Samedi 2 décembre 2006
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Monstre hybride à tête de lion, à corps de chèvre, à queue de dragon et crachant des flammes, la chimère est née de
Typhon et d'Echidna. Sa mère est elle-même soeur des gorgones et un monstre né des entrailles de la terre. La chimère fut terrassée par Bellérophon, héros assimilé à l'éclair monté sur le cheval Pégase, en lui fourrant dans la gueule une boule de plomb qui l'étouffa. Selon une autre version
Bellérophon la cribla de flèches. La chimère séduit et perd celui qui se livre à elle. On ne peut la combattre de front, il faut la pourchasser et la surprendre jusque dans ses repaires les
plus profonds.
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Lundi 27 novembre 2006
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Divinité romaine n'ayant pas d'équivalent exact dans la mythologie grecques, ce serait d'Héra qu'elle serait la plus proche. Elle est l'épouse de Jupiter et fille de Saturne.
Son nom, Junon, vient d'une racine indo-européenne exprimant la force vitale, que l'on retrouve dans juvenis l'homme jeune, à l'apogée
de sa vigueur.
A Rome, elle est déesse de la fécondité et déesse-reine. Elle préside aux mariages et aux accouchements. C'est à Junon qu'étaient
consacrées la grand fête des matronalia aux calendes de mars.
Elle est la mère du dieu de la guerre, qui est aussi le protecteur des moissons. La peau de bouc dont les luperques confectionnaient
des lanières était appelée le manteau de Junon. On immolait à la déesse, le premier jour de chaque mois une truie et une agnelle.
Elle personnifiait à l'origine le cercle lunaire. Elle symbolise le principe féminin dans sa jeune maturité, en pleine vigueur,
souverain, combattif et fécond.
Elle est la protectrice des femmes mariées et des naissances légitimes. Mais on ne doit assister aux cérémonies qui lui sont dédiées à
ce titre que tous noeuds déliés, car la présence d'un lien, ceinture, noeud ou autre sur le corps des assistants pouvait empêcher l'heureuse délivrance de la femme pour qui on offrait le
sacrifice.
Jupiter et Junon sur le mont Ida, Antoine Coypel, 1699
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Mercredi 22 novembre 2006
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Un mythe de Nouvelle Bretagne rapporté par Frazer illustre de façon frappante l'association chien-feu-sexualité.
En ce temps-là, les membres d'une société secrète masculine étaient seuls à connaître le secret du feu par frottement.
Un chien les observa et rapporta sa découverte aux femmes de la façon suivante : il peignit sa queue aux couleurs de cette société d'hommes et vint en frotter un morceau de
bois sur lequel était assise une femme jusqu'à ce que le feu en jaillisse. Alors la femme se mit à pleurer et dit au chien : "tu m'as déshonorée, maintenant tu dois m'épouser".
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Jeudi 16 novembre 2006
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Une cérémonie appelée "la nuit du milieu de Shaaban" se rattache à une tradition selon laquelle le jujubier du paradis comporterait
autant de feuilles qu'il existe d'êtres humains vivans au monde. On dit que ces feuilles portent inscrits les noms de tous ces êtres. Chaque feuille portant le nom d'une personne et ceux de ses
pères et mères. On prétend que l'arbre est secoué pendant la nuit qui précède le 15ème jour du mois, un peu après le coucher du soleil. Et lorsqu'une personne est destinée à mourir
dans l'année qui vient, la feuille sur laquelle son nom est gravé tombe à cette occasion. Si elle doit mourir très prochainement, sa feuille est presque entièrement desséchée. Seule une petit
section demeure verte. Selon le temps qu'il lui reste à vivre, la partie verte est plus ou moins grande. Une forme particulière de prière est utilisée à cette occasion.
Jujubier
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Mercredi 8 novembre 2006
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A l'époque celtique les femmes demandaient au héros
Cùchulainn, chien de Culann, de se coller une barbe. Dans le récit "Razzia des vachees de Cooley", les guerriers d'Irlande refusent de combattre Cùchulainn parce qu'il est imberbe.
Devant ce refus, il en est réduit à se faire une fausse barbe magique avec de l'herbe.
Le chevaux de Cùchulainn, le Gris de Macha et le Sabot Noir, ont une intelligence humaine : le Gris refuse de se laisser atteler au
char du héros qui se prépare pour son dernier combat et verse des larmes de sang. Plus tard, il guidera le vengeur Conal I Cernach vers le corps de son maître. Le Noir va se noyer de
désespoir.
Cùchulainn grave une inscription en lettres ogamiques sur un cercle de bois pour arrêter l'armée d'Irlande qui envahit l'Ulster. Le
cercle est fixé" à un pilier et l'inscription enjoint à quiconque la lira de ne pas passer outre sans accepter le combat singulier.
Pour venir à bout de Cùchulainn qui résiste à leur magie, les enfants de Calatin incantent des plantes et des arbres qui se
transforment en guerriers capables de combattre. Le principal interdit alimentaire de Cùchulainn était la viande de chien. Pour le condamner à mourir, les
sorcières qu'il encontre en allant au combat, lui en offrent et l'obligent à en manger.
On dit de Cùchulainn qu'il faisait fondre la neige à 30 pas.
L'élixir d'oubli est donné à Cùchulainn par les druides d'Ulster à la demande de sa femme Emer pour qu'il ne se souvienne plus de
Fand, la grâcieuse épouse du dieu de la mer. On ne sait rien de la composition de ce breuvage
Aife, reine d'Ecosse qui a participé à l'initiation guerrière de Cùchulainn, lui donne un fils, mais surtout elle lui apprend un jeu
qu'il sera le seul à connaître, le jeu du gae bulga (javelot-sac). Ce jeu lui servira 2 ou 3 fois dans des combats difficiles où les adversaires sont de qualité supérieure.
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