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Indiens d'Amérique

Mercredi 4 janvier 2006 3 04 /01 /Jan /2006 17:29

Crazy Horse en indien : Tashunke Witkoo. On l'appela ainsi parce qu'à sa naissance un cheval emballé traversa le camp des sioux oglala. Pendant 12 ans, de 1865 à 1877, Crazy Horse combattra au premier rang des sioux engagés dans la grande guerre contre les blancs voleurs de terre. Il est le plus doué des chefs sioux. A 20 ans, sachem des oglalas, il obtient la victoire lors du combat de Peno Creek en 1866 (ce que les américains appellent le massacre Fetterman). Il était présent lors de la bataille de Little Big Horn. Pendant 1 an, Crazy Horse et ses oglalas seront traqués par le général Crooks et ses 8 compagnies de cavalerie. Il ordonne à ses hommes qui meurent de faim de se disperser dans la montagne. Capturé, Crazy Horse est transféré sous bonne garde au Fort Robinson. Pendant une bousculade dans la cour du fort devant une cage de fer où sont enfermés des oglalas, un soldat le frappe d'un coup de baïonnette. Crazy Horse meurt dans la nuit agé de 37 ans. Il restera le symbole exemplaire de la résistance indienne.

Crazy Horse (par L. Shipshee)

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Voir les 11 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : Indiens d'Amérique
Jeudi 29 décembre 2005 4 29 /12 /Déc /2005 18:02

Le Grand Chef de Washington nous a fait part de son désir d'acheter notre terre.

Le Grand Chef nous a fait part de son amitié et de ses sentiments bienveillants. Il est très généreux, car nous savons bien qu'il n'a pas grand besoin de notre amitié en retour.

Cependant, nous allons considérer votre offre, car nous savons que si nous ne vendons pas, l'homme blanc va venir avec ses fusils et va prendre notre terre.

Mais peut-on acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre? Etrange idée pour nous!

Si nous ne sommes pas propriétaires de la fraîcheur de l'air, ni du miroitement de l'eau, comment pouvez-vous nous l'acheter?

Le moindre recoin de cette terre est sacré pour mon peuple. Chaque aiguille de pin luisante, chaque grève sablonneuse, chaque écharpe de brume dans le bois noir, chaque clairière, le bourdonnement des insectes, tout cela est sacré dans la mémoire et la vie de mon peuple. La sève qui coule dans les arbres porte les souvenirs de l'homme rouge.

Les morts des hommes blancs, lorsqu'ils se promènent au milieu des étoiles, oublient leur terre natale. Nos morts n'oublient jamais la beauté de cette terre, car elle est la mère de l'homme rouge; nous faisons partie de cette terre comme elle fait partie de nous.

Les fleurs parfumées sont nos sœurs, le cerf, le cheval, le grand aigle sont nos frères; les crêtes des montagnes, les sucs des prairies, le corps chaud du poney, et l'homme lui-même, tous appartiennent à la même famille.

Ainsi, lorsqu'il nous demande d'acheter notre terre, le Grand Chef de Washington exige beaucoup de nous.

Le Grand Chef nous a assuré qu'il nous en réserverait un coin, où nous pourrions vivre confortablement, nous et nos enfants, et qu'il serait notre père, et nous ses enfants.

Nous allons donc considérer votre offre d'acheter notre terre, mais cela ne sera pas facile, car cette terre, pour nous, est sacrée.

L'eau étincelante des ruisseaux et des fleuves n'est pas de l'eau seulement ; elle est le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir qu'elle est sacrée, et vous devrez l'enseigner à vos enfants, et leur apprendre que chaque reflet spectral de l'eau claire des lacs raconte le passé et les souvenirs de mon peuple. Le murmure de l'eau est la voix du père de mon père.

Les fleuves sont nos frères; ils étanchent notre soif. Les fleuves portent nos canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir que les fleuves sont nos frères et les vôtres, et l'enseigner à vos enfants, et vous devrez dorénavant leur témoigner la bonté que vous auriez pour un frère.

L'homme rouge a toujours reculé devant l'homme blanc, comme la brume des montagnes s'enfuit devant le soleil levant. Mais les cendres de nos pères sont sacrées. Leurs tombes sont une terre sainte; ainsi, ces collines, ces arbres, ce coin de terre sont sacrés à nos yeux. Nous savons que l'homme blanc ne comprend pas nos pensées. Pour lui, un lopin de terre en vaut un autre, car il est l'étranger qui vient de nuit piller la terre selon ses besoins. Le sol n'est pas son frère, mais son ennemi, et quand il l'a conquis, il poursuit sa route. Il laisse derrière lui les tombes de ses pères et ne s'en soucie pas.

Vous devez enseigner à vos enfants que la terre, sous leurs pieds, est faite des cendres de nos grands-parents. Afin qu'ils la respectent, dites à vos enfants que la terre est riche de la vie de notre peuple. Apprenez à vos enfants ce que nous apprenons à nos enfants, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. Lorsque les hommes crachent sur la terre, ils crachent sur eux-mêmes.

Nous le savons: la terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la terre. Nous le savons : toutes choses sont liées comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses sont liées.

Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. L'homme n'a pas tissé la toile de la vie, il n'est qu'un fil de tissu. Tout ce qu'il fait à la toile, il le fait à lui-même.

Mais nous allons considérer votre offre d'aller dans la réserve que vous destinez à mon peuple. Nous vivrons à l'écart et en paix. Qu'importe où nous passerons le reste de nos jours. Nos enfants ont vu leurs pères humiliés dans la défaite. Nos guerriers ont connu la honte ; après la défaite, ils coulent des jours oisifs et souillent leur corps de nourritures douces et de boissons fortes. Qu'importe où nous passerons le reste de nos jours ? Ils ne sont plus nombreux. Encore quelques heures, quelques hivers, et il ne restera plus aucun des enfants des grandes tribus qui vivaient autrefois sur cette terre, ou qui errent encore dans les bois, par petits groupes; aucun ne sera là pour pleurer sur les tombes d'un peuple autrefois aussi puissant, aussi plein d'espérance que le vôtre. Mais pourquoi pleurer sur la fin de mon peuple? Les tribus sont faites d'hommes, pas davantage. Les hommes viennent et s'en vont, comme les vagues de la mer.

Même l'homme blanc, dont le Dieu marche avec lui et lui parle comme un ami avec son ami, ne peut échapper à la destinée commune. Peut-être sommes-nous frères malgré tout; nous verrons. Mais nous savons une chose que l'homme blanc découvrira peut-être un jour: notre Dieu est le même Dieu. Vous avez beau penser aujourd'hui que vous le possédez comme vous aimeriez posséder notre terre, vous ne le pouvez pas. Il est le Dieu des hommes, et sa compassion est la même pour l'homme rouge et pour l'homme blanc.

La terre est précieuse à ses yeux, et qui porte atteinte à la terre couvre son créateur de mépris. Les blancs passeront, eux aussi, et peut-être avant les autres tribus. Continuez à souiller votre lit, et une belle nuit, vous étoufferez dans vos propres déchets.

Mais dans votre perte, vous brillerez de feux éclatants, allumés par la puissance du Dieu qui vous a amenés dans ce pays, et qui, dans un dessein connu de lui, vous a donné pouvoir sur cette terre et sur l'homme rouge. Cette destinée est pour nous un mystère; nous ne comprenons pas lorsque tous les buffles sont massacrés, les chevaux sauvages domptés, lorsque les recoins secrets des forêts sont lourds de l'odeur d'hommes nombreux, l'aspect des collines mûres pour la moisson est abîmé par les câbles parlants.

Où est le fourré ? Disparu. Où est l'aigle? Il n'est plus. Qu'est-ce que dire adieu au poney agile et à la chasse ? C'est finir de vivre et se mettre à survivre.

Ainsi donc, nous allons considérer votre offre d'acheter notre terre. Et si nous acceptons, ce sera pour être bien sûrs de recevoir la réserve que vous nous avez promise. Là, peut-être, nous pourrons finir les brèves journées qui nous restent à vivre selon nos désirs. Et lorsque le dernier homme rouge aura disparu de cette terre, et que son souvenir ne sera plus que l'ombre d'un nuage glissant sur la prairie, ces rives et ces forêts abriteront encore les esprits de mon peuple. Car ils aiment cette terre comme le nouveau-né aime le battement du cœur de sa mère. Ainsi, si nous vous vendons notre terre, aimez-la comme nous l'avons aimée. Prenez soin d'elle comme nous en avons pris soin.

Gardez en mémoire le souvenir de ce pays, tel qu'il est au moment où vous le prenez. Et de toute votre force, de toute votre pensée, de tout votre cœur, préservez-le pour vos enfants et aimez-le comme Dieu vous aime tous.

Nous savons une chose: notre Dieu est le même Dieu. Il aime cette terre. L'homme blanc lui-même ne peut pas échapper à la destinée commune. Peut-être sommes-nous frères, nous verrons.

Discours du chef indien Seattle devant l'Assemblée des tribus d'Amérique Du nord en 1854

Pauvre Seattle, qu'est ton pays devenu?

Discours de Sitting Bull

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Voir les 23 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : Indiens d'Amérique
Vendredi 23 décembre 2005 5 23 /12 /Déc /2005 17:19

 

Chez les iroquois, lors de la grande danse des plumes, des actions de grâce se répètent à l'infini pour remercier le "bon jumeau" de tout ce qui a poussé au bénéfice des hommes : les fruits et l'eau, les animaux et les arbres, le soleil et les ceps de vigne, l'obscurité et la lune, les étoiles et les dispensateurs de vie (maïs, haricots et courges appelés les 3 soeurs divines). Les iroquois pensent que la grand-mère des hommes tombe du ciel sur la mer (il n'y avait pas encore de terre). La tortue recueille la grand-mère sur son dos que le rat musqué recouvre de vase remontée du fond de l'océan. Ainsi se forme peu à peu la première ile sur le dos de la tortue. Cette ile deviendra la terre tout entière

L'aigle est le substitut du soleil chez les indiens de la prairie et le canard est le guide infaillible aussi à l'aise dans l'eau que dans le ciel. D'où l'emploi des plumes de canards dans certaines cérémonies rituelles. Le chiffre 7 représente  les coordonnées cosmiques de l'homme

La plume d'aigle et le sifflet en os d'aigle sont indispensables à qui veut affronter l'épreuve de la danse qui regarde le soleil

La croix de forme géométrique simple de type romain est le symbole du faucon ou de l'aigle aux ailes étendues chez les peaux-rouges.

Chez les pavitso, un bâton portant à son extrémité une plume d'aigle procurée par un chaman est posé sur la tête du malade et le mal se trouve emporté

Pour les indiens de Californie centrale, le renard argenté est considéré comme un héros créateur

Chez les naskapi, l'âme est une ombre, une étincelle ou une petite flamme qui sort par la bouche

Pour beaucoup de peuples indiens d'Amérique du Nord, à chacun des 6 secteurs cosmiques est associée une couleur sacrée : le nord est jaune, l'ouest est bleu, le sud est rouge, l'est est blanc, le zénith est multicolore et le noadir (le bas) est noir

Pour tous les indiens d'Amérique du Nord, le rêve est le signe ultime et décisif de l'expérience Ils fondent le choix des prêtres et donnent la qualité de chaman (homme médecine). Ils ordonnent les guerres, etc.......Le grand aigle de la rosée revivifie la terre stérilisée par les esprits néfastes

Pour toutes les tribus indiennes d'Amérique du Nord, la voie lactée est le chemin des âmes regagnant l'eau-delà. A son extrémité se trouve le pays des morts.
Selon les iroquois, la grand-mère des hommes tombe du ciel sur la mer. Il n'y avait pas encore de terre. La tortue recueille la grand-mère sur son dos que le rat musqué recouvre de vase remontée du fond de l'océan. Peu à peu se forme la première ile sur le dos de la tortue et elle deviendra la terre entière.
Chez les pavitso, un bâton portant à son extrémité une plume d’aigle procurée par un chaman, est posé sur la tête du malade et le mal est emporté.

Chez les indiens du nord canadien, l'ombre et l'âme qui sont distinctes l'une de l'autre ser séparent du cadavre au moment de la mort. L'âme gagne le royaume du loup à l'ouest, et l'ombre demeure à proximité de la tombe. C'est l'ombre qui maintient les relations avec les vivants et c'est à elle que sont destinées les offrandes déposées sur les tombes. L'âme peut revenir et en s'unissant à l'ombre constituer un nouvel être. Les gens qui sont nés de cette façon une seconde fois rêvent parfois de leur vie antérieure.

L'obsidienne (silex), anciennement lame des couteaux de sacrifice, a conservé chez les indiens d'Amérique centrale une valeurs magique bénéfique. Il conjure les maléfices et écarte les mauvais esprits.

Les indiens ouvraient les yeux des statues sacrées pour les animer.

 

Black Kettle

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Voir les 3 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : Indiens d'Amérique
Dimanche 11 décembre 2005 7 11 /12 /Déc /2005 18:50

En 1874, violant le deuxième traité de Fort Laramie, des prospecteurs d'or se répandent dans Black Hills, le site sacré des Sioux Lakotas. Le 21 juin 1876, le Général Terry ordonne au Général Custer (surnommé Pehnin Hanska : longs cheveux) et ses cavaliers de remonter la rivière Rosebud dans le Montana à la recherche des sioux. Le 25 juin 1876, bien que n'ayant reçu qu'une mission d'obervation, le Général Custer attaque. Les indienssont pris par surprise. Sous la houlette de Sitting Bull et de Crazy Horse, sioux et cheyennes s'unissent (ils sont environ 2000) et anéantissent les 285 hommes du 7ème de cavalerie et leur commandant, le Général Custer près de Little Big Horn. Du côté indien on compte 200 morts et autant de blessés. Les américains sont indignés par cette victoire. Des milliers de soldats traquent alors les tribus des plaines, les forçant à se rendre chacune leur tour. Crazy Horse se rend avant d'être abattu, en septembre 1877 à Fort Robinson. Seul Sitting Bull échappe à la capture en se réfugiant au Canada avec 3000 guerriers. Le Général Custer (il paraît que c'est un héros) visait la présidence. On n'oublie pas que femmes et enfants indiens étaient massacrés de la même façon. Quand Custer l'assassin attaque un camp cheyenne en 1868, au bord de la rivière Whashita, il n'y trouve qu'une cinquantaine de femmes et d'enfants. Il n'hésite pas à les tuer.

Quand Custer quitte le camp de Terry, Sitting Bull fait la danse du soleil. Il se fait arracher 50 morceaux de chair et reçoit une vision de soldats tombant du ciel et une voix lui dit : "ils n'ont pas d'oreille, je te les donne". Sitting Bull a compris qu'ils allaient se battre contre l'homme blanc et que la victoire sera pour les indiens.

Les mauvaises langues vous diront que ce sont les indiens qui ont attaqué, mais c'est faux!

Ken Blackbird (sioux) par James Bama

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Voir les 24 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : Indiens d'Amérique
Jeudi 1 décembre 2005 4 01 /12 /Déc /2005 15:44

Le Lakota était empli de compassion et d'amour pour la nature, et son attachement grandissait avec l'âge. (...) C'est pourquoi les vieux Indiens se tenaient à même le sol plutôt que de rester séparés des forces de vie. S'asseoir ou s'allonger ainsi leur permettait de penser plus profondément, de sentir plus vivement. Ils contemplaient alors avec une plus grande clarté les mystères de la vie et se sentaient plus proches de toutes les forces vivantes qui les entouraient. Le vieux Lakota était un sage. Il savait que le coeur de l'homme éloigné de la nature devient dur. Il savait que l'oubli du respect dû à tout ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l'homme. Aussi maintenait-il les jeunes sous la douce influence de la nature."

Standing Bear, chef Lakota (Sioux)

N'oubliez pas ce peuple si près de la nature que d'autres hommes ont exterminé. Pourtant il y avait de la place pour tout le monde dans un pays aussi vaste. Les indiens ne refusaient pas de partager leurs terres, ils demandaient seulement qu'on leur laisse assez pour vivre............Ils étaient chez eux, on les a massacrés et mon coeur pleure avec eux.

Comment voulez-vous que j'aime le genre humain?

Discours de Sitting Bull

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