. Seulement 17.000 spécialistes sont envoyés en Allemagne.
Le 4 septembre, sous la pression de l'occupant, le gouvernement de Vichy se voit alors contraint de promulguer une loi sur l'utilisation et l'orientation de la main d'oeuvre. Cette loi permet de mobiliser les hommes de 18 à 50 ans et les femmes célibataires de 21 à 35 ans, pour tous les travaux que le gouvernement jugera utiles dans l'intéret supérieur de la Nation. Cette mesure est efficace : en décembre 240.000 travailleurs supplémentaires sont partis vers l'Allemagne dont 135.000 spécialistes.

 

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Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /Mars /2010 19:54

Comme chacun sait, le français c'était le françois. Voici donc quelques mots et tournures de ce vieux françois.

S'acagnarder : paresser
S'accoiser : se taire
Appéter : désirer
Appétit : dédir ou besoin de
Assouager : calmer
Bachelette, mignote, mignotte : jeune fille
Bagues : bagages
Barguigner : trafiquer, marchander
Barguin ou bargouin : marché
Bas de poil : couard
Batellerie : imposture
Bénignité : bonté
Biscotter : peloter
Bordeau : bordel
Bougre : homosexuel
Brassée : accolade
Faire une braverie : provoquer, défier
Caquetade : bavardage
Casse-gueule : amuse-gueule
Catarrhe : rhume
Céans : ici
Chacun en sa chacunière : chacun dans sa maison
Charnure : viande mais aussi les contours d'un corps de femme
Charnier : pièce de la maison où l'on gardait la viande salée, mais aussi viande
Chattemite : hypocrite
A la chaude : dans le feu de l'action
Chiche-face, pleure-pain : avare
Chicheté, gripperie : avarice
C'est chié chanté : c'est bien dit ou c'est réussi
Clabauderie : bavardage
Clicailles : argent
Col : cou
Colloquer en mariage : donner en mariage
Colombin : blanc, pur, innocent
Combien que : bien que
Compain : camarade
Constant : vrai
Coquardeau : sot, vaniteux
Coqueliquer, paillarder : faire l'amour
Cuider : croire
Déconnu : inconnu
Délayer : retarder
Dépêcher : tuer
Se déporter : se comporter
Driller : briller
Emeuvement : émoi
Etoffé, pécunieux : riche
Evicter : faire sortir
Fallace : tromperie
Fiance : confiance
Folieuse, goupe : prostituée
Forcement : viol
Garce : fille
Gargamel (féminin et masculin) : gorge
Geler le bec : clouer le bec
Harenguier : marchand de poisson
Hucher : hurler
Intempérie : maladie
Loche : branlant
Marmiteux : triste
Mazelier : boucher (le nom)
Mie : pas du tout
Mignonner : caresser
Milliasse : millier
Miserere : appendicite
Mitouard : hypocrite
Muguet : galant, jeune homme à la mode
Navrer : blesser
Osculation : baiser
Oublieux : marchand de gaufres
Pastourelle : bergère
Pâtiment : souffrance
Picorée : butin
A pile et croix : à pile ou face
La pique du jour : l'aube
Prédicament : situation
Prendre sans vert : prendre au dépourvu
Prou : beaucoup
Quand et quand : souvent
Quinaud : penaud
Se ramentevoir : se souvenir
Rassotté : sôt, gâteux
Dire sa ratelée : donner son opinion ou raconter une histoire
Rebelute : à contrecoeur
Saillie : plaisanterie
Saillir : sortir
Sarre! : fermez!
Serrer : garder prisonnier
Sueux : suant
A tas : en grande quantité
Testonner : peigner
Tortognoner : hésiter
Toussir : tousser
Tout à trac : tout à fait
Tout de gob : tout de go
Truchement : interprète
Usance : usage
Vanterie : vantardise
Vaunéant : vaurien

A noter qu'autrefois amour était féminin. Nous avons juste gardé le féminin lorsque le mot est au pluriel. Diagnostique était aussi un mot féminin ainsi que Paris.
On ne disait pas "puis-je?", on disait "peux-je?"

N'oubliez pas vos racines, n'oubliez pas votre culture!

 

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