Jeudi 16 novembre 2006
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Une cérémonie appelée "la nuit du milieu de Shaaban" se rattache à une tradition selon laquelle le jujubier du paradis comporterait
autant de feuilles qu'il existe d'êtres humains vivans au monde. On dit que ces feuilles portent inscrits les noms de tous ces êtres. Chaque feuille portant le nom d'une personne et ceux de ses
pères et mères. On prétend que l'arbre est secoué pendant la nuit qui précède le 15ème jour du mois, un peu après le coucher du soleil. Et lorsqu'une personne est destinée à mourir
dans l'année qui vient, la feuille sur laquelle son nom est gravé tombe à cette occasion. Si elle doit mourir très prochainement, sa feuille est presque entièrement desséchée. Seule une petit
section demeure verte. Selon le temps qu'il lui reste à vivre, la partie verte est plus ou moins grande. Une forme particulière de prière est utilisée à cette occasion.
Jujubier
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Mercredi 8 novembre 2006
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A l'époque celtique les femmes demandaient au héros
Cùchulainn, chien de Culann, de se coller une barbe. Dans le récit "Razzia des vachees de Cooley", les guerriers d'Irlande refusent de combattre Cùchulainn parce qu'il est imberbe.
Devant ce refus, il en est réduit à se faire une fausse barbe magique avec de l'herbe.
Le chevaux de Cùchulainn, le Gris de Macha et le Sabot Noir, ont une intelligence humaine : le Gris refuse de se laisser atteler au
char du héros qui se prépare pour son dernier combat et verse des larmes de sang. Plus tard, il guidera le vengeur Conal I Cernach vers le corps de son maître. Le Noir va se noyer de
désespoir.
Cùchulainn grave une inscription en lettres ogamiques sur un cercle de bois pour arrêter l'armée d'Irlande qui envahit l'Ulster. Le
cercle est fixé" à un pilier et l'inscription enjoint à quiconque la lira de ne pas passer outre sans accepter le combat singulier.
Pour venir à bout de Cùchulainn qui résiste à leur magie, les enfants de Calatin incantent des plantes et des arbres qui se
transforment en guerriers capables de combattre. Le principal interdit alimentaire de Cùchulainn était la viande de chien. Pour le condamner à mourir, les
sorcières qu'il encontre en allant au combat, lui en offrent et l'obligent à en manger.
On dit de Cùchulainn qu'il faisait fondre la neige à 30 pas.
L'élixir d'oubli est donné à Cùchulainn par les druides d'Ulster à la demande de sa femme Emer pour qu'il ne se souvienne plus de
Fand, la grâcieuse épouse du dieu de la mer. On ne sait rien de la composition de ce breuvage
Aife, reine d'Ecosse qui a participé à l'initiation guerrière de Cùchulainn, lui donne un fils, mais surtout elle lui apprend un jeu
qu'il sera le seul à connaître, le jeu du gae bulga (javelot-sac). Ce jeu lui servira 2 ou 3 fois dans des combats difficiles où les adversaires sont de qualité supérieure.
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Mardi 31 octobre 2006
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Dans la Perse antique et chez les assyro-babyloniens, s'était développée toute une angélologie. Le nom hébreu de chérubin correspond
au nom babylonien de Kâribu qui désignait des génies à forme mi-humaines, mi-animale, destinés à veiller à la porte des temples et des palais comme des gardiens du trésor. Dès la construction
du Temple (celui de la Bible), les chérubins symbolisèrent des êtres célestes.
Dans la hiérarchie céleste, les chérubins appartiennent à l'ordre supérieur, entre les trônes et les séraphins. Les chérubins se
caractèrisent dans leur conformité à Dieu par la masse de connaissance, par l'effusion de sagesse. L'appellation de chérubin enseigne l'aptitude à connaître et à contempler Dieu, à recevoir les
plus hauts dons de sa lumière.
Fontaine "Chérubin au Dauphin", bronze
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Mardi 24 octobre 2006
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Dans les jardins des empereurs aztèques où ne sont
admis ni légumes ni fruits utiles, il y a des belvédères où Moctezuma va se récréer en compagnie de ses femmes; des bosquets très étendus avec des artifices de feuillages et de fleurs; des
clapiers, des viviers, des rochers, des monticules entre lesquels errent cerfs et chevreuils; 10 étangs d'eau douce ou salée pour toutes les races d'oiseaux palustres ou marins, et l'on procure
à chaque oiseau la nourriture spéciale à son espèce : soit du poisson, soit des vers ou des mouches, soit du maïs, et même pour quelques uns des graines plus fines. 300 hommes en ont soin;
d'autres ont soin des oiseaux malades. Les uns nettoient les étangs, d'autres surveillent les oeufs et les jettent après l'éclosion, d'autres donnent la nourriture aux oiseaux, les épouillent,
les plument pour faire provision de duvet. Ailleurs se trouvent les rapaces, depuis les tiercelets et les crécelles jusqu'à l'aigle royal, abrités par un velum et pourvus de leur perchoir. Puis des lions, des tigres, des loups, des chacals, des renards, des serpents, des chats sauvages qui forment un enfer de bruit et auxquels se consacrent 300 autres hommes. Et pour que rien ne manque à ce musée
d'histoire naturelle, il y a des appartements où vivent des familles d'albinos, de monstres, de nains, de bossus et autres contrefaits.
Les nouvelles du Mexique
Les jardins suspendus de Babylone
Moctezuma
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Jeudi 19 octobre 2006
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Dieu ambivalent à 2 faces (parfois 4) adossées d'origine indo-européenne, Janus est l'un des plus anciens dieux de Rome. Il est l'époux de Camisé qui lui donna un fils : Tibérinus. Ce dernier se noya dans le Tibre auquel il
donna son nom. D'abord dieu des dieux, créateur débonnaire, Janus devint le dieu des transitions et des passages, marquant l'évolution du passé à l'avenir, d'un état à un autre, d'une vision à
une autre, d'un univers à un autre, dieu des portes.
Il préside aux commencements. Le premier mois de l'année lui est consacré, la porte de l'année, ainsi que le premier jour du mois. Il
intervient au début de chaque entreprise, alors que les vestales président à leur achèvement. Janus dirige toute naissance, celles des dieux, du cosmos, des hommes et de leurs actions.
Gardien des portes qu'il ouvre et qu'il ferme, il a pour attribut la baguette du portier et la clef. Son visage double signifie qu'il
regarde aussi bien l'intérieur que l'extérieur, la droite que la gauche, devant et derrière, le haut et le bas, le pour et le contre. Il est la vigilance. Ses sanctuaires sont surtout des arcs,
comme des portes.
Janus accorda à la nymphe Carna,
qui lui donna un fils, Proca, le pouvoir de chasser les vampires
nocturnes. Lorsque la jeune romaine Tarpéia livra le Capitole de Rome aux sabins, Janus les empêcha d'entrer en faisant jaillir une source d'eau chaude et sulfureuse devant les
portes.
D'après le dictionnaire des symboles, Jean Chevalier et Alain Gheerbrant
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