Vendredi 9 juillet 2010
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Depuis mars 1955 c'est Pierre Dreyfus qui préside aux destinées de la régie Renault. Pour lui une entreprise s'inscrivant dans une logique de production et de consommation de masse doit avoir
une politique sociale volontariste. 6 mois après sa nomination, le nouveau Président propose un accord d'entreprise comme font les américains de l'automobile et comme sont en train de le faire
les italiens chez Fiat.
La direction de la régie s'engage donc sur des augmentations de salaire de l'ordre de 4% par an pendant 2
ans, sur le paiement intégral des jours fériés et, ce qui est une première, sur l'obtention d'une 3ème semaine de congés payés. En échange les syndicats s'engagent à réglementer le
droit de grève en épuisant tous les moyens de conciliation avant de recourir à un arrêt de travail. La CGT maintient toutefois des réserves. Moins d'un mois après la signature de ces accords
Peugeot propose le même texte.
Dans la logique des marchés porteurs et rémunérateurs la paix sociale s'achète au prix d'avantages sociaux
importants.
La 3ème semaine de congés payés devient une revendication nationale. C'est la loi du 27 mars 1956
qui étendra à la France entière cet avantage appelé "la semaine Renault". Renault est bien une entreprise pilote.
Pierre Dreyfus
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Jeudi 17 juin 2010
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Hier mon chien
est tombé de mon balcon. 5 étages. Mon petit ange, mon petit prince, m'a quittée. Ma douleur est bien trop grande, je ne suis pas capable de faire des articles en ce moment. J'ai hurlé, hurlé,
hurlé, mais ce n'était pas un cauchemar, c'était la réalité. Mon petit amour qui était aveugle est parti brutalement, j'essaie de surmonter, je vais y arriver mais ne me demandez pas de faire
un article ou de venir sur vos blogs. Ca ne m'est pas possible pour le moment. Le vide laissé m'est insupportable.
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Mardi 15 juin 2010
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19:06
En 1945, Marcel Bich, un baron français de la noblesse savoyarde du 19ème siècle né en 1914 à Turin, élevé entre l'Italie et la
France, rachète, avec un ami, une petite usine désaffectée à Clichy. Ils créent une société au capital de 500.000 francs pour se lancer dans la fabrication de stylos à plume pour le compte de
Waterman. Bich va acquérir en Suisse du matériel de qualité et de grandes précision. L'investissement est très grand mais Bich mise sur la qualité et c'est ce qui permet à Waterman de lui
sous-traiter un nouveau produit en 1947, le stylo à bille inventé par le hongrois Laszlo Biro en 1943. Ce dernier est alors réfugié en Argentine et Bich le rencontre pour négocier le rachat du
brevet ainsi que la possibilité d'en perfectionner les caractéristiques. Le matériel industriel de Clichy est idéal pour bien adapter la bille à la pointe. La qualité atteinte est excellente.
Les adeptes de la plume, dont l'école, le rejettent sans ménagement, mais le succès est tout de même considérable.
La première année 10.000 stylos sont vendus sous la marque Bic. En plus de la qualité, le produit est extrêmement bon marché. Le prix
du Bic est 50 anciens francs et nous sommes en 1953. Si le stylo plume reste un produit de luxe, la pointe Bic, elle, devient un outil de travail d'un exceptionnel rapport qualité prix.
Et l'idée nouvelle c'est de jeter après usage. Marcel Bich internationalise sa production en 1957 avec Biro-Swan. En 1958 ce sera Waterman-USA pour les Etats Unis.
Marcel Bich (photo LIFE)
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Mardi 8 juin 2010
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18:41
Depuis 1935, il existe chez les anglais des "paperbacks", autrement dit des livres brochés. Alors qu'habituellement les livres sont
cartonnés. Ce sont les progrès techniques de l'édition qui ont permis le lancement des livres souples et bon marché. Il s'agissait de réédition de textes pour bénéficier de droits d'auteur plus
faibles. Le paperback, dont les créateurs sont les éditions Penguin, est une révolution pour tout le monde de l'édition. Ce monde change d'un coup de dimension.
Ce livre bon marché se développe ensuite aux Etats Unis pendant la seconde guerre mondiale au moment où les éditeurs ont été
sollicités pour fournir les GI. La France, elle, n'y vient qu'en 1953. Notre pays a été longtemps rivé à une idée trop élitiste de l'édition. Henri Filipacchi qui travaille pour la maison
d'édition Hachette, liée à Gallimard pour l'occasion, prend l'initiative et pour les premiers titres on trouve "Koenigsmark" de Pierre Benoit, "vol de nuit" de St Exupéry, "l'ingénue libertine"
de Colette et "pour qui sonne le glas" d'Ernest Hemingway.
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Mercredi 2 juin 2010
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Attention à certaines qui peuvent provoquer des crises d'épilepsie
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