Mardi 21 décembre 2010
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Le stade que l'on dit émotionnel se situe aux environs du 6ème mois. C'est une période de symbiose
affective. C'est à ce moment qu'il y a prévalence des signaux orientés vers le monde humain à partir des signaux réflexes comme les pleurs ou les sourires, déjà présents au stade impulsif pur
(celui du nouveau-né).
A partir de 6 mois le bébé a des besoins physiologiques comme la nourriture, et des besoins affectifs et
émotionnels. Il a besoin de caresses, de baisers, de câlins, de bercements, de rires etc... Tous ces besoins sont traduits par des mimiques et des attitudes nouvelles qui sont des moyens
d'échange avec autrui. Le bébé réclame des apports affectifs et les partage avec son entourage adulte.
A ce stade l'enfant réagit devant l'image que lui reflète le miroir. H. Wallon dit qu'il croit être l'image
qu'il voit et que c'est la raison pour laquelle il lui rit, lui tend les bras, l'appelle de son prénom. Il n'y a pas encore pour lui de représentation étant donné que l'objet doit d'abord
devenir extérieur pour être représenté. Entre l'expérience immédiate et la représentation des choses il faut nécessairement qu'intervienne une dissociation.
Le stade émotionnel est le moment de la transformation progressive des décharges motrices impulsives en
moyens d'expression sous l'influence de l'entourage humain.
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Publié dans : Psychiatrie
Samedi 11 décembre 2010
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La période des opérations concrètes suit la période préopératoire. C'est celle qui prélude à l'enrichissement des échanges
sociaux. Elle est marquée par la nécessité du support concret, l'enfant ne peut pas encore raisonner à partir d'énoncés verbaux uniquement.
Elle marque un grand progrès dans la socialisation et l'objectivation de la pensée. L'enfant prend conscience
de sa propre pensée et de celles autres. A ce stade le temps devient objectif. En fin de période l'enfant accède à la notion de vitesse.
Cette période voit l'enfant devenir capable de décentration. Il n'est plus limité à son seul point de vue. Il
peut coordonner plusieurs points de vue et en tirer des conséquences. Il peut libérer des aspects successifs de ses perceptions pour distinguer à travers le changement ce qui est invariant.
L'enfant peut saisir les transformations et les invariants à partir des manipulations concrètes. Il accède à la notion de réversibilité, mettant en place les premiers groupements opératoires,
c'est-à-dire la sériation et la classification. Sa pensée procède par tâtonnements, par aller-retour (opération inverse et réciprocité). Les notions de conservation des substances (poids,
volumes), de conservations spatiales et les conservations numériques se mettent en place.
Pendant la période préopératoire l'enfant devient capable d'utiliser une méthode systématique pour la
sériation. Il apprend aussi à considérer un objet par rapport à son environnement, il coordonne les différents points de vue dans un plan spatial. C'est dans cet espace qu'il acquière la notion
de la droite.
C'est la période où l'enfant accepte le point de vue des autres et leurs sentiments. Devient alors possible
une collaboration et coopération de groupe entre plusieurs enfants.
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Publié dans : Psychiatrie
Samedi 4 décembre 2010
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La période préopératoire, de 2 à 6 ans, qui correspond à l'apparition du langage, est la période qui marque
l'accession progressive à l'intelligence représentative. C'est-à-dire que chaque objet est représenté et correspond à une image mentale qui permet de l'évoquer sans le voir. L'enfant est amené
à développer sa fonction symbolique ou sémiotique : le langage, l'image mentale, le dessin, l'imitation différée, le jeu symbolique.
La fonction symbolique (capacité d'évoquer des objets ou des situations non perçues actuellement en se
servant de signes ou de symboles - selon Jean Piaget-) se développe entre 3 et 7 ans, par imitation, sous forme d'activités ludiques, l'enfant représentant dans le jeu les situations qui
l'ont frappé, intéressé, inquiété. Le langage accompagne le jeu et permet l'intériorisation progressive.
Mais à ce stade l'enfant n'est pas encore capable de se décentrer de son propre point de vue. Il ne peut pas
encore mettre ses perceptions successives en relation réciproque. Sa pensée, égocentrique, n'est pas encore réversible. On parle de préopérativité. La pensée repose sur l'intuition directe. Si
l'on met la même quantité d'eau dans des tubes de sections différentes, l'enfant ne tiendra compte que du niveau. Si le niveau est plus haut, pour l'enfant il y aura plus d'eau. Il n'est pas
encore capable de faire la relation entre la hauteur de la colonne et la hauteur du tube.
A cet âge la vision de l'enfant est encore globale. Il ne discerne pas les détails et trouve une raison à
tout. C'est l'usage qui définit l'objet. Demandez à un enfant de cet âge ce qu'est un avion, il va vous répondre "c'est pour aller loin" ou quelque chose dans le genre. C'est aussi l'âge où il
croit encore que tout ce qui bouge est vivant et qui dessine la lune avec un visage. Il n'y a pas encore de différenciation entre le corps vivant et le corps inerte. Et s'il sait distinguer sa
droite de sa gauche, il ne comprend pas encore que pour la personne qui est face à lui c'est à l'envers.
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Publié dans : Psychiatrie
Mardi 23 novembre 2010
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La perservité peut être accidentelle ou peut être une anomalie profonde du caractère. Elle peut aussi être
épisodique et passagère. Le sujet est porté à nuire de façon volontaire aux autres par des impulsions anti-sociales. En général on trouve la perversité dans des actes de cruauté physique ou
morale. Ces actes sont exécutés sous l'emprise de la passion comme la haine, la jalousie, religieuse, etc...). Nombreux actes de vandalisme sont pratiqués, dégradations gratuites, lynchages,
etc....
Chez l'enfant et l'adolescent la perversité apparaît souvent de façon passagère parce qu'elle est provoquée,
la plupart du temps, par un conflit intérieur vis-à-vis d'un membre de la famille. Cette perversité
rejoint la haine et exprime une profonde blessure morale.
La perversité pathologique se montre très tôt. Le jeune enfant est cruel, violent, indiscipliné, menteur,
etc... L'entourage se heurte à des difficultés insurmontables. Les tendances du jeune pervers se libèrent sans aucun frein moral, il a un comportement antisocial et cherche à assouvir ses
désirs, ses appétits, sans aucun respect pour qui que ce soit. Le jeune pervers est totalement dépourvu de sens moral. Il s'adonne aux drogues, au jeu, à la prostitution, à l'escroquerie, à la
tricherie, au vol, au viol, à tout crime possible. On les retrouve bien souvent dans la délinquance juvénile.
Il peut y avoir perversité acquise sous l'influence du milieu, suite à une encéphalite, ou
autre.
La perversité latente va, elle, se déclencher avec une névrose ou une psychose.
Ne pas confondre la perversité qui est une structure perverse avec la perversion qui est une conduite perverse.
Linda Picken
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Publié dans : Psychiatrie
Dimanche 24 octobre 2010
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Le mot a été créé en 1905 par Dupré. C'est le degré extrême de la rêverie fabulatoire. C'est une tendance
pathologique plus ou moins volontaire et consciente au mensonge et à la création d'histoires imaginaires. Dupré la décrit comme étant maligne, vaniteuse et perverse. Il la dit aussi
physiologique chez l'enfant.
La mythomanie est une tendance à mentir, à créer de toutes pièces des histoires purement imaginaires, ou a
simuler certaines maladies. Courante chez l'enfant, parce que sa grande imagination créatrice le pousse à inventer des histoires merveilleuses amplifiées par ce qui lui arrive de l'extérieur.
L'enfant peut aussi parfois simuler une maladie pour obtenir l'attention et les soins de son entourage. Certains enfants vont jusqu'à inventer des romans complets dont ils sont en général les
principaux personnages. Chez l'enfant la mythomanie permet l'identification, faire semblant est une protection. Ce n'est pas anormal tant que la mythomanie infantile disparait avec
l'âge.
Chez l'adulte la mythomanie démontre un déséquilibre psychique, quel que soit le degré d'intelligence du
sujet. La mythomanie la plus simple se montre dans la vanité, les sentiments d'infériorité, le perfectionnisme, etc... Le sujet se vante alors d'avoir des relations (imaginaires ou non) et de ses exploits. Plus ou moins habilement le mythomane insinue telle ou telle
chose pouvant le grandir aux yeux des autres. Il se vante de ci ou de ça et transforme à son avantage des circonstances qui risqueraient de l'inférioriser. Dans les sentiments d'infériorité, le
sujet fait tout pour se donner une sensation d'importance et de force. C'est un phénomène de compensation.
Cette mythomanie adulte démontre une débilité mentale ou une arriération affective. Pathologique elle peut aller jusqu'à la férocité. On assiste alors à l'envoi de courriers
anonymes, dénonciations, calomnies, haine, etc....
Les fabulations du mythomane sont souvent fort bien construites et pas forcément décelables de suite, voire
pas du tout décelables si on ne fouille pas. Jean-Claude Romand a réussi à tromper sa famille pendant 20 ans. Quand sa femme commence à se poser des questions, à se douter qu'il n'est pas
médecin de l'OMS, il l'assassine et ses enfants avec. Il ne pouvait pas sortir autrement de cette impasse.
Le mythomane a besoin de fuir la réalité pour des raisons bien personnelles qui l'ont mené à se réfugier dans
son monde imaginaire. C'est une question de survie.
Jaroslaw Kukowski
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Publié dans : Psychiatrie
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