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En 1924, soit 13 ans après la fondation de la société "Computing Tabulating Recording Company", naît la firme IBM (International Business Machines). Sa spécialité c'est celle des machines électro-comptables, des balances, et du matériel d'horocontrôle. IBM, qui mise sur la diversification, veut satisfaire le client, proposer un produit de très grande qualité et utiliser au mieux le savoir-faire et les compétences de son personnel. Ces 3 principes sont appliqués à la lettre. IBM ne subit pas la dépression des années 30. A ce moment là elle lance de nouveaux produits comme les tabulatrices, les trieuses, les vérificatrices et des machines à écrire électriques. La firme fait de la lutte contre la crise son argument de vente. Ses machines contribuent à l'amélioration de la productivité dans les bureaux et les usines.
En 1940 la naissance du circuit imprimé et en 1942 celle des diodes au germanium, permettent aux ingénieurs de l'entreprise de faire de spectaculaires progrès et de présenter le premier calculateur automatique en 1944. Il deviendra électronique en 1946. Il s'agit de l'Eniac (Electronic Numerical Integrator and Computer). Le bébé pèse 30 tonnes et contient plus 17.000 tubes électroniques, 70.000 résistances et 6000 commutateurs. Les progrès vont alors aller de plus en plus vite. En 1952 IBM en est à son premier ordinateur scientifique, l'IBM 701. Ce dernier éxécute des calculs numériques impossibles à réaliser à la main et il est capable de traiter des informations non numériques. l'IBM 701 devient ainsi une machine universelle de traitement d'informations. La technique utilisée est plus fiable et moins gourmande en énergie que celle employée pour l'Eniac. De plus elle permet une capacité de mémoire plus importante. La programmation de ce dernier né est en représentation binaire.
Herbert Grosch expliquant le 701 à Ronald Reagan en 1954
Image courtesy of International Business Machines Corporation
Le 7 mai 1946, afin de créer l'entreprise de pointe "Tokyo Tsushin Kogyo Kabushiki Kaisha", Masaru Ibuka et Akio Morita s'associent. Le capital est l'équivalent d'enviro 500 dollars. Ils ne veulent pas faire de postes de radio. Les associés cherchent plutôt un créneau original et choisissent celui du phonographe. Ils veulent se faire une réputation dans la réparation avant de créer un appareil totalement nouveau et inconnu du public.
Assez vite, le premier magnétophone japonais est mis au point. Ce qui pose problème ce sont les bandes magnétiques. Ibuka et Morita se sont inspirés des appareils allemands reçus pendant la guerre des services de propagande du 3ème Reich. Le premier magnétophone, grosse boîte grise de 35 kgs et d'une robustesse à toute épreuve, coûte 170.000 yens. Ce qui représente une fortune. Il semble que l'échec commercial ne puisse être évité. Mais un jour le ministère de l'éducation découvre l'appareil et en met dans chaque école. La Tokyo Tsushin Kogyo Kabushiki Kaisha peut alors prendre son essor et pense à passer à l'exportation. Il faut juste trouver à l'entreprise un nom prononçable pour tous les clients. Familièrement, l'entreprise est appelée Totsuko, mais ça reste un nom difficile hors Japon. La synthèse est trouvée à partir du mot latin sonus (son) et du mot anglais sunny (ensoleillé), d'autant plus que l'expression du moment est "sonny boys" qui désigne les jeunes dynamiques et brillants. Ce sera donc Sony. Ne pas prononcer à la japonaise : sône-ni, qui veut dire "perdre de l'argent".
Le 24 décembre 1933 ont lieu les premiers balbutiements de la télé. Il s'agit de démonstrations de télévision parlante à l'auditorium des Champs Elysées. Quant à la première émission elle est diffusée le 26 avril 1935 à 20h15.
En 1940 l'émetteur de la tour Eiffel est endommagé. Il est reconditionné en 1945 pour couvrir la région parisienne et un 2ème est mis en activité à Lille en mars 1950.
Les normes en ont été définitivement arrêtées par le ministère de l'information en novembre 1948. Il s'agit du 819 lignes et non du 445 qui avait été précédemment choisi pour avoir une meilleure image et un standard différent de celui de l'Allemagne.
Le monopole d'état sur la radio s'est étendu à la télévision. La radiodiffusion française devient la RTF (radio télévision de France) le 9 février 1949.
Le 30 juillet 1949 on vote une loi qui fixe pour 1950 une taxe de 3.000 francs sur chaque récepteur de télévision.
Il y a 2 émissions : la météo nationale diffusée depuis 1946 et le journal télévisé que présente Pierre Sabbagh à 20h depuis le 29 juin 1949. En mai 1949 on engage 2 speakerines : Jacqueline Joubert et Arlette Accard. Puis on lance de nouveaux programmes dont des émissions pour enfants avec le magicien Télévisius, et un feuilleton "l'agence Nostradamus". Le dimanche la messe est diffusée à 18h. On assiste aussi aux premières retransmissions en direct du Tour de France.
Pierre Sabbagh
Le 11 février 1950 est votée une loi qui établit un niveau de salaire horaire au-dessous duquel il est interdit de rémunérer un travailleur. Le SMIG (salaire minimal interprofessionnel garanti) était né. C'était une ancienne revendication sociale qui n'aboutissait pas du fait qu'il y avait plus de demandes que d'offres d'emploi. La loi Millerand de 1899 obligeait les entreprises adjudicataires de l'état à inclure dans leurs contrats une clause précisant que les salaires de leurs ouvriers seraient "normaux". Ce qui voulait dire "salaire égal au salaire moyen de la localité". Sous le Front populaire apparaît la notion de "minimum garanti". Puis enfin en cette année 1950 le gouvernement admet la libre détermination des salaires sur le plan individuel et collectif, mais par la voie des négociations et des conventions collectives. L'intervention du gouvernement se limite à la fixation d'un salaire minimal interprofessionnel.
Le SMIG est un minimum garanti à chaque salarié qui, à partir de 1952, varie selon une échelle mobile indexée sur les indices de prix définis par l'INSEE. Le SMIG régule l'évolution générale des salaires et sert de référence pour les aides offertes par la législation sociale. Il est obligatoire dans toutes les branches professionnelles et dans tous les départements de métropole.
Hilda par Duane Bryers
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