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La Rome antique

Lundi 26 juin 2006 1 26 /06 /Juin /2006 20:05

 

Vers l'an 660 de Rome, P Servilius Rullus introduisit l'usage de servir les sangliers sans les partager. Jusqu'alors on ne présentait que le râble de l'animal. Désormais on les sert entiers et ils contiennent des boudins, des saucisses, des hachis de vulves de truie, des jaunes d'oeufs, des poulardes farcies, des grives et autres petits oiseaux. Il y avait des parcs où l'on conservait les sangliers. On appréciait notamment certaines parties du porc tel le foie rôti comme celui de l'oie, le jambon, la hure, les tétines, les glandes, les béatilles. Mais on aimait surtout les vulves de la truie. On servait aussi des truies qui comme les sangliers étaient remplies d'oiseaux et autres. On appelait ça : "la truie à la troyenne". Les jambons et les saucissons venaient de la Gaule, de la Lycie ou de l'Ibérie (Catalogne). Le porc salé venait des Séquanes (Franche-Comté). Beaucoup de tables ne se passaient pas de lièvres. Parmi les mets distingués on trouve aussi les loirs nourris aux châtaignes et confits avec du miel et des pavots, des chevreaux, des lapins, des paons de Samos. Déjà à l'époque ce que l'on préférait de l'oie c'était le foie que l'on faisait gonfler en le baignant dans du lait et du miel. Des canards on ne mangeait que l'estomac. On ne se privait pas de chapons, poulardes, faisans, langues de phénicoptères, pigeon à cravate élevé à la campagne et vendu très cher, grives, perdrix, grues, cigognes et rossignols.

Parmi les poissons on notera le turbot, les murènes, le surmulet (payé très cher), l'élops, l'esturgeon, le loup du Tibre. Ce dernier était particulièrement estimé quand il avait été pêché entre les 2 ponts du Tibre. C Hirus qui avait des viviers de murènes en donna 6000 à César pour son repas de triomphe. En crustacés, on appréciait  les huîtres, le hérisson de mer, le peigne. Et on aimait les escargots d'Afrique.

Les légumes chez les riches étaient secondaires. Les plus fréquents étaient le poireau, le chou, la laitue et l'asperge.

Le dessert des repas se composait de fruits frais ou secs, olives, confitures et pâtisseries.

Les pauvres ne pouvaient se procurer que peu de viande. Leur principale nourriture consistait en légumes, fèves, lentilles, navets, raves, choux.

Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner

 

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Mercredi 22 mars 2006 3 22 /03 /Mars /2006 21:13

 

Monnaie romaine

Patrem familias vendacem esse oportet non emacem : il faut que le père de famille soit vendeur et non acheteur. Dans la Rome antique, plus la civilisation se répandait, plus le luxe avait besoin de ressources. Ce qui fait qu'il y avait de plus en plus d'usuriers. Aux temps d'Horace, l'usurier n'est la plus le riche père de famille qui prête de temps en temps avec intérêts. C'est un spécialiste qui exerce ouvertement et qui n'exerce que ça. L'emprunteur écrit sur le mensarius la somme reçue par le créancier, s'obligeant à rembourser le capital et payer les intérêts dans un délai spécifié. Des témoins signent aussi et apposent leurs sceaux. L'acte est ensuite transcrit et enregistré sur des tables publiques conservées par l'état. Malgré une douzaine de témoins, ils s'en trouvent encore pour nier les faits. Certains empruntaient de l'argent à petits intérêts et replaçaient la somme à un taux énorme. A l'origine, le taux légal de l'usure était un centième par mois soit 12%. L'intérêt était payé à la fin de chaque mois sauf si l'usurier préférait recevoir à la fin de l'année l'intérêt des intérêts. Avec le temps, ce taux atteint parfois jusqu'à 60%.

Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner

Horace

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Voir les 12 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : La Rome antique
Mardi 14 mars 2006 2 14 /03 /Mars /2006 17:36

 

Numa

Fondé dès les origines de Rome par Numa (le second roi), le collège des augures a une fonction qui remonte très certainement à la très haute antiquité et qui est la consultation rituelle (auspices) du vol des oiseaux, des météores et des phénomènes atmosphériques,

Le mot augure a la même racine qu'augeo et signifie un pouvoir d'accroissement.

Les augures sont les seuls interprètes autorisés de la volonté des dieux sauf recours exceptionnel aux haruspices (collège de prêtres qui interprétait les volontés divines d'après l'examen des viscères d'animaux). Les augures prennent les auspices au nom de l'état par l'examen du vol des oiseaux, l'observation des poulets sacrés et l'interpétation des éclairs. La réponse est oui ou non et elle est donnée par un magistrat selon un rituel rigoureux. La décision de l'augure est sans appel. Son pouvoir est considérable : il peut différer une bataille, une élection, etc.... Les augures ont aussi pour tâche d'inaugurer rituellement des villes, des temples et autres lieux.

L'augure est représenté vêtu d'une robe rouge avec une couronne sur la tête et un bâton augural à la main. Debout, il observe le ciel. Son insigne est une petite verge recourbée en forme de crosse : le lituus. L'augure utilisait le lituus pour marquer l'espace du ciel où devaient évoluer les oiseaux. Il ne pouvait être dessaisi de ses privilèges sacrés, même coupable de grands crimes. Tant qu'il est vivant, il garde son pontificat.

L'augure symbolise la prédominance de l'esprit sur la raison. Il est le lecteur de l'invisible à travers les signes du ciel.

Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner

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Dimanche 26 février 2006 7 26 /02 /Fév /2006 20:18

Dans la Rome antique, quand on ne peut acheter sa maison, on loue un dixième, un vingtième, parfois moins, d'une maison collective. La foule s'y entasse surtout la nuit. A Rome, on vit beaucoup dehors. On amène ses propres meubles. En général, ce sont les prolétaires qui occupent les maisons communes avec un mobilier déjà en place. La classe moyenne trouve honteux d'être simple locataire, alors ils se mettent à 3 ou 4 et font bâtir ou achètent une maison dont l'un a le rez-de-chaussée, le second le 1er étage, le troisième le 2ème étage et parfois un quatrième a le 3èmeétage. Mais ils sont peu nombreux. La grande majorité de la population romaine habite dans les maisons collectives. C'est la principale ressource de certains riches. C'est un placement d'argent avantageux. Les logements libres sont indiqués sur des annonces placées sur les murs. Comme aujourd'hui on y trouve le détail et même le nom de l'agent de location (la plupart du temps écrit en rouge).

La maison riche dans la Rome antique

Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner

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Voir les 26 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : La Rome antique
Mardi 7 février 2006 2 07 /02 /Fév /2006 18:06

A Rome, la médecine est d'importation étrangère, surtout de Grèce. Les convalescents allaient d'eux-mêmes au temple de la fièvre ècrire les remèdes auxquels ils devaient leur guérison. Le premier médecin qui arriva du Péloponèse, Archagathus, reçut le droit de cité romaine et fit fortune. On lui fait don d'une taverne dans le carrefour Acilius. Rome érigea un temple à Esculape après une peste. Ses prêtres, les asclépiades et les esclaves se partagèrent l'exercice de la médecine. C'est dans ce temple bâti dans l'ile du Tibre qu'on envoyait mourir les esclaves malades. Certains grecs ignorants arrivèrent après le départ d'Archagathus de Rome et se dirent médecins. Ils ne savaient que pratiquer des saignées et arracher des dents etc....Ensuite vinrent des médecins plus habiles.

Pour se soigner les romains fabriquaient des potions à base de plantes, de sels, et même de sang de gladiateur et de la graisse d'homme.

Antonius Musa qui guérit Auguste d'une maladie dangereuse fut élevé au rang de chevalier.

Le grec Athénée pensait que l'esprit était transmis par la procréation.

Au début tout était mélangé : médecine, chirurgie et pharmacie. Ensuite ces 3 branches se séparèrent.

Tandis qu'Auguste chassait les étrangers de la ville pendant une grande famine, il fit une exception pour les médecins qui pour la plupart étaient grecs et plus tard il leur donna le droit de porter l'anneau d'or. Les médecins étaient aussi souvent des esclaves. Les romains tenaient à leur oisiveté et leur liberté. On pouvait se décréter médecin du moment qu'on parlait grec. Sylla essaya d'instituer une loi qui condamnait à la déportation ou à la mort les médecins négligents mais sans possibilité de vérification, elle devint caduque. Un médecin qui inventait un nouveau remède ou une méthode inconnue faisait fortune

A l'époque de l'antiquité romaine, on savait traiter les fractures et les déplacements d'os et on connaissait les jambes artificielles. Mais ils ne connaissaient bien sûr pas l'anesthésie. On a découvert environ 200 instruments chirurgicaux dans les ruines de Pompéï mais ils servaient surtout aux expériences., la chirurgie n'en était qu'à ses balbutiements.

Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner

Auguste

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