Mercredi 13 septembre 2006
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Dans la Rome antique, pour 2 as environ, on pouvait se rassasier dans des tavernes pour petites gens. Les aliments sont toujours prêts et en perpétuelle cuisson. Une sorte de table en
maçonnerie où sont scellés 4 grands vases de terre cuite qui servent à conserver la nourriture, occupe presque toute la devanture. Ces humbles établissements où règnait une chaleur étouffante
était le lieu de réunion des esclaves. C'était d'une extrême malpropreté. En l'absence de leurs maîtres, les esclaves venaient s'y divertir. Assis sur des bancs, ils boivent du vin, mangent des
gâteaux de farine et de fromage, jouent aux dés et racontent ce qui se passe à la maison sans omettre
de dire du mal de leurs maîtres. Une servante ou maîtresse du lieu, en général syrienne, amuse la clientèle. Elle danse et joue des castagnettes, les bras et les jambes restant presque
immobiles : c'est le corps qui bouge. Souvent tout le monde chante au son d'une flûte.
Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner
Caligula
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Publié dans : La Rome antique
Vendredi 8 septembre 2006
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Pour les repas, les romains ne gardaient pas la tenue ordinaire. Chacun prenait une toge légère appelée synthésis ou coenatoria. C'est le maître de maison qui la fournissait ou les
convives se la faisaient apporter par un esclave. C'était un vêtement uniquement destiné aux festins et aux saturnales. On se séparait même des tenues de deuil pour le repas. La toge n'était gardée qu'à la table des empereurs qui eux portaient un vêtement plus
lèger.
On changeait ses souliers (calcei) contre des sandales appelées soleoe. Par la suite on ne garda plus de chaussures du tout pour ne
pas salir les couvertures des lits. De jeunes esclaves aidaient alors à retirer ses chaussures et
versait de l'eau à la neige sur les mains et les pieds. On parfumait parfois la plante des pieds, selon Pline.
Les cheveux étaient parfumés avec des essences fournies par le maître de maison s'il était riche. Sinon ce sont les convives qui apportaient les parfums. Ensuite on distribuait des couronnes de fleurs ou de feuillages que l'on posait sur sa tête ou autour du cou. On les gardait jusqu'à la fin du repas. Les
romains croyaient que ces couronnes les préservaient de l'ivresse. Elles étaient composées de lierre, d'ache, de lis, de roses, de violettes ou de feuilles de roses. L'hiver elles étaient
faites avec l'amarante d'Egypte, fleur séchée qui reprend sa fraîcheur lorsqu'on la met dans l'eau.
Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner
Danse des nymphes, bas relief
1er siècle après JC
Musée d'art de Santa Barbara
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Publié dans : La Rome antique
Jeudi 31 août 2006
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Les romains avaient pris des etrusques l'usage barbare d'immoler sur le tombeau des guerriers morts, des prisonniers de guerre ou des
esclaves. Cet usage fut maintenu à Rome jusqu'à la première guerre punique. Cependant, en l'an 264 avant J.C., aux funérailles de Junius Brutus, ses fils révoltés de la cruauté de ces
sacrifices humains, mais craignant de manquer aux mânes de leur père, imaginèrent de faire combattre des couples (2 hommes) autour du bûcher de Junius. Ce fut l'origine du combat de
gladiateurs.
Ces combats eurent lieu tout d'abord exclusivement pour les cérémonies funèbres. Ensuite, pour gagner la faveur du peuple fervent de ce genre de spectacle, les magistrats donnèrent à leurs frais des combats de gladiateurs. Ils se
multiplièrent tellement que l'empereur Auguste, et ensuite Tibère, furent obligés de mettre en place des lois sévères pour la durée des jeux et le nombre des combattants. Ces combats étant, en plus, devenus un moyen de corruption, ils furent interdits
aux candidats pendant les 2 années précédant l'élection. Sous les empereurs, les combats de gladiateurs furent plus fréquents et plus sanglants que jamais. Abolis par Constantin, rétablis par
Constance, ils furent définitivement abolis sous Honorius.
Les gladiateurs arrivaient dans l'arène par des portes disposées sous le podium, sur des chars peints de diverses couleurs. Après
avoir fait le tour de l'amphithéâtre, ils descendaient du char et attendaient que le maître du combat vint leur donner leurs armes et les mettre par couples selon leur force et leur
habileté.
Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner
Les favoris de l'empereur Honorius, huile sur canevas
John William Waterhouse, 1883
Galerie d'art, Adelaïde, Australie
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Publié dans : La Rome antique
Mercredi 9 août 2006
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Le siège, dans la Rome antique, faisait partie des meubles indispensables. Faits en bronze ou en bois parfois incrustés
d'ivoire et d'argent, ils étaient rembourrés de laine ou de plumes de cygne. Ils pouvaient aussi être recouverts de tapis moëlleux. Ils n'avaient pas toujours de dossier. Ces dossiers étaient
de forme circulaire. Le solium était un siège d'honneur dont les patrons se servaient pour recevoir leurs clients. Généralement on se servait des sièges pour converser, s'occuper d'affaires,
lire et écrire et chez les artistes et les artisans pour travailler. ll existait aussi des lits de repos. Et pour prendre leurs repas les romains se servaient de lits et non pas de sièges. 3
lits entouraient une table sur 3 côtés. On mangeait couché appuyé sur un coude. Il
était de rigueur de ne pas être plus de 3 par lit. Au début les femmes s'asseyaient à table puis
elles finirent par se coucher aussi.
Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner
Cicéron
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Publié dans : La Rome antique
Mercredi 2 août 2006
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Si un enfant vient à manquer dans un foyer
romain, la loi autorise le chef de famille à se choisir un héritier, un fils d'adoption. Il est très important pour un romain d'avoir un fils à qui transmettre son legs. L'adoptant doit être
âgé d'au moins 60 ans et ne point avoir de fils. S'il a moins de 60 ans, il doit être dans un état de santé empêchant la fécondation. Le fils adoptif succède au nom, aux biens et aux sacrifices
domestiques. Il ne s'allie qu'au chef de famille et non pas à la famille entière. Il devient le frère des enfants de son père et ne peut donc épouser celle qui devient sa soeur par
adoption.
Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner
Maquette de la Rome antique
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