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La Rome antique

Lundi 2 janvier 2006 1 02 /01 /Jan /2006 22:45

Si l'on regarde le côté juridique, la femme dans l'antiquité romaine est livrée sans défense au despotisme de son mari qui a droit de vie ou de mort sur elle. Elle n'échappait à la tyrannie de son époux ou de son père qu'à sa mort. Mais regardons la dans la vie courante. La femme de l'antiquité romaine est une matrone, une mère de famille vénérée des esclaves, des enfants, respectée par son mari et maîtresse dans sa maison. Une place d'honneur lui était réservée au théâtre, aux fêtes, aux repas. Le consul se rangeait sur son passage.

Comme son époux, elle offrait des sacrifices aux dieux lares (dieux du foyer). La femme de l'antiquité romaine avait la gestion des travaux intérieurs des esclaves, dirigeait l'éducation des enfants et partageait avec son mari l'administration du patrimoine. Dans la maison on l'appelait "Domina". La femme de l'antiquité romaine avait même le droit de former des associations avec des chefs élus. Les romains regardaient le mariage comme le mélange de 2 vies. Tout devait donc être commun entre les époux, introduisant un principe d'égalité dans la famille. Une antique formule voulait qu'en franchissant le seuil de son foyer la mariée dise à son mari : "ubi tu Caïus, ibi ego Caïa " (là où toi tu es maître, moi je vais être maîtresse).

Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner

Tableau de Giovanni Paolo Pannini

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Voir les 19 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : La Rome antique
Dimanche 4 décembre 2005 7 04 /12 /Déc /2005 18:29

ses débuts, la Rome républicaine fait peu de cas des aspirations de la femme. Le mariage à l'essai est autorisé aux jeunes filles qui, ayant convolé, continuent de se donner à leur père plutôt qu'à leur mari. On leur octroie alors une ou deux années de réflexion. L'abrogation de la loi Oppienne qui restreignait sévèrement le port de tout ornement entraînera une évolution génératrice d'indépendance perceptible vers le IIème siècle avant JC. On tombe bientôt d'un excès dans l'autre. La propension des élégantes à se couvrir de bijoux et à se vêtir avec un luxe inouï contribuera à déséquilibrer si gravement la balance commerciale que le déclin de Rome s'en trouvera précipité. Cette "liberté" est quand même limitée par de nombreux tabous sociaux. A ce souci des apparences, nombre de romaines ajoutent la pratique de cultes voués à Bacchus et dont la célébration donne lieu à des orgies sexuelles.

Autel funéraire en marbre (Rome vers 70-90 avant JC, musée du Louvre)

Dédié à Iulia Victorina morte à l'âge de 10 ans et 5 mois

Cependant peu d'interdits frappent l'exercice du plaisir. Les athlètes disputent une compétition sportive entièrement nus. Au IVème siècle avant JC, la nudité féminine n'est pas exceptionnelle. Les dieux et leurs compagnes donnent l'exemple des débordements les plus extraordinaires. L'homosexualité dans la Rome antique est parfaitement ordinaire. Bien que les autorités y soient hostiles, les relations entre adultes et adolescents sont regardées comme normales à condition que le plus jeune soit pubère. Les amours saphiques font beaucoup d'adeptes, à commencer par les épouses frustrées. Sous le régime impérial, le divorce entre dans les moeurs dans la Rome antique. La loi d'Auguste fait de l'adultère un délit. La société romaine est plus que jamais marquée par une dominaion masculine toujours agressive. Mais quand il arrive qu'une femme réussisse à accéder à une position sociale confortable, elle acquiert du même coup une indépencance considérable au regard de la morale de l'ensemble des sociétés contemporaines. Mais une telle ascencion est rare.

L'usage des contraceptifs réduit les maternités. On confectionne dans la Rome antique un onguent avec de l'huile d'olive qui sert de contraceptif et qui sera utilisé jusqu'à nos jours.

Dans la Rome antique, il n'existe pas de manuels proprement sexuels comparables aux ouvrages orientaux. Mais il existe énormément de sculptures, gravures et autres dessins aussi bien sur des murs que sur des objets.

Voir : l'érotisme antique (divers auteurs)

Hure de sanglier en bronze

Figure de proue d'un navire de guerre romain (Musée archeologique d'Istres)

Eviter les rêts de l'amour est plus aisé que de s'en défaire une fois pris. Mais même si Vénus vous a saisi au collet, vous le pouvez encore, à condition que vous ne fermiez point les yeux sur les défauts, physiques et moraux de la belle que vous poursuivez de vos assiduités.

Titus Lucretius Carus (procès contre l'amour)

Dionysos sous forme de jeune dieu imberbe

La vie conjugale dans la Rome antique

 

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Voir les 6 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : La Rome antique
Mardi 28 juin 2005 2 28 /06 /Juin /2005 00:00

 

Temple rond du forum boarium

La mort qui les effrayait le plus était le naufrage parce qu'ils étaient persuadés que les âmes dont les corps demeuraient sans sépulture ne pouvaient être admises dans le séjour des bienheureux et devaient errer 1000 ans sur les rives du Styx. De ce fait, ils choisissaient le lieu de leur sépulture et souvent réglaient leurs propres funérailles. Ils souhaitaient mourir au milieu d’une famille nombreuse pleurant son mort autour de son lit. C'était la coutume de se réunir autour du mourant. On lui fermait les yeux, puis son fils ou à défaut, le fils d'un parent, l'embrassait sur la bouche pour recueillir son dernier soupir. On appelait le mort à voix haute 3 fois par intervalles. C'est ce qu'on appelait conclamare. Ensuite on allait au temple de Libitine pour annoncer le décès et prévenir les pompes funèbres (les libitinaires) qui se chargent de toute la cérémonie. Le corps était embaumé et enduit d'aromates après avoir été lavé à l'eau chaude par les femmes. Ensuite on le couvrait d'un linceul blanc et on lui passait l'habit qu’il avait coutume de porter ainsi que, le cas échéant, les insignes honorifiques qu'il avait mérité. Les pauvres n'avaient le plus souvent qu'une simple tunique. Tout cela terminé, on couronnait le mort et on l'exposait sur un lit dans le vestibule, les pieds tournés vers la porte. La maison était tendue de noir et ceux qui en avaient les moyens plantaient un cyprès consacré à Pluton devant la porte parce que c'est un arbre qui ne repousse jamais une fois coupé. Le défunt était exposé 7 jours pour s'assurer qu'il n'était pas en léthargie et il était gardé par un esclave. Le 8ème jour, un crieur public convoquait le peuple pour les funérailles. La maison était balayée avec un balai de verveine pour la purifier. Ceux qui avaient un rang illustre étaient portés par les dignitaires ou les fonctionnaires de l'état.

L'incinération

Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner

 

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Voir les 5 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : La Rome antique
Dimanche 26 juin 2005 7 26 /06 /Juin /2005 00:00

 

Les Horaces

Rome a longtemps méprisé le commerce, ce qui est normal, Rome à cette époque là était pauvre. Les objets de luxes étaient inconnus et inutiles. L’agriculture, le travail des femmes et des esclaves ainsi que la guerre fournissaient les objets de nécessité.

Les boutiques et les tavernes étaient de simples baraques en bois, mal aérées, étroites, mal éclairées, adossées à une maison. Les loyers étaient très chers. Beaucoup de riches s’en faisaient construire tout autour de leurs demeures et en tiraient des sommes énormes. Au dessus des boutiques, le marchand plaçait un tableau peint pour attirer l'attention et ils mettaient devant leur porte un étalage de marchandise. Les petits commerçants étaient relégués dans la classe la plus basse du peuple.

Il existait aussi des marchands ambulants. Qui criaient dans les rues. Il y avait des circulateurs qui montraient des serpents. Tous les 9 jours, les habitants de la campagne venaient à Rome vendre leurs produits et acheter ce dont ils avaient besoin. Les édiles étaient chargés d'examiner les objets mis en vente et s'ils étaient de mauvaise qualité, ils les faisaient jeter dans le Tibre. Les faux poids et les fausses mesures étaient brisés.

Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner

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Voir les 3 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : La Rome antique
Samedi 18 juin 2005 6 18 /06 /Juin /2005 00:00

 

Jules César

Les femmes sortaient bien enveloppées. On ne voyait que leur visage. Elles ne se montraient jamais en public tête nue. Un voile leur cachait même la moitié de la figure. Elles étaient suivies et entourées de plusieurs esclaves (des 2 sexes) qui les protégeaient. Parmi les promeneurs, il y avait les beaux qui aimaient à se faire voir. Leurs doigts étaient remplis de bagues, leur peau polie à la pierre ponce, leur chevelure bien coiffée et parfumée. En général leur toge était d'une ampleur exagérée.

C'est le plus souvent sur la voie Appienne qu'on allait montrer son équipage attelé. Les mules étaient parées de housses de pourpre et de harnais couverts d'or. Les voitures étaient garnies de tapis, ornées d'ivoire, de cuive d'argent ciselé pour les plus riches. Il y avait des chars à 4 roues et à 2 chevaux ou à 3 mules. Il y avait aussi des voitures à 4 roues et 2 places entièrement couvertes. les plus belles étaient tirées par 4 chevaux. Beaucoup se faisaient précéder par une troupe de cavaliers d'Afrique pour écarter la foule. Ou alors ils lançaient un coureur ou des gros chiens devant leur char. D'autres venaient en litière. Ils étaient portés par 6 ou 8 porteurs.

Pour voyager, l'usage des cartes routières était très répandu. Il était même indiqué où trouver un gîte pour la nuit. Partout il existait des entreprises privées de transport. Il y avait des relais on l'on changeait de chevaux et de véhicule. Les voyages en mer étaient interrompus du 11 novembre au 5 mars. Pendant cette période, on naviguait souvent de nuit. En cas de naufrage, les habitants des côtes s'étant attribués le droit d'épaves, il arrivait que des pêcheurs provoquent des naufrages volontairement.

Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner

Néron

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