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Histoire de France

Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /Sep /2009 17:32

 

Le véritable Attila, second fils de Mundzuk, roi des huns caspiens, peuple barbare et nomade, était redoutable et rusé et aimait la guerre. Les huns inspiraient partout la terreur. Attila avait une large tête et le teint basané avec des petits yeux enfoncés , un nez aplati. Il avait de larges épaules, une taille courte et carrée, le tout mal proportionné mais plein de force. Ses sujets le voyaient comme un roi équitable et indulgent. Il est né vers 395. Il fut empereur des huns en 435 et roi en 437.

Il avait conçu le projet de s'emparer de l'empire romain alors décadent et partagé en 2. C'est Aetius avec Mérovée et Théodoric 1er qui ont empêché ce projet en gagnant la bataille décisive de Catalaunum près de Troyes.
Lors de la grande invasion de 451, le rassemblement derrière Attila, avec plus de 5000 guerriers était impressionnant. En faisaient partie évidemment l'Asie, les neures, les alains, les bellonotes, les gélons à casaque de peau humaine, les basternes, les germains, les ostrogoths, les gépides, etc... Ils franchissent le Rhin, prennent Metz, Laon, St Quentin, Reims. Le siège de Paris n'aboutit pas à la prise de la ville. C'est pendant ce siège qu'il y a intervention de celle qui va devenir Ste Geneviève. Reddition d'Orléans, bataille des champs catalauniques, puis retraite d'Attila devant l'armée d'Aetius.
En 452 après la rencontre avec le pape Léon 1er au camp d'Attila, celui-ci renonce à prendre Rome et quitte l'Italie le 8 juillet.

L'épée de Mars :
Un pâtre hun qui s'était rendu compte que l'une de ses génisses s'était blessée au pied suivit la trace du sang pour savoir pourquoi. A travers les herbes il découvrit la pointe d'une ancienne épée. Il offrit cette épée à Attila qui se déclara possesseur légitime de l'épée de Mars et réclama ses droits divins. Attila en récolta un caractère sacré qui facilitait ses conquêtes.
L'herbe ne repousse pas :
"Voilà 13 jours que nous avons quitté Constantinople. Nous nous installons tant bien que mal dans des maisons en ruine pour passer la nuit. La ville a été rasée de fond en comble par les huns pendant leur expédition de 441. Un de nous a fait pendant le dîner des allusions à la fureur destructrice de ces cavaliers : là où ils passent, a-t-il dit, l'herbe ne repousse pas. En entendant ces paroles qui auraient dû les remplir de honte, les huns ont poussé des cris de triomphe."

Journal, Priscos

Il mourut pendant sa dernière nuit de noces, autour du 15 mars 453. Les huns étaient polygames. Une de ses artères s'était rompue pendant la nuit. Son corps fut enfermé dans 3 cercueils : le premier d'or, le second d'argent et le dernier en fer.

Lutèce : Paris
Mediolanum : Milan
Augusta treverorum : Trèves
Narbo Martius : Narbonne
Agrippinensium : Cologne
Arelate : Arles, à l'époque siège de la préfecture des Gaules.
Argentoratum : Strasbourg
Mettis : Metz
Verodunum : Verdun
Rotomagus : Rouen
Agedincum : Sens
Catalauni : Châlons sur Marne
Trecae : Troyes

L'empire d'Attila

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Voir les 7 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : Histoire de France
Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /Août /2009 19:20

J'avais envie de vous en parler parce que c'est un personnage que j'aime particulièrement.
François Timoléon de Choisy, né le 16 août 1644, fut habillé en fille depuis sa plus tendre enfance. C'est ainsi que le voulait sa mère qui l'appelait "ma fille". Coiffé comme une fille, fardé, parfumé et paré de bijoux. Corset, jupons, rubans, éventail. On lui appliquait pommades et onguents afin qu'il n'ait jamais de poils. La Choisy l'exhibait comme un petit singe, on se moquait. François Timoléon était le plus jeune de ses enfants. Elle l'avait eu à plus de 40 ans et c'était son préféré. Et elle adorait quand il était vêtu en fille.

Son compagnon de jeux et grand ami n'était autre que le petit Monsieur, Philippe d'Orléans qui n'était encore que duc d'Anjou, frère de Louis XIV que Mazarin faisait habiller de la même façon afin de le rendre efféminé de peur, qu'à l'instar de Gaston d'Orléans, il se révolte contre son frère aîné. Le petit Monsieur aimait se faire appeler "mademoiselle" par son ami.
François Timoléon adorait être en femme mais il n'en tomba pas moins amoureux de femmes. Il s'éprit, entre autres, de Louise de la Vallière, future favorite du roi. Ce ne fut pas le cas du petit Monsieur qui n'aima jamais que ses mignons. Il souffrit beaucoup lorsque son ami tomba amoureux du comte de Guiche. François Timoléon et Philippe d'Orléans aimaient se retrouver tous 2 travestis. Cette complicité leur appartenait à eux seuls, comme autrefois lorsqu'ils étaient enfants.

Un jour, sans prévenir, il partit et se joignit à une troupe de théâtre à Bordeaux pour le bonheur de pouvoir "être femme". Les traits fins, menu, de beaux yeux noirs sous de longs cils, tous le prenaient pour une fille et il était très heureux d'être appelé "mademoiselle", entouré d'amoureux. Il se sentait lui-même. Il était beau, elle était belle. Quand sa mère fut au courant, elle fit courir le bruit qu'il était parti pour des études de théologie en province. Il tomba amoureux de mademoiselle de Montfleury, fille d'un grand comédien. Lorsqu'elle dût rentrer à Paris, François Timoléon l'accompagna.  Sa mère avait réussi à obternir pour lui l'abbaye de St Seine près de Dijon. Il perdit mademoiselle de Montfleury et plongea dans les études. Il devint abbé. Il avait 19 ans. Il avait dans ses bagages une perruque. Il ne pouvait se résigner à troquer sa belle chevelure contre une tonsure. Il avait promis de renoncer à se travestir. Mais très vite il commanda tout un habilement féminin, et en cachette, le revêtit, se farda, comme avant..........

Il rejoignit vite la cour qui lui manquait tant. Au décès de sa mère vénérée, l'abbé de Choisy qui n'était pas encore majeur (25 ans à l'époque), fut émancipé par ses frères. Il ne voulut rien d'autre que les robes, les bijoux et la vaisselle dont personne ne voulait et il leur laissa le reste de sa part d'héritage en argent. Il se mit à porter les pendants d'oreilles de sa mère à la cour, à se piqueter de mouches de velours et à se poudrer. Madame de La Fayette lui suggéra alors de s'habiller de nouveau en femme. Il n'hésita plus. Il enfila la plus jolie robe de la Choisy après s'être fait coiffer à la dernière mode féminine, et se pressa chez madame de La Fayette. Madame de Sancy était née. Personne n'osa élever la voix, François Timoléon était l'ami intime de Monsieur. Jusqu'à ce qu'un incident éclate avec le dauphin à l'Opéra, madame de Sancy avait effacé l'abbé. De nouveau il reprit l'habit d'homme.

Plus tard il acheta le château de Crespon et devint la comtesse des Barres, veuve. La cour le croyait en voyage, son abbaye était entre les mains de son homme d'affaires. Pour être une femme il fallait sacrifier la cour. A Bourges la comtesse se fit très vite connaître. Il garda plusieurs jours près de lui Agnès de la Grise sous prétexte de lui apprendre la coiffure. Ils passèrent toutes ces nuits dans le même lit, la petite y devint femme. Pourtant, du haut de ses 16 ans, elle croyait toujours qu'on faisait des enfants par les oreilles. En cadeau d'adieu il lui offrit ses boucles d'oreilles d'enfant, de diamants et de rubis. Il revint ensuite dans sa vie pour lui donner des cours de théâtre. Par goût du jeu, il alla jusqu'à lui faire l'amour à l'insu de tous (?), devant plusieurs spectateurs dont les parents d'Agnès. Il risquait gros. Enceinte, il pressa les parents ignorants de la marier. Ce qui fut fait, avec le comte des Gouttes.

François Timoléon tomba ensuite amoureux d'une comédienne : Roselie. Il la transforma en homme et l'honora du titre d'écuyer de la comtesse des Barres. Le tout-Bourges fut scandalisé. Roselie fut appelée le petit comte ou monsieur comtin. Le petit comte remit des robes lorsque son ventre devint rond. Elle fut cachée chez une sage-femme à Paris. L'enfant fut abandonné à une nourrice.
La comtesse des Barres fut confondue par son frère Balleroy. L'abbé de Choisy revint avec sa soutane, son frère emporta toutes ses robes. Il se ruina au jeu. Après la mort de Balleroy, il récupéra ses robes. Il ne quitta plus la soutane et ses pendants d'oreilles en diamant. Mais sous la soutane ouverte il laissait voir corset et jupe et jupon. On l'appela l'abbé madame de Sancy. Il abandonna de nouveau la soutane et reprit les robes, coiffe de dentelle et bourse ou manchon au poignet. Tout en noir et blanc. Les moqueries ne le gênaient pas. Il finit par imposer le respect : il avait 2 carosses noir et or, 4 chevaux blancs, un cocher, un postillon, des laquais en livrée, etc........ Toute sa garde robe était désormais noir et blanc, les couleurs écclésiastiques.

Toujours poudré et les lèvres peintes, l'extravagant abbé se faisait toujours pardonner de tous. Même du cardinal de Bouillon qui ferma même les yeux sur sa vie en concubinage et vint en personne lui rendre visite, allant jusqu'à se promener à son bras. Madame de Sancy triomphait!
Puis de nouveau il se ruina au jeu. Il perdit jusqu'à son abbaye. En 1676 le cardinal de Retz, doyen du conclave le prit pour conclaviste général des cardinaux français. Seul avec le futur Innocent XI, l'abbé fut le premier à l'embrasser.

Parti en mission au Siam, il commit une erreur et pour se faire oublier du roi il se réfugia au séminaire des miussions étrangères et se mit à écrire. Il fut réhabilité lors de la remise des présents du Siam. Il ne cessa plus d'écrire et reçut la charge de prévôt de l'abbaye de St Benoît du Sault. Seul dans son cabinet d'écrivain, François Timoléon revêtait pour lui seul robes et boucles d'oreilles. Par peur de déplaire au roi, de nouveau il finit par les sacrifier. Puis encore une fois il se ruina au jeu, perdant le château de Ballleroy dont il venait d'hériter.

Sa douleur fut grande à la mort de Monsieur, son cher ami, son complice. En queue du cortège qui accompagnait sa dépouille, une femme en deuil avec des pendants d'oreille pleurait sous un voile noir. Pour l'abbé travesti, la vie n'eut plus le même goût. Il reprit ses écritures. Il écrivit "l'histoire de l'église" en 11 volumes. Ce fut son dernier ouvrage.
Il est mort le 2 octobre 1724 après avoir fait jurer qu'il serait porté dans la tombe avec ses pendants d'oreilles en diamant qu'il tenait dans sa main.

 

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Mardi 28 juillet 2009 2 28 /07 /Juil /2009 18:36

Louis Philippe 1er, "la poire", est né le 6 octobre 1773 à Paris. Il est le fils de Philippe Egalité, ex-duc d'Orléans, cousin de Louis XVI, qui avait voté sa mort. Il est aussi descendant de Louis XIII. Louis-Philippe est un sincère partisan de la révolution. Il s'est battu contre l'Autriche et la Prusse. Il s'est ensuite réfugié en Suisse où il fut professeur.
Il rentre en France, en disgrâce, en 1814 et habite au Palais Royal avec son épouse Marie-Amélie des deux-Siciles. Il y reçoit les mécontents du régime. La monarchie constitutionnelle est inaugurée. Elle est appelée "la monarchie de juillet". Le roi-bourgeois (ou roi-citoyen) n'est plus sacré à Reims, il prête serment à la charte révisée qui est une nouvelle constitution dans laquelle le roi et les chambres se partagent l'initiative des lois. Mais un grand désordre règne à Paris et Louis-Philippe fait appel au parti de la résistance avec le président du conseil Casimir Périer. Ce dernier réprime les révoltes avec beaucoup de brutalité. Va naître alors une virulente opposition républicaine et socialiste, interdite par une loi sur les associations en 1834.

En octobre 1840 le roi appelle Guizot à la présidence du conseil, faisant ainsi un choix anti-républicain qui causera sa perte. Guizot s'oppose aux 2 réformes réclamées par les républicains, une réforme parlementaire et une réforme électorale. Une manifestation interdite est organisée. Le 23 février 1848 la garde nationale s'insurge aux cris de "vive la réforme, à bas Guizot!". Louis-Philippe demande alors sa démission. Le soir 16 manifestants sont tués par les soldats et les cadavres sont promenés toute la nuit dans les rues de Paris. Le 24 c'est la révolution, le peuple occupe l'hôtel de ville et menace les tuileries. Louis-Philippe 1er abdique en faveur de son petit-fils le comte de Paris. Mais les insurgés ne veulent plus de roi. Un gouvernement provisoire est formé en vue d'établir la république.
Le roi gagne l'Angleterre où il prend le nom de comte de Neuilly et y meurt le 26 août 1850 à Claremont.
Louis Philippe a été le dernier roi en France.

Louis-Philippe 1er par Franz Xavier Winterhalter, 1839

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Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /Juil /2009 18:20

Charles X, le plus jeune frère de Louis XVIII et donc Louis XVI, est né le 9 octobre 1757 à Versailles. Il est fils du dauphin Louis Ferdinand et il est passionné par la chasse.
En 1773 il épouse Marie-Thérèse de Savoie à Versailles. Il est sacré roi à Reims en 1825. Charles est un contre-révolutionnaire, chef du parti ultra-royaliste. Il veut revenir à l'ancien régime. Il fut l'un des premiers à émigrer en 1789 pour chercher des défenseurs de la royauté dans les cours étrangères. Il rentre à Paris en 1814 avec les troupes alliées et participe aux négociations du premier traité de Paris.
Dès son arrivée sur le trône il promulgue 4 lois :
-La loi du sacrilège qui punit de mort les crimes religieux.
-La loi du "milliard des émigrés" qui indemnise les anciens émigrés dont les révolutionnaires avaient confisqué les terres.
-Le licenciement de la garde nationale, symbole de la révolution.
-Le rétablissement de la censure des journaux.
Forcément ces lois rencontrèrent une forte hostilité.
En promulgant les 4 ordonnances du 26 juillet 1830, violant la charte puisque non votées par les chambres, Charles agit en roi absolu, faisant fi des avertissements.
Le 27 juillet, alors que le roi est à St Cloud, des barricades s'élèvent et les rues de Paris sont dépavées. Le 28 les anciens gardes nationaux prennent le drapeau tricolore. Le 29 le peuple s'empare du Palais Bourbon (l'assemblée) et du Louvre. Charles X retire les ordonnances, mais il est trop tard. Ces journées sont appelées les "3 glorieuses". Le 2 août 1830 le roi abdique en faveur de son petit-fils.
Le parti orléaniste défendu par Thiers réussit à imposer Louis-Philippe, duc d'Orléans et dévoué à la cause révolutionnaire.
Charles X se retire en Ecosse, à Prague, puis à Goeritz en Illyrie. Il y meurt du choléra le 6 novembre 1836.

Charles X

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Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /Juil /2009 17:08

Louis XVIII, dit "le désiré", est né le 17 novembre 1755 à Versailles. C'est le frère de Louis XVI. Monsieur, comte de Provence, qui a épousé Marie-Joséphine de Savoie en 1771, a émigré en 1791. Il a combattu aux côtés de l'armée prussienne contre la France à Valmy. A la mort de Louis XVII le 8 juin 1795, il prend le titre de roi. Il est reconnu par les puissances étrangères. En 1807 il est en Angleterre. Talleyrand et la coalition alliée négocient son retour.
Louis XVIII aime les lettres et a beaucoup d'esprit. Il est obèse et souffre de la goutte. Il sait qu'il ne pourra rétablir l'ancienne monarchie. Il reprend le drapeau blanc et supprime la marseillaise. Il conserve les principes de 1789 y compris l'abolition des privilèges. Mais les émigrés qui étaient à l'abri à la cour d'Autriche tiennent à leurs privilèges.
Le 1er mars 1815, c'est le retour de Napoléon. Louis XVIII s'enfuit en Belgique. Le vol de l'aigle dure 100 jours. Pendant ces 100 jours il a été vaincu à Waterloo. Paris est occupé par les troupes anglo-prussiennes et russes. Louis XVIII est rappelé. Les émigrés font régner "la terreur blanche" par des représailles sanglantes contre les bonapartistes. Le règne de Louis XVIII ne sera qu'une longue suite de discussions parlementaires.
Le 13 février 1820 le duc de Berry, neveu de Louis XVIII et alors dernier descendant des Bourbons est assassiné par un ouvrier républicain. Les ultra-royalistes reviennent alors au pouvoir. Les républicains disparaissent de la vie publique et s'organisent en société secrète : la charbonnerie. le 16 septembre 1824 Louis XVIII meurt à Paris. Il sera le dernier souverain de France mort sur le trône. Il est enterré à St Denis.
Lors de l'assassinat de son mari, la duchesse de Berry est enceinte du futur comte de Chambord, héritier du trône de France.

Louis XVIII

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