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Indiens d'Amérique

Jeudi 2 février 2006 4 02 /02 /Fév /2006 15:57

Extrait de son discours de reddition :

Je suis fatigué de me battre. Nos chefs ont été tués. Looking Glass est mort. Too-Hul-Hul-Sote est mort. Tous les anciens sont également morts... Celui qui dirigeait nos jeunes gens, Ollokot, est mort. Oh! il fait si froid et nous n'avons pas de couvertures. Nos petits enfants meurent de froid. Certaines personnes parmi mon peuple se sont enfuies dans les collines, elles n'ont ni couvertures ni nourriture. Personne ne sait où elles sont allées, peut-être sont-elles déjà mortes de froid. Je veux qu'on me laisse du temps pour rechercher mes enfants et voir combien je peux en retrouver vivants. Il se peut que je les retrouve parmi les morts. Ecoutez-moi, dites au Général Howard que je connais son coeur. Le mien est triste et tourmenté. A partir de ce jour, de l'endroit où se tient le soleil, je ne combattrai plus jamais

Le chef indien Joseph était de la tribu des Nez percés

Morceau du discours du 14 janvier 1879 :

Si l'homme blanc veut vivre en paix avec l'indien, il peut vivre en paix. Il n'est pas nécessaire de se quereller. Traitez tous les hommes pareillement. Donnez-leur à tous une chance égale de vivre et de croître. Vous pouvez aussi bien attendre des rivières qu'elles coulent à l'envers qu'exiger de n'importe quel homme libre qu'il soit content d'être enfermé et que la liberté d'aller où bon lui semble lui soit refusée. Si vous attachez un cheval à un piquet, vous attendez-vous à ce qu'il grossisse? Si vous parquez un indien dans un coin de terre et que vous l'obligez à rester, il n'y sera pas content et il ne croîtra ni ne prospèrera.
J'ai demandé à certains grands chefs blancs d'où ils tenaient le droit de dire à l'indien qu'il resterait dans un endroit alors qu'il voit les hommes blancs aller où ils veulent. Ils ne peuvent me répondre.
Ce que je demande au gouvernement, c'est d'être traité comme les autres hommes sont traités. Si je ne peux pas aller dans mon propre foyer, donnez-moi un foyer où mon peuple ne mourra pas si vite...
Je sais que ma race doit changer. Nous ne pouvons rester tels que nous sommes à côté de l'homme blanc. Nous ne demandons qu'une chance égale de vivre comme tous les autres hommes vivent. Nous demandons à être reconnus comme des hommes. Nous ne demandons que la même loi soit appliquée pareillement à tous les hommes. Si un indien viole la loi, punissez-le par la loi. Si un homme blanc viole la loi, punissez-le aussi.
Rendez-moi ma liberté, liberté de voyager, liberté de m'arrêter, liberté de travailler, liberté de faire du commerce là où je le choisis, liberté de suivre la religion de mes pères, liberté de penser et d'agir pour moi-même - et j'obéirai à chaque loi ou je me soumettrai au châtiment."

"Nos pères nous ont transmis de nombreuses lois, qu'ils avaient apprises eux-mêmes de leur pères. Elles disaient de traiter les hommes comme ils nous traitent, que nous ne devions jamais rompre un accord les premiers, que c'était une honte de dire des mensonges, que seule la vérité devait être dite.

Discours de Red Jacket.

 

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Voir les 5 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : Indiens d'Amérique
Mercredi 25 janvier 2006 3 25 /01 /Jan /2006 13:42

Frère, notre territoire était grand et le vôtre était petit. Vous êtes maintenant devenus un grand peuple, et il nous reste à peine l'espace pour étendre nos couvertures. Vous avez notre pays, mais cela ne vous suffit pas. Vous voulez nous forcer à épouser votre religion. Frère, continue à écouter. Tu te dis envoyé ici pour nous apprendre à rendre le culte au Grand Esprit d’une manière qui lui soit agréable. Et tu prétends que si nous n’adoptons pas la religion que vous les Blancs vous prêchez, nous serons malheureux ici-bas. Tu dis être dans le vrai et que nous sommes perdus. Comment pourrions-nous vérifier la vérité de tes paroles? (...) Frère, tu dis qu’il n'y a qu’une seule façon d'adorer et de servir le Grand Esprit. Si il n'y a qu'une religion, pourquoi le peuple blanc est-il si partagé à ce sujet? Nous savons que votre religion est écrite dans un livre. Pourquoi n'êtes-vous pas tous d'accord, si vous pouvez tous lire le livre? Frère, nous ne comprenons pas ces choses. On nous dit que ta religion a été donnée à tes ancêtres, et s'est transmise de père en fils. Nous aussi nous avons une religion que nos ancêtres ont reçue et nous ont transmise, à nous, leurs enfants. Nous rendons le culte de cette manière. Il nous apprend à être reconnaissants pour toutes les faveurs que nous recevons, à nous aimer les uns les autres et à être unis. Nous ne nous querellons jamais à propos de religion parce que c’est un sujet qui concerne chaque homme devant le Grand Esprit.

Red Jacket, chef iroquois et grand orateur des Six Nations

Discours de Sitting Bull

Discours de Seattle

Paroles de Standing Bear

 Guerrier sioux

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Voir les 30 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : Indiens d'Amérique
Mardi 17 janvier 2006 2 17 /01 /Jan /2006 18:24

 

See-non-ty-a-big
Medicine Man Iowa peint par Catlin en 1844

Le Général Sherman exterminait les bisons pour affamer les indiens. Entre 1872 et 1884, on extermina 3 700 000 bisons,dont 150 000 seulement par les indiens pour se nourrir. Les indiens des plaines et de la prairie se sont farouchement battus pour empêcher ce massacre.

Les plus grands massacres d'amérindiens :

1814 : En 1814, Jackson commande la bataille de Horseshoe Bend (Alabama) où 700 Indiens Creek sont tués. Il ne perd que 49 hommes. Un traité de paix sera signé donnant aux Américains accès à un territoire de près de 100 000 km².

1862 : 500 sioux tués, 1800 prisonniers et 39 chefs pendus.

1864 : au campement de Sand Creek, 600 pacifiques cheyennes du sud sont massacrés par le régiment du Colonel Chivington. Les atrocités commises par les soldats sont terribles

26 novembre 1868 : Custer massacre 103 cheyennes en majorité des femmes et enfants) et abat 800 chevaux dans le campement situé sur les bords de Washita River. Les tipis sont brûlés. Custer traîne avec ses hommes 53 captifs femmes et enfants qui doivent suivre les chevaux dans un blizzard glacial. Le chef Black Kettle y trouva la mort. C'est le massacre de Washita.

Washita

1870 : le colonel Baker veut attaquer le camp de Mountain Chief. Ce pauvre chef pikuni avait vainement défendu les intérêts de son peuple devant le général Sully. Il déplace alors brusquement son camp et la tribu de Heavy Runner prend sa place. L'éclaireur de Baker (Joe Kipp) met ce dernier au courant. Baker prend sous sa responsabilité de punir tous les indiens. Le camp est rasé, les black feet (pieds noirs) sont massacrés. C'est le massacre de Marias River ou de la Marias

Il y eu des plaintes contre Baker mais le gouvernement de l'époque l'a déclaré innocent

1874 : Little Big Horn. Bien que la bataille fut gagnée par les indiens, on compte 200 morts parmi eux

1890 : 300 sioux tués à Wounded Knee Creek, Big Foot est le premier mort. Les femmes hurlant, les enfants accrochés à leurs robes en pleurant, tout le monde tombait sous le feu des hommes blancs. C'est la fin des guerres indiennes. Tandis que les 25 soldats tués sont enterrés avec honneur, les morts sioux sont jetés dans une fosse commune. Un témoin raconte qu'une femme gisant dans son sang avait son bébé qui têtait son sein. Jusqu'à 2 km on retrouva les cadavres de ceux qui tentaient de fuir leurs bourreaux. Les soldats tués l'ont été par leurs propres armes (constaté aprés enquête)

Femmes et enfants sont toujours compris dans ces morts bien entendu, on ne fait pas de distinction

Les déportés doivent se rendre à pied dans les camps qu'on leur a honteusement réservés. Ils sont mis dans des réserves comme des animaux dans un zoo. La famine et la maladie sévissent. L'alcool aussi. Les terres qu'on a laissées à ce peuple sont incultivables. Les boeufs sont malades et succombent. On sépare les familles, on diminue de 50% les rations. Pour le bureau des affaires indiennes, un bon indien est un indien mort

Les indiens pratiquent la Ghost Dance pour enrayer la famine, selon leurs coutumes. L'armée assassine alors tout indien surpris à danser

Sitting Bull : assassiné

Crazy Horse : assassiné

Mangas Coloradas : assassiné

Black Kettle : tué par Custer

Little Crow : tué d'un coup de fusil par un fermier tandis qu'il fuyait les troupes américaines

N'oubliez jamais ce peuple exterminé

Même s'il en reste aujourd'hui, ce n'est plus le peuple qui vivait avec la terre qu'on leur a volée. Les Etats Unis se sont faits sur leur sang

Ils devaient être environ 35 millions, il n'en reste que 2 millions.

La piste des larmes

Chefs indiens de la tribu Blackfoot, 1900

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Voir les 26 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : Indiens d'Amérique
Mercredi 11 janvier 2006 3 11 /01 /Jan /2006 18:26

Le chef d'une tribu amérindienne, Chef Leschi, pendu en 1858, a été disculpé par un «tribunal historique» près de 150 ans après sa mort. Ce chef indien avait été pendu dans l'état de Washington après avoir été reconnu coupable du meurtre d'un soldat blanc trois ans auparavant. Un tribunal spécial de 7 membres, présidé par un juge de la Cour suprême de l'état de Washington, a jugé à l'unanimité que Chef Leschi n'aurait pas dû être condamné à mort pour meurtre car la mort du soldat relevait d'un acte de guerre. En 1855, l'armée américaine et les Nisquallys, chassés de leurs terres par les blancs, étaient en effet en guerre. Le jugement, salué par les descendants du chef indien, n'a pas de valeur légale, mais marque une victoire symbolique pour la communauté amérindienne Nisqually qui réclamait une révision du procès depuis plusieurs années.

Source AFP

Son frère Quiemut a été assassiné le 18 novembre 1856 par un inconnu dans le bureau du gouverneur Stevens où il était gardé pour la nuit

 

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Voir les 8 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : Indiens d'Amérique
Mercredi 4 janvier 2006 3 04 /01 /Jan /2006 17:29

Crazy Horse en indien : Tashunke Witkoo. On l'appela ainsi parce qu'à sa naissance un cheval emballé traversa le camp des sioux oglala. Pendant 12 ans, de 1865 à 1877, Crazy Horse combattra au premier rang des sioux engagés dans la grande guerre contre les blancs voleurs de terre. Il est le plus doué des chefs sioux. A 20 ans, sachem des oglalas, il obtient la victoire lors du combat de Peno Creek en 1866 (ce que les américains appellent le massacre Fetterman). Il était présent lors de la bataille de Little Big Horn. Pendant 1 an, Crazy Horse et ses oglalas seront traqués par le général Crooks et ses 8 compagnies de cavalerie. Il ordonne à ses hommes qui meurent de faim de se disperser dans la montagne. Capturé, Crazy Horse est transféré sous bonne garde au Fort Robinson. Pendant une bousculade dans la cour du fort devant une cage de fer où sont enfermés des oglalas, un soldat le frappe d'un coup de baïonnette. Crazy Horse meurt dans la nuit agé de 37 ans. Il restera le symbole exemplaire de la résistance indienne.

Crazy Horse (par L. Shipshee)

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Voir les 11 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : Indiens d'Amérique
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