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La Rome antique

Mercredi 2 août 2006 3 02 /08 /Août /2006 23:43

Si un enfant vient à manquer dans un foyer romain, la loi autorise le chef de famille à se choisir un héritier, un fils d'adoption. Il est très important pour un romain d'avoir un fils à qui transmettre son legs. L'adoptant doit être âgé d'au moins 60 ans et ne point avoir de fils. S'il a moins de 60 ans, il doit être dans un état de santé empêchant la fécondation. Le fils adoptif succède au nom, aux biens et aux sacrifices domestiques. Il ne s'allie qu'au chef de famille et non pas à la famille entière. Il devient le frère des enfants de son père et ne peut donc épouser celle qui devient sa soeur par adoption.

Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner

Maquette de la Rome antique

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Voir les 8 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : La Rome antique
Mardi 18 juillet 2006 2 18 /07 /Juil /2006 20:04

Les romains doivent la musique à la Grèce et aux étrusques. Ils l'employèrent de bonne heure dans la guerre et dans les cérémonies religieuses. Mais la musique ne fut jamais aussi importante à Rome qu'en Grèce. Parmi les instruments à cordes, nous trouvons la lyre (le plus ancien) qui servait à accompagner le chant et le récit du poète, la cithare dont on se servait pour les concours de musique, la phorminx, la magadis, le psaltérion, le barbiton, le trigonon, etc.....

Le principal instrument à vent était la flûte (le tibia) que l'on utilisait pour les sacrifices, dans les repas, dans les funérailles et pour l'accompagnement du chant. Le tibia était en général en buis, en  bois d'ébène ou en ivoire. Au théâtre, les musiciens indiquaient le genre de chaque scène par le ton de la modulation et l'espèce de flûte dont ils se servaient. Il existait 2 espèces de flûtes : les droites (destrae) employées dans les moments sérieux parce que le son était grave, et les gauches (sinistrae) pour les moments gais parce qu'elles avaient un son aigu. On trouvait aussi le chalumeau (calamus), la trompette (tuba) qui donnait le signal du combat et sonnait la retraite, les cors (cornua) pour rappeler les porte-enseigne, les buccines qui sonnaient la charge et indiquaient le commandement. Les romains connaissaient aussi l'orgue hydraulique.

La musique était cultivée par les esclaves, les hommes libres ne s'y intéressaient pas.

Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner

Apollon, porteur de cithare dans son rôle de conducteur des muses

Musée Pio Clementino

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Voir les 6 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : La Rome antique
Jeudi 13 juillet 2006 4 13 /07 /Juil /2006 20:39

L'instrument de punition préféré des maîtres d'école de la Rome antique était la férule. Dans les idées romaines, la férule et l'école étaient inséparables. La férule était le sceptre de l'école. Elle y imposait une obéissance passive. Les enfants devaient présenter leurs mains ouvertes pour que la souffrance soit plus vive. Dans les cas graves on se servait de lanières faites avec la peau d'une anguille ou avec du cuir. Le coupable était placé sur les épaules d'un camarade plus âgé. Un second lui tenait les pieds pendant que les autres regardaient tranquillement. On le sait grâce à une peinture d'Herculanum. Le maître armé d'une verge frappe avec énergie. L'enfant se tord en criant. Il arrivait que le maître soulève l'écolier par le milieu du corps, la tête en bas, tandis que de l'autre main il lui applique le châtiment.

Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner

Férule dans un musée mais je ne sais pas lequel

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Voir les 10 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : La Rome antique
Mardi 4 juillet 2006 2 04 /07 /Juil /2006 18:54

Dans la Rome antique l'enfant est d'abord confié à sa mère pour son éducation. Bien que sur la fin de la république et sous les empereurs, les mères romaines bien souvent préfèrèrent les parures et les plaisirs que s'adonner à l'éducation de leurs enfants. Pour un fils l'éducation était donnée jusqu'à son entrée dans la vie publique, c'est-à-dire à l'âge de 17 ans, époque où il prenait la toge virile.

Parfois c'est le père qui enseignait à ses enfants mais la plupart du temps c'était un esclave (poedgogus) qui remplissait les fonctions de gouverneur ou un esclave lettré. On commençait par enseigner la lecture en jouant avec des lettres d'ivoire. Ensuite on passait à l'écriture et au calcul. Petit à petit on eût besoin d'écoles publiques parce que tous les parents n'étaient pas aptes à enseigner et les esclaves qui en étaient capables étaient rares. Un professeur ouvrait une école et les parents y envoyaient leurs enfants moyennant rétribution.

Ces écoles étaient appelées "jeux littéraires" (ludi litterrum). Au départ l'usage était d'offrir des présents aux professeurs. Ensuite on les paya avec de l'argent. Après s'être familiarisés avec les grecs, les romains introduisirent l'enseignement de la langue grecque dans les écoles (grammaticus). On y ajouta l'étude de l'histoire et de la mythologie. L'étude de la grammaire grecque fut introduite par l'ambassadeur du roi Attale de Pergame, Cratès de Mallos. Le troisième degré de l'enseignement était l'étude de la rhétorique, art enseigné d'abord par les grecs. Les enfants apprenaient par coeur les lois des 12 tables, considérées comme le fondement du droit romain. L'enseignement de la philosophie commença sous la forme de dialectique.

Sous Auguste on assigna certains édifices publics pour l'enseignement de la jeunesse et on pensionna les profeseurs sur le trésor de l'état.

Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner

Esclave Mourant, Michel Ange, Musée du Louvre

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Voir les 11 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : La Rome antique
Lundi 26 juin 2006 1 26 /06 /Juin /2006 20:05

 

Vers l'an 660 de Rome, P Servilius Rullus introduisit l'usage de servir les sangliers sans les partager. Jusqu'alors on ne présentait que le râble de l'animal. Désormais on les sert entiers et ils contiennent des boudins, des saucisses, des hachis de vulves de truie, des jaunes d'oeufs, des poulardes farcies, des grives et autres petits oiseaux. Il y avait des parcs où l'on conservait les sangliers. On appréciait notamment certaines parties du porc tel le foie rôti comme celui de l'oie, le jambon, la hure, les tétines, les glandes, les béatilles. Mais on aimait surtout les vulves de la truie. On servait aussi des truies qui comme les sangliers étaient remplies d'oiseaux et autres. On appelait ça : "la truie à la troyenne". Les jambons et les saucissons venaient de la Gaule, de la Lycie ou de l'Ibérie (Catalogne). Le porc salé venait des Séquanes (Franche-Comté). Beaucoup de tables ne se passaient pas de lièvres. Parmi les mets distingués on trouve aussi les loirs nourris aux châtaignes et confits avec du miel et des pavots, des chevreaux, des lapins, des paons de Samos. Déjà à l'époque ce que l'on préférait de l'oie c'était le foie que l'on faisait gonfler en le baignant dans du lait et du miel. Des canards on ne mangeait que l'estomac. On ne se privait pas de chapons, poulardes, faisans, langues de phénicoptères, pigeon à cravate élevé à la campagne et vendu très cher, grives, perdrix, grues, cigognes et rossignols.

Parmi les poissons on notera le turbot, les murènes, le surmulet (payé très cher), l'élops, l'esturgeon, le loup du Tibre. Ce dernier était particulièrement estimé quand il avait été pêché entre les 2 ponts du Tibre. C Hirus qui avait des viviers de murènes en donna 6000 à César pour son repas de triomphe. En crustacés, on appréciait  les huîtres, le hérisson de mer, le peigne. Et on aimait les escargots d'Afrique.

Les légumes chez les riches étaient secondaires. Les plus fréquents étaient le poireau, le chou, la laitue et l'asperge.

Le dessert des repas se composait de fruits frais ou secs, olives, confitures et pâtisseries.

Les pauvres ne pouvaient se procurer que peu de viande. Leur principale nourriture consistait en légumes, fèves, lentilles, navets, raves, choux.

Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner

 

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