Mardi 7 février 2006
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A Rome, la médecine est d'importation étrangère, surtout de Grèce. Les convalescents allaient d'eux-mêmes au temple de
la fièvre ècrire les remèdes auxquels ils devaient leur guérison. Le premier médecin qui arriva du Péloponèse, Archagathus, reçut le droit de cité romaine et fit fortune. On lui fait don d'une
taverne dans le carrefour Acilius. Rome érigea un temple à Esculape après une peste. Ses prêtres, les asclépiades et les esclaves se partagèrent l'exercice de la médecine. C'est dans ce temple
bâti dans l'ile du Tibre qu'on envoyait mourir les esclaves malades. Certains grecs ignorants arrivèrent après le départ d'Archagathus de Rome et se dirent médecins. Ils ne savaient que
pratiquer des saignées et arracher des dents etc....Ensuite vinrent des médecins plus habiles.
Pour se soigner les romains fabriquaient des potions à base de plantes, de sels, et même de sang de gladiateur et de la graisse d'homme.
Antonius Musa qui guérit Auguste d'une maladie dangereuse fut élevé au rang de chevalier.
Le grec Athénée pensait que l'esprit était transmis par la procréation.
Au début tout était mélangé : médecine, chirurgie et pharmacie. Ensuite ces 3 branches se séparèrent.
Tandis qu'Auguste chassait les étrangers de la ville pendant une grande famine, il fit une exception pour les médecins qui pour la
plupart étaient grecs et plus tard il leur donna le droit de porter l'anneau d'or. Les médecins étaient aussi souvent des esclaves. Les romains tenaient à leur oisiveté et leur liberté. On
pouvait se décréter médecin du moment qu'on parlait grec. Sylla essaya d'instituer une loi qui condamnait à la déportation ou à la mort les médecins négligents mais sans possibilité de
vérification, elle devint caduque. Un médecin qui inventait un nouveau remède ou une méthode inconnue faisait fortune
A l'époque de l'antiquité romaine, on savait traiter les fractures et les déplacements d'os et on connaissait les jambes
artificielles. Mais ils ne connaissaient bien sûr pas l'anesthésie. On a découvert environ 200 instruments chirurgicaux dans les ruines de Pompéï mais ils servaient surtout aux expériences., la
chirurgie n'en était qu'à ses balbutiements.
Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner
Auguste
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Publié dans : La Rome antique
Jeudi 26 janvier 2006
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En
72, l'empereur Vespasien entreprend la construction d'un gigantesque amphithéâtre à Rome sur l'emplacement d'un grand lac que l'on a assèché et comblé. Son fils, l'empereur Titus, l'inaugure en
80 en lui donnant le nom d'amphithéâtre Flavien. Pour l'évènement, il donne des jeux pendant 3 mois pendant lesquels 2000 gladiateurs et 9000 animaux trouveront la mort. Au 13ème siècle, le peuple prend l'habitude de l'appeler Colosseum en raison de la statue monumentale de Néron
qui se trouve face à l'entrée de l'amphithéâtre. Le Colisée reste aujourd'hui l'un des plus impressionnants monuments du monde. De forme elliptique, il mesure 527m de circonférence, 188m de
long dans le grand axe, 156m dans le petit axe et 49 m de hauteur au-dessus de l'arène. Cette dernière mesure 87m sur 54m. Elle pouvait être recouverte d'eau et transformée en bassin pour les
combats navals. Un système d'entrées et d'escaliers permettait à plus de 50 000 spectateurs d'occuper ou d'évacuer très rapidement les 4 rangées de gradins. Ces derniers étaient constitués par
des blocs de travertin (pierre calcaire). Les gradins inférieurs étaient réservés aux riches. On y trouvait la loge de l'empereur. la dernière section était pour les femmes de basse classe,
elles s'y tenaient debout. On donnait au Colisée des spectacles grandioses et le sable a souvent été imprégné du sang des premiers chrétiens. Le spectacle de courage et de foi de ces martyrs a
largement contribué à la propagation du christianisme chez les romains. Endommagés par des tremblements de terre, les gradins supérieurs ont plusieurs fois été reconstruits. Au 17ème
siècle, le Colisée fut sauvé de la destruction totale par le pape Benoît 14 qui le plaça sous la sauvegarde de l'église comme monument chrétien. Il y a toujours une grande croix au bord de
l'arène.
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Publié dans : La Rome antique
Samedi 21 janvier 2006
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Pompeï
Cette photo vient de cette galerie
Dans la Rome antique, dans
les premiers temps de la république, on incinérait ceux qui avaient assez d'argent pour ce genre de funérailles. Pendant que le bûcher brûlait pour l'incinération, on jetait des présents :
encens, parfums, cheveux et autres. On y jetait aussi les armes, les vêtements précieux et autres objets ayant appartenu au défunt. Chose horrible : il arrivait qu'on y jette aussi
les animaux qu'il avait aimés (chevaux, chiens, oiseaux, etc.......). Parfois un esclave sautait dans les flammes pour accompagner le mort. Pendant que
le corps brûlait, on faisait des libations de lait, de vin et de sang (ce dernier devant apaiser les mânes du mort). Il s'agissait du sang des victimes immolées ou des prisonniers et
d'esclaves, voire le sang des gladiateurs qui s'égorgeaient devant le bûcher et
qu'on appelait bustuarii.
Des prières étaient adressées au vent pour qu'il anime la flamme. Le feu était éteint avec du vin et plus tard avec de
l'eau. Le plus proche parent récupérait les os et les lavait avec un vin vieux et du lait. Ils étaient sèchés avec un voile de lin. On les déposait ensuite dans une urne d'airain avec des roses
et des plantes aromatiques. Il arrivait qu'un prêtre jetât 3 fois de l'eau sur l'assemblée pour la purifier quand elle ne traversait pas ce qu'il restait du bûcher. Avant de partir, on disait
un dernier adieu : "adieu pour toujours, nous te suivrons tous dans l'ordre que la nature voudra". Et puis l'une des pleureuses congédiait la foule en disant : "I, licet" (on peut s'en aller).
L'urne était enterrée dans un tombeau. On n'incinérait jamais les bébés (enfants qui n'avaient pas encore de dents).
Le lendemain, il y avait le festin funèbre où parents et amis du défunt se retrouvaient. Si le mort était riche, on
donnait un repas au peuple ou on lui distribuait de la viande crue. Le 9ème jour, un autre festin avait lieu pour la fête des Novemdiala et le 10ème jour, la
maison du mort était purifiée parce qu'il avait souillée.
Cette coutume dura jusqu'au temps de Théodose.
Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner
Tombeau à Herculanum
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Publié dans : La Rome antique
Dimanche 8 janvier 2006
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L'arc de Titus à Rome
Site de la photo
Quand on commença à négliger la cérémonie des noces et que la femme eut le droit
de répudier son mari, le divorce devint chose banale et commune. On donnait le motif d'incompatibilité d'humeur, sans animosité et on se séparait tout simplement. On allait chez le préteur
faire rompre son union. Chacun reprend ses biens et s'en va vivre autrement. Mécène aurait mille fois répudié sa femme pour aussitôt lui refaire la cour et de nouveau l'épouser. Le
divorce ne peut toutefois s'accomplir que devant le magistrat. Il faut 7 témoins, tous citoyens romains, et devant eux on brise les tablettes du contrat de mariage. La
répudiation se passait en famille et avec les amis qui approuvaient la répudiation. Le mari (ou la femme) annonçait alors son intention aux censeurs et affirmait par serment que ses motifs
étaient purs et légitimes. Ensuite il (elle) faisait comparaitre sa femme (son mari) à qui il redemandait les clés de la maison (en général c'était la maison du mari) et lui disait devant ces
témoins : "adieu, emporte ta fortune, rends-moi la mienne". En cas d'absence, il (elle) lui fait signifier par un affranchi le libellé de répudiation. L'ancienne loi donnait au mari le droit de
répudier sa femme au cas où elle aurait empoisonné ses enfants, fait faire de fausses clés ou aurait commis l'adultère. En ce temps là, il y avait un petit
temple dédié à Viri Placa, déesse conciliatrice des mariages où l'on se réunissait pour s'expliquer servait à se réconcilier. Par la suite, il fut complètement déserté bien
évidemment.
Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner
Temple des Dioscures, plusieurs fois reconstruit
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Publié dans : La Rome antique
Lundi 2 janvier 2006
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Si l'on regarde le côté juridique, la femme dans l'antiquité romaine est livrée sans défense au despotisme de son mari
qui a droit de vie ou de mort sur elle. Elle n'échappait à la tyrannie de son époux ou de son père qu'à sa mort. Mais regardons la dans la vie courante. La femme de l'antiquité
romaine est une matrone, une mère de famille vénérée des esclaves, des enfants, respectée par son mari et maîtresse dans sa maison. Une place d'honneur lui était réservée
au théâtre, aux fêtes, aux repas. Le consul se rangeait sur son passage.
Comme son époux, elle offrait des sacrifices aux dieux lares (dieux du foyer). La femme de l'antiquité romaine avait la
gestion des travaux intérieurs des esclaves, dirigeait l'éducation des enfants et partageait avec son mari l'administration du patrimoine. Dans la maison on
l'appelait "Domina". La femme de l'antiquité romaine avait même le droit de former des associations avec des chefs élus. Les romains regardaient le mariage comme le
mélange de 2 vies. Tout devait donc être commun entre les époux, introduisant un principe d'égalité dans la famille. Une antique formule voulait qu'en franchissant le seuil de son foyer la
mariée dise à son mari : "ubi tu Caïus, ibi ego Caïa " (là où toi tu es maître, moi je vais être maîtresse).
Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner
Tableau de Giovanni Paolo Pannini
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