Samedi 18 mars 2006
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Nous sommes en train de disparaître de la surface de la terre, mais je continue à croire qu'il doit y avoir une bonne raison pour que
Yoséné (Dieu) nous ait créés. Il a donné vie à toute une variété d'espèces d'hommes. Ainsi pour chaque espèce créée, il désigna un pays particulier. Lorsque Yoséné créa les apaches, il leur
donna un pays qui se situe à l'ouest. Pour nourriture il leur remit des graines, des fruits et du gibier. Afin de soigner les différentes maladies, il fit croître des plantes médicinales, puis
il leur enseigna où trouver ces plantes et comment les préparer. Il leur accorda un climat doux et tout ce dont ils avaient besoin pour se vêtir et s'abriter. Cela eut lieu au tout début de la
création car Yoséné créa simultanément le peuple apache et son pays. Et quand viendra le jour où les apaches seront séparés de leur terre, ils tomberont malades et mourront. Combien de temps
s'écoulera-t-il avant que l'on dise qu'il n'y a plus d'apaches?
Géronimo
Geronimo
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Publié dans : Indiens d'Amérique
Mardi 7 mars 2006
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Nous voyons la main du Grand Esprit dans presque tout: le soleil, la lune, les arbres, le vent et les montagnes; parfois
nous l'approchons par leur intermédiaire. Nous croyons en l'Etre Suprême, d'une foi bien plus forte que celle de bien des Blancs qui nous ont traité de païens... Les Indiens vivant près de la
nature et du Maître de la nature ne vivent pas dans l'obscurité. Saviez-vous que les arbres parlent? Ils le font pourtant! Ils se parlent entre eux et vous parleront si vous écoutez. L'ennui
avec les Blancs, c'est qu'ils n'écoutent pas! Ils n'ont jamais écouté les Indiens, aussi je suppose qu'ils n'écouteront pas non plus les autres voix de la nature. Pourtant, les arbres m'ont
beaucoup appris: tantôt sur le temps, tantôt sur les animaux, tantôt sur le Grand Esprit.
Tatanga Mani (Walking Buffalo), indien stoney du Canada
La piste des larmes
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Publié dans : Indiens d'Amérique
Mercredi 22 février 2006
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Au début des années 1800, les cherokees à moitié massacrés par l'homme blanc sont poussés vers l'ouest, loin de leurs
terres. Cette poussée fut accentuée quand on découvrit l'or. La Georgie confisqua donc ces terres (35 000 acres) aux indiens, abolissant leurs lois et leurs coutumes et les empêchant de
témoigner devant la justice contre un blanc. Ils avaient l'interdiction de dire quelque chose contre l'immigration. Au printemps 1834, on confisqua la propriété du chef cherokee White Bird
pendant qu'il négociait à Washington. De 1835 à 1837, on extermina les creeks en Alabama et les séminoles en Floride. Ceux qui en réchappèrent furent déportés. Le 10 mai 1838, le Général Scott
accompagné de 7000 soldats donna un ultimatum aux cherokees résistants du nord de la Georgie. Le 18 mai, l'ordre fut donné aux troupes de rassembler les futurs déportés. Sous la menace des
armes, sans qu'on leur laisse le temps de prendre leurs affaires, séparant parfois les enfants de leurs parents, on les regroupa dans 31 forts. Pendant ce rassemblement, il furent traités comme
du bétail et subirent des cruautés. Ils n'avaient rien d'autre que les vêtements qu'ils portaient. La sécheresse tua environ 1500 cherokees. Le chef cherokee White Bird obtint du
président Van Buren de pouvoir conduire eux-mêmes leur migration. 16 groupes de 1000 hommes chacun commencèrent alors la piste des larmes. Certains allaient pieds nus. Beaucoup d'enfants
moururent à cause de la sécheresse et des maladies. Quand vint le rude hiver, certains sans couverture, beaucoup moururent de froid. Qatie Ross, la femme du chef cherokee White Bird
(devenu John Ross) donna sa couverture à un enfant, elle mourut d'une pneumonie. D'autres succombèrent après avoir bu de l'eau croupie. On estime le nombre de morts sur la piste des larmes à 1
indien sur 4.
A cette époque il y avait des débats pour savoir si un indien était humain et avait une âme!
Le nom "la piste des larmes" ne vient pas des pleurs versés par les cherokees pendant leur marche mais des larmes
versées par ceux qui les voyaient passer et qui compatissaient
Je suis complètement bouleversée en écrivant ces quelques lignes en leur mémoire. Je voudrais qu'on ne les oublie
pas.
Il existe un tableau que je refuse de mettre dans cet article qui les représente avec des couvertures, etc....... C'est
un mensonge!
A ceux qui font tourner ce texte : essayez d'être un peu plus personnels. C'est bien de faire tourner ce
texte mais à la fin de l'explication, essayez de mettre autre chose que mes propres paroles. Je n'ai pas fait un copié/collé. J'ai tapé le texte du début à la fin d'après mes documents et
j'ai rajouté mes sentiments personnels. Même le corps du texte n'est pas une copie conforme de mon bouquin.
Holata Mico (Billy Bowlegs)
Chef séminole
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Publié dans : Indiens d'Amérique
Samedi 11 février 2006
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Le major Anthony dit un jour qu'il avait attendu la bonne occasion pour leur "tomber dessus" en parlant des indiens.
C'était en réponse au Colonel Chivington qui parlait de collectionner les scalps.
Voici ce qu'il s'ensuivit :
Le 29 novembre 1864 est encore une triste date pour les amérindiens. Les colons arrivaient en masse, ce qui n'alla pas
sans incidents. Les officiers du territoire du Colorado demandèrent alors aux cheyennes et à quelques arapahoes de venir discuter d'un arrangement. Black Kettle, chef cheyenne, établit son camp
sur le chemin du fort Lyon, à une soixantaine de kilomètres avec l'accord du Major. Le Colonel Chivington quitta le fort pour se rendre au camp. Tandis que Black Kettle avait hissé son drapeau
blanc ainsi que le drapeau des Etats Unis, le colonel (qui était pour l'extermination des indiens) accompagné de ses 700 hommes de troupe ordonna ce qu'on appelle le massacre de
Chivington ou le massacre de Sand Creek. 500 indiens furent massacrés dont 2 tiers étaient des femmes et des enfants. Les soldats mutilèrent les corps de 200 d'entre-eux.
Citation extraite des rapports officiels conservés au sénat des Etats Unis sur le massacre des cheyennes en 1864
(39ème congrès, 2ème session) :
L'attaque dégénéra en massacre des hommes, des femmes et des enfants. 30 à 40 femmes avaient cherché refuge dans une
excavation; elles envoyèrent comme messagère une petite fille de six ans avec un linge blanc fixé à un bâton; elle n'eut que le temps de faire quelques pas et fut abattue. Toutes les femmes
réfugiées dans le trou furent ensuite tuées ainsi que 4 ou 5 hommes qui essayaient de les défendre. Elles n'offrirent aucune résistance. Chacune d'elles fut scalpée. Je crus apercevoir une
femme enceinte au ventre tailladé et il me sembla voir l'enfant dans ses entrailles. Le capitaine Soule me confirma par la suite que je ne m'étais pas trompé. Je vis le corps d'Antilope
Blanche... et j'entendis un soldat dire qu'il en ferait une blague à tabac. ... Je vis une petite fille de 5 ans cachée dans un trou de sable; 2 soldats l'en extirpèrent, tirèrent leurs
pistolets et la tuèrent, puis la traînèrent par un bras sur le sable. Je vis un grand nombre de bébés tués dans les bras de leurs mères.
A noter que le Colonel Chivington s'en prit un jour à un de ses soldats qui voulait épargner un enfant cheyenne pendant
le massacre de sa tribu.
Puisse leur âme brûler en enfer!
Le génocide
Black Kettle
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Jeudi 2 février 2006
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Extrait de son discours de reddition :
Je suis fatigué de me battre. Nos chefs ont été tués. Looking Glass est mort. Too-Hul-Hul-Sote est mort. Tous
les anciens sont également morts... Celui qui dirigeait nos jeunes gens, Ollokot, est mort. Oh! il fait si froid et nous n'avons pas de couvertures. Nos petits enfants meurent de froid.
Certaines personnes parmi mon peuple se sont enfuies dans les collines, elles n'ont ni couvertures ni nourriture. Personne ne sait où elles sont allées, peut-être sont-elles déjà mortes de
froid. Je veux qu'on me laisse du temps pour rechercher mes enfants et voir combien je peux en retrouver vivants. Il se peut que je les retrouve parmi les morts. Ecoutez-moi, dites au Général
Howard que je connais son coeur. Le mien est triste et tourmenté. A partir de ce jour, de l'endroit où se tient le soleil, je ne combattrai plus jamais
Le chef indien Joseph était de la tribu des Nez percés
Morceau du discours du 14 janvier 1879 :
Si l'homme blanc veut vivre en paix avec l'indien, il peut vivre en paix. Il n'est pas nécessaire de se
quereller. Traitez tous les hommes pareillement. Donnez-leur à tous une chance égale de vivre et de croître. Vous pouvez aussi bien attendre des rivières qu'elles coulent à l'envers qu'exiger
de n'importe quel homme libre qu'il soit content d'être enfermé et que la liberté d'aller où bon lui semble lui soit refusée. Si vous attachez un cheval à un piquet, vous attendez-vous à ce
qu'il grossisse? Si vous parquez un indien dans un coin de terre et que vous l'obligez à rester, il n'y sera pas content et il ne croîtra ni ne prospèrera.
J'ai demandé à certains grands chefs blancs d'où ils tenaient le droit de dire à l'indien qu'il resterait dans un endroit alors qu'il voit les hommes blancs aller où ils veulent. Ils ne peuvent
me répondre.
Ce que je demande au gouvernement, c'est d'être traité comme les autres hommes sont traités. Si je ne peux pas aller dans mon propre foyer, donnez-moi un foyer où mon peuple ne mourra pas si
vite...
Je sais que ma race doit changer. Nous ne pouvons rester tels que nous sommes à côté de l'homme blanc. Nous ne demandons qu'une chance égale de vivre comme tous les autres hommes vivent. Nous
demandons à être reconnus comme des hommes. Nous ne demandons que la même loi soit appliquée pareillement à tous les hommes. Si un indien viole la loi, punissez-le par la loi. Si un homme blanc
viole la loi, punissez-le aussi.
Rendez-moi ma liberté, liberté de voyager, liberté de m'arrêter, liberté de travailler, liberté de faire du commerce là où je le choisis, liberté de suivre la religion de mes pères, liberté de
penser et d'agir pour moi-même - et j'obéirai à chaque loi ou je me soumettrai au châtiment."
"Nos pères nous ont transmis de nombreuses lois, qu'ils avaient apprises eux-mêmes de leur pères. Elles
disaient de traiter les hommes comme ils nous traitent, que nous ne devions jamais rompre un accord les premiers, que c'était une honte de dire des mensonges, que seule la vérité devait être
dite.
Discours de Red Jacket.
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