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L'Egypte ancienne

Mercredi 9 juillet 2008 3 09 /07 /Juil /2008 21:05

L'égyptien de l'ancienne Egypte a le sens du devoir, de la coutume et de la tradition. C'est un citoyen discipliné.
Le maître, évidemment, a le droit de battre ses esclaves. Mais la bastonnade, parfois double ou triple, est aussi distribuée aux citoyens libres. C'est l'une des peines le plus souvent prononcée par les juges pour sanctionner divers délits comme le vol ou le non-paiement des impôts mais aussi pour des petits délits. Ce qui fait que très peu d'égyptiens de classe inférieur y échappent. Infligée de façon abusive, cette pratique du bâton est cause de très nombreuses fractures osseuses. Les égyptiens de cette époque savaient parfaitement les réduire et les soigner.

Les trésors "engloutis d'Egypte
Je ne sais à qui appartient cette photo

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Voir les 3 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : L'Egypte ancienne
Samedi 21 juin 2008 6 21 /06 /Juin /2008 19:27

Pharaon : ainsi appelait-on les souverains de l'ancienne Egypte à partir de 1350 avant JC environ. Ca signifie "palais" ou "grande maison". Pharaon tient son autorité et sa légitimité des dieux auxquels il est assimilé. Dieu, roi des dieux, cet état de divinité vivante lui garantit un pouvoir immense et la vénération de ses sujets. En contrepartie il doit témoigner sa reconnaisssance aux autres dieux en toute chose et les combler. Pharaon doit célébrer leur culte, entretenir leurs sanctuaires et en faire bâtir de nouveaux toujours plus beaux et plus riches.

C'est la cérémonie du couronnement qui confère au souverain le pouvoir divin.
Son nom n'est pas réduit à un prénom suivi d'un numéro ordinal. En réalité il est constitué de 5 éléments fixes qui ne changent pas, comme une armature du nom. Par exemple Thoutmosis III (époux et neveu d'Hatchepsout) s'appelait "l'Horus, taureau puissant qui se lève à Thèbes - celui des deux dames, doté de royauté comme Râ au ciel - l'Horus d'or, puissant de force et sacré par les couronnes - le roi de Haute et Basse Egypte, que dure l'avenir de Râ - le fils du Soleil, Thoutmosis indestructible de devenir". Au passage, Thoutmosis veut dire "Thot est né".

Normalement le successeur désigné du Pharaon était l'aîné des enfants mâles né de l'épouse légitime. Sinon le prince héritier était choisi parmi les fils des concubines. Toutankhamon est né d'une concubine. On ne sait pas selon quels critères était fait ce choix.

Toutankhamon

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Voir les 3 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : L'Egypte ancienne
Jeudi 13 septembre 2007 4 13 /09 /Sep /2007 23:02

La psychostasie, pesée des âmes, est un thème célèbre de la théologie et de l'art égyptiens. Elle symbolise le jugement de Dieu après la mort et tout l'appareil sévère de la justice.

En général, au centre de la scène se trouve une balance. Dans l'un des plateaux, le coeur du défunt enfermé dans une urne et dans l'autre plateau la plume d'autruche de la déesse Maât, symbole de justice., vérité, équilibre et équité. A droite, le dieu Thot à tête d'ibis, prêt à enregistrer la sentence. A gauche, le dieu Anubis à tête de chacal, tenant le mort par la main et l'emmenant vers la balance du jugement tandis que de l'autre main il tient la croix ansée. Pendant que le défunt se confesse, Anubis surveille la balance. Cette confession est négative : elle énumère les fautes non commises. A ses pieds la dévorante à tête de crocodile et au derrière d'hippopotame, la gueule ouverte, regarde Thot qui proclamera le verdict. Pour que le mort soit sauvé, il faut que la plume d'autruche l'emporte. Sinon il est condamné.

La psychostasie peut parfois se dérouler sous la présidence des grands dieux : Rê, Osiris, Isis, assistés d'assesseurs armés de couteaux.

La psychostasie signifie qu'aucun acte humain n'est indifférent au regard de Dieu. En plus du jugement, elle symbolise la responsabilité.

Thot

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Voir les 4 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : L'Egypte ancienne
Dimanche 22 avril 2007 7 22 /04 /Avr /2007 20:08

Le papyrus est un roseau qui croît dans les marais d'Egypte ou dans les eaux stagnantes laissées par le Nil quand il se retire. Sa racine tortueuse est grosse comme un bras d'homme. Sa tige triangulaire est comme celle de la plupart de nos roseaux. C'était la tige même que l'on divisait en lames très minces et que l'on collait transversalement les unes sur les autres qui formait les feuilles sur lesquelles on écrivait. Les meilleures lames étaient celles du coeur de la tige. On en distinguait 7 espèces. C'est l'eau du Nil chargée d'un limon qui tenait lieu de colle avec laquelle on réunissait les différentes bandes de papyrus qui se croisaient. On ne mettait jamais plus de 20 feuilles par rouleau. Pour que les feuilles soient agréables à l'oeil on y étendait un enduit. Après cela, on les battait au marteau, on les recollait, et on les mettait sous presse avant de les rebattre à nouveau.

 

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Voir les 3 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : L'Egypte ancienne
Dimanche 15 avril 2007 7 15 /04 /Avr /2007 15:34

Après la mort, les égyptiens pratiquaient un rite appelé l'ouverture de la bouche. Ce rite était destiné à rendre tous les organes du défunt aptes à remplir leur fonction nouvelle, essentiellement la bouche pour lui permettre de se nourrir. L'opération était placée sous les auspices d'Anubis et pratiquée le jour des funérailles sur le corps soigneusement préparé.

La momie était amenée dans la maison de l'or. Placée sur du sable, face tournée vers le sud, on exécutait sur elle un certain nombre de rites. Le prêtre-sem, spécialement qualifié, accomplit 75 actes rituels accompagnés de récitations plus ou moins longues, touche le visage du défunt 2 fois avec une petite herminette (appelée grande-de-magie) et une fois avec un ciseau ou des pinces (appelées les deux divins). Ensuite il ouvre la bouche avec un burin en forme de cuisse de boeuf et un doigt d'or. Cette cérémonie assure au mort la faculté de proférer la vérité, de se justifier devant le tribunal des dieux (psychostasie) et de recevoir la vie nouvelle. Un disque solaire placé sur la bouche révèle que la vie même du dieu soleil, Rê, est partagée par le défunt. Désormais, il est appelé à recevoir la nourriture céleste.

Anubis

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