Vers l'an 660 de Rome, P Servilius Rullus introduisit l'usage de servir les sangliers sans les partager. Jusqu'alors on ne présentait que le râble de l'animal. Désormais on les sert entiers et ils contiennent des boudins, des saucisses, des hachis de vulves de truie, des jaunes d'oeufs, des poulardes farcies, des grives et autres petits oiseaux. Il y avait des parcs où l'on conservait les sangliers. On appréciait notamment certaines parties du porc tel le foie rôti comme celui de l'oie, le jambon, la hure, les tétines, les glandes, les béatilles. Mais on aimait surtout les vulves de la truie. On servait aussi des truies qui comme les sangliers étaient remplies d'oiseaux et autres. On appelait ça : "la truie à la troyenne". Les jambons et les saucissons venaient de la Gaule, de la Lycie ou de l'Ibérie (Catalogne). Le porc salé venait des Séquanes (Franche-Comté). Beaucoup de tables ne se passaient pas de lièvres. Parmi les mets distingués on trouve aussi les loirs nourris aux châtaignes et confits avec du miel et des pavots, des chevreaux, des lapins, des paons de Samos. Déjà à l'époque ce que l'on préférait de l'oie c'était le foie que l'on faisait gonfler en le baignant dans du lait et du miel. Des canards on ne mangeait que l'estomac. On ne se privait pas de chapons, poulardes, faisans, langues de phénicoptères, pigeon à cravate élevé à la campagne et vendu très cher, grives, perdrix, grues, cigognes et rossignols.
Parmi les poissons on notera le turbot, les murènes, le surmulet (payé très cher), l'élops, l'esturgeon, le loup du Tibre. Ce dernier était particulièrement estimé quand il avait été pêché entre les 2 ponts du Tibre. C Hirus qui avait des viviers de murènes en donna 6000 à César pour son repas de triomphe. En crustacés, on appréciait les huîtres, le hérisson de mer, le peigne. Et on aimait les escargots d'Afrique.
Les légumes chez les riches étaient secondaires. Les plus fréquents étaient le poireau, le chou, la laitue et l'asperge.
Le dessert des repas se composait de fruits frais ou secs, olives, confitures et pâtisseries.
Les pauvres ne pouvaient se procurer que peu de viande. Leur principale nourriture consistait en légumes, fèves, lentilles, navets, raves, choux.
Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner
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