Vendredi 15 octobre 2010
5
15
/10
/Oct
/2010
22:30
Laser :Light Amplification by Stimulated Emission of Radiations.
Depuis les travaux d'Albert Einstein en 1917 on savait qu'il était possible de stimuler les radiations de la
part de la matière. Il restait simplement à contrôler ces radiations pour en tirer des applications pratiques. En 1958 les résultats des recherches menées par C. H. Townes et A. L. Shawlow sur
les lasers ouvrent cette perspective.
Les lasers sont des sources nouvelles de rayonnement qui reposent sur la technique d'émission stimulée par
opposition à la technique des sources habituelles de lumière qui est spontanée. L'une des principales originalités des lasers vient du fait que leurs rayons convergent tous dans la même
direction. C'est grâce à cela qu'ils peuvent transmettre leur énergie à grande distance, sans perte. Cette énergie on peut aussi la faire converger en un point précis et y apporter une
puissance très supérieure à celle obtenue par d'autres moyens dans un temps très court. Le laser permet aussi d'élever de façon considérable et très vite, la chaleur d'un corps, bien plus que
ne le permet un arc électrique par exemple.
Bien évidemment les milieux militaires se sont immédiatement intéressés de près à ces propriétés et à leurs
applications pratiques. Ils pensent de suite que les lasers pourraient permettre de photographier avec une grande précision des sites jugés stratégiques et permettre de désigner des cibles
lointaines pour des bombardements.
On pense aussi de suite aux perspectives industrielles ouvertes, notamment pour tout ce qui touche à la
fusion ou à la soudure des matériaux.
En 1960 l'américain T. H. Maiman présente le premier laser à rubis. Le rubis assurant la convergence du
faisceau de photons.
0
-
-
Publié dans : Autres
Mercredi 6 octobre 2010
3
06
/10
/Oct
/2010
23:07
Au début du 18ème siècle les rues de Paris la nuit étaient dangereuses. Vols et crimes en tous
genres étaient choses fréquentes. Au début du règne de Louis XV Cartouche terrorisait les bourgeois de
Paris. Lenoir qui connaissait les déplacements nocturnes et fréquents du comte d'Artois veilla sur l'installation de l'établissement d'un éclairage permanent de la route de Paris à Versailles
en 1777.
Paris était au 18ème siècle faiblement éclairé par 8000 lanternes dont les chandelles, mal posées,
et à la flamme vacillante, étaient souvent éteintes par le vent. Cette pâle lumière était incertaine et entrecoupée d'ombres mobiles et dangereuses nous dit Sébastien Mercier. Il y avait
d'assez nombreux porte-falots qui appartenaient plus ou moins à la police et qui raccompagnaient chez eux les gens qui s'attardaient afin de les préserver des attaques nocturnes. Après bien des
années de controverse, Bourgeois de Châteaublanc fit enfin admettre le réverbère à huile avec 3 réflecteurs vers 1760. 1200 furent installés. Mais hélas les cochers et les passants étaient
éblouis par cette lumière vive et ne la supportaient pas.
Les réverbères étaient éteints les jours de lune. Mais avant qu'elle ne se lève, il faisait nuit noire dans
les rues de Paris et une fois levée la hauteur des maisons empêche sa clarté d'atteindre la rue dans certains endroits.
Sébastien Mercier, à la fin du règne de Louis XV est l'un des seuls à encore réclamer des améliorations
concernant l'éclairage.
5
-
-
Publié dans : Autres
Mercredi 22 septembre 2010
3
22
/09
/Sep
/2010
19:22
Après le traité d'Aix la Chapelle en 1748, Paris décida de faire élever une effigie de Louis XV au centre d'une nouvelle place, comme il avait été fait pour Louis XIV. Alors on organisa un tournoi d'architectes.
On apporta 19 plans dont celui de Boffrand (décorateur de l'hôtel de Soubise), celui de Servandoni, de
Soufflot, et de Jacques Ange Gabriel qui fut proclamé vainqueur en
1753.
Gabriel utilisa un terrain semi-vague traversé par divers sentiers entre les Tuileries et les quinconces des
Champs-Elysées. C'est là que le dépôt des marbres installait ses blocs et depuis
que le faubourg du Roule était annexé à Paris ce n'était plus décent. Plus qu'une place, Gabriel voulait créer un empire urbain. Il voulait des façades monumentales encadrant le départ de la
rue Royale, entre la rue de la bonne morue (aujourd'hui Boissy d'Anglas) et la rue St Florentin.
Au centre de la nouvelle place Louis XV on dressa la statue équestre du roi, par Bouchardon. Pigalle cisela 4
vertus à pied : la force, la justice, la prudence et la paix. La statue en bronze fut amenée par la fonderie du Roule dont les ateliers se situaient entre l'avenue Hoche et l'avenue Friedland.
Elle fut inaugurée en 1765.
La colonnade fut faite par Perrault et la place Vendôme par Hardouin-Mansart. La place est bordée par la
Seine où il n'y a pas encore de pont.
En 1770 des feux d'artifice furent tirés pour le mariage du futur Louis XVI, amenant une énorme foule sur la place Louis XV. Tant et si bien que plusieurs centaines de malheureux
furent précipités dans les fossés invisibles de 5 mètres de pronfondeur. Plus tard on y vit un mauvais présage pour le règne à venir.
La place Louis XV devint ensuite place de la Révolution, puis place de la Concorde.
Projet de Jacques Ange Gabriel
0
-
-
Publié dans : Autres
Jeudi 2 septembre 2010
4
02
/09
/Sep
/2010
23:58
L'Ecole militaire (ou Collège académique), destinée à la noblesse pauvre, a été pensée par Pâris-Duverney et
adoptée par la Pompadour. C'est un complément aux Invalides. En 1750 un long mémoire indique la place de l'établissement et de son terrain de manoeuvre qu'on appelle Champ-de-Mars en souvenir
de Rome. Il est situé dans la plaine de Grenelle qui n'est pas encore construite. Il y a d'abord un plan fastueux proposé par Jacques-Ange Gabriel, responsable, qui sera refusé.
Le terrain est acheté. Il s'agit de la propriété de l'abbaye de St Germain des prés et de l'abbaye de Ste
Geneviève. Le ministre de la guerre d'Argenson est hostile au projet.
Une longue île est parallèle à la rive gauche. On l'appelle île Maquerelle ou île des cygnes. Un petit port y
est aménagé en aval pour décharger des péniches de matériaux de constrution de l'Ecole militaire. Il y a des baraques pour loger les ouvriers et ranger les outils. Les hangars des commis sont
surnommés le bureau de Grenelle. Les travaux, dirigés par Gabriel, sont sans cesse causes de pourparlers et les travaux traînent. Le roi voudrait y installer 200 élèves en 1756 mais les grands
bâtiments ne sont pas encore commencés.
Il faut trouver de l'argent pour continuer les travaux. Alors on suggère à Pâris-Duverney l'idée d'une
loterie italienne. Casanova dirige un bureau de vente des billets que les gens s'arrachent.
En 1769 Louis XV
pose la première pierre de la chapelle alors que les murs s'élèvent déjà jusqu'aux premières fenêtres. Pâris-Duverney a 85 ans, il arrive en chaise à porteurs. Le lieu est béni par Christophe
de Beaumont, archevêque de Paris. A la fin de la journée, le roi passe une première revue des troupes au Champ de Mars.
Le chevalier des Fossés, chargé d'aménager le Champ de Mars, y dispose 4 rangées d'arbres et démolit des
édifices. Des terrassements et des haies d'épines sèches en interdisent l'accès aux promeneurs. Gabriel décide d'aménager l'entrée de l'Ecole face au sud et non plus face à la Seine. On enlève
les échafaudages en 1772. La place Fonenoy est une réplique de la place Vauban. C'est une demi-lune plantée d'arbres. Jacques-Ange Gabriel est aussi le père de notre place de la Concorde que
l'on dit la plus belle place du monde.
A cette époque l'avenue de la Motte-Picquet n'est qu'un chemin qui mène aux Invalides.
Jacques-Ange Gabriel
2
-
-
Publié dans : Autres
Vendredi 27 août 2010
5
27
/08
/Août
/2010
21:38
En ces années 1956 et 1957, les résultats de l'industrie n'ont jamais été aussi bons. D'abord 10% puis 9%
d'augmentation pour la production. 20% pour l'investissement en 1957. Nous sommes dans une logique de prospérité et l'Etat augmente le SMIG et les retraites, aide les personnes âgées et les quelques chômeurs, accélère la construction de
logements, multiplie les dépenses publiques. Toutefois, ce que l'on ne nomme pas encore la guerre d'Algérie pointe à l'horizon et il faut 300 milliards supplémentaires pour la financer. Du coup
la France accroît son déficit. Le Trésor fait appel aux crédits et aux avances de la Banque de France. L'inflation resurgit. Cette surchauffe attise les importations et le déficit extérieur
s'aggrave. Le gouvernement remet alors en place des surtaxes d'importation et rétablit les contingentements.
En mars 1957 le ministre des affaires économiques, Paul Ramadier, réunit les responsables des grands secteurs
industriels. Il faut qu'ils exportent pour ramener des devises, le secteur le plus sollicité étant celui de l'automobile. En cas d'échec il faudra augmenter la fiscalité intérieure. En août
Félix Gaillard rajoute une taxe de 20% sur les importations et les exportateurs bénéficient d'une prime équivalente, ce qui correspond à la disparité entre les prix français et étrangers.
L'opération 20% doit freiner les importations et rétablir l'équilibre de la balance des comptes afin d'éviter la dévaluation. C'est comme une dévaluation déguisée qui sera officialisée en juin
1958.
Dès la fin 1957 ces mesures permettent un retour progressif aux équilibres financiers mais ont tendance à
discréditer la France à l'étranger. Renault a du mal à faire admettre aux américains qu'il ne bénéficie d'aucune aide à l'exportation, que les 20% ne servent qu'à compenser les surcoûts
français.
Pourtant la France, avec 5 autres pays, vient de signer les 2 traités de Rome (25 mars 1957) qui donnent
naissance à la CEE et à l'Europe de l'atome, l'Euratom.
Philip Straub
4
-
-
Publié dans : Autres
Derniers Commentaires