.

Ajouter à vos Favoris

Ce site en anglais

IMPORTANT

         

Un peu plus sur moi? C'est ici

Nombre de perdus sur ce site : 15

Nombre de connectés sur overblog : 19592

Le meilleur usage que l'on puisse faire de la parole est de se taire

Tchouang-Tseu

Ceux qui veulent voter c'est ici :

 

.

Ne faites jamais confiance aux miroirs, ils vous montreront toujours tout à l'envers

Cléo

Vous êtes content ? Dites le moi :

Mon premier livre d'or est complet, mais consultable :

 

Images Aléatoires

Horloge

L'ange gardien de ce site


Il aime jouer avec votre souris et répond à vos clics..


Adoptez votre propre virtual pet!

Recherche

Derniers Commentaires

Syndication

  • Flux RSS des articles

Psychiatrie

Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 14:25

Le mensonge compensatoire ne se fait pas dans le but d'un bénéfice concret comm dans le mensonge utilitaire. Il traduit la recherche d'une image que le sujet pense inaccessible ou perdue.

L'enfant va s'inventer une famille qui sera plus riche, plus noble, plus savante, etc.... Il s'invente des exploits tant sportifs que scolaires, mais aussi des exploits amoureux, voire des bagarres d'où il est sorti vainqueur.

Il y a des enfants qui développent une rêverie imaginaire prenant une place prédominante ou devenant très élaborée. Concernant le roman familial, l'enfant se construira une famille entière et dialoguera avec ses membres imaginaires. Il s'invent aussi parfois un double, un frère, une soeur, un ami à qui il raconte sa vie et avec qui il joue.

Jusqu'à 6 ans tout cela reste banal, cette conduite s'inscrit dans l'espace de rêverie transitionnel qui permet à l'enfant d'élaborer son identité narcissique. Après cet âge sa persistance est souvent signe de troubles psychopathologiques autres comme une personnalité de type hystérique, une immaturité qui traduit l'incertitude identificatoire ou un trouble plus profond de la conscience de soi.

La fabulation constitue une des conduites caractéristiques des enfants prépsychotiques.

Avila, Espagne

Ecrire un commentaire
Voir les 3 commentaires - Communauté : "Psychologie interdite" - Publié dans : Psychiatrie
Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 12:53

Dans la déficience mentale profonde le niveau mental ne dépasse pas 2 à 3 ans. Dans la petite enfance on notera un retard massif de toutes les acquisitions. Souvent elles resteront incomplètes. Dans la conduite de vie quotidienne l'autonomie est partielle mais peut être améliorée avec une bonne relation. Le langage est presque inexistant, se limitant à quelques mots. Il est fréquent que ces sujets présentent des troubles neurologiques, des crises d'épilepsie, des anomalies morphologiques.

Dans la déficience mentale sévère et modérée le niveau mental ne dépasse pas 6 à 7 ans. Le retard de développement psychomoteur est fréquent mais on peut obtenir une certaine autonomie dans les conduites sociales si l'enfant évolue dans un cadre stimulant et chaleureux. L'encadrement protecteur restera quand même toujours nécessaire. Le langage est asyntaxique mais son niveau dépend du degré de stimulation de l'entourage. La lecture est impossible ou s'arrête à quelques rudiments et la pensée reste au stade préopératoire.

Lorsque la déficience mentale est profonde et sévère on observe souvent l'isolement, le retrait affectif, balancement, automutilation, décharges agressives, grande impulsivité, surtout en cas de malaise ou de frustration.

Dans tous les cas on observe souvent des troubles du schéma corporel et des dyspraxies.

 

Ecrire un commentaire
Voir les 2 commentaires - Communauté : Médecine - Publié dans : Psychiatrie
Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 18:55

L'encoprésie est le fait qu'un enfant défèque dans sa culotte alors qu'il a dépassé l'âge habituel d'acquisition de la propreté qui se situe normalement entre 2 et 3 ans. L'encoprésie primaire est celle sans phase antérieure de propreté. L'encoprésie secondaire est beaucoup plus fréquente, elle survient après une phase de propreté plus ou moins longue. Elle est presque toujours diurne et touche en majorité les garçons. L'apparition se fait entre 7 et 8 ans. Dans un quart des cas elle est associée à l'énurésie.

L'encoprésie est souvent intermittente. Il existe parfois une régularité d'heure ou de lieu. Certains enfants s'isolent, d'autres évacuent leurs selles sans cesser leur activité, d'autes en continuant, d'autres pendant qu'ils sont sur le chemin des toilettes. Il y a des sujets qui disent qu'ils ne s'en rendent pas compte, d'autres non, mais ajoutent qu'ils ne peuvent pas se retenir. Ce qui n'est pas forcément vrai : il y a des défécations sont volontaires. Il y a des enfants qui y semblent indifférent. La plupart du temps se développent des conduites de dissimulation, parfois d'accumulation. Dans ce dernier cas les culottes seront cachées ou rangées et la plupart du temps avec les matières fécales. Il est rare que l'enfant lave sa culotte. Généralement l'encoprésie est accompagnée d'un sentiment de honte et est cachée à l'entourage, sauf à la mère. Dans de rares cas l'enfant a un comportement provocateur et exhibe son linge souillé, sans se préoccuper des remontrances.

Il n'existe pas de profil type de l'enfant encoprétique mais on retrouve quand même souvent des enfants passifs et anxieux, des enfants oposants avec des traits obsessionnels (l'encoprésie ici marque le refus de se soumettre à la norme), des enfants où la perversité est dominante (régression ou fixation à un mode de satisfaction archaïque centrée sur la rétention et l'érotisation secondaire de la conduite déviante.

Ne pas confondre l'encoprésie avec l'incontinence anale.

 

 

Ecrire un commentaire
Voir les 7 commentaires - Communauté : Médecine - Publié dans : Psychiatrie
Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 18:09

Charcot nous donne cette définition des tics : les tics consistent en l'exécution soudaine et impérieuse, involontaire et absurde, de mouvements répétés qui représentent souvent une "caricature d'acte naturel".

Parfois leur exécution est précédée d'un besoin et y résister peut provoquer un malaise. La volonté ou la distraction peuvent suspendre les tics de façon temporaire. En général ils n'existent pas pendant le sommeil. Il arrive que le tic soit précédé d'une sensation de tension. Fréquemment il est accompagné d'un sentiment de honte. Ils apparaissent bien souvent vers 6 ou 7 ans et s'installent petit à petit.

Les tics les plus fréquents sont ceux de la face, comme cligner des paupières ou froncer les sourcils. Il existe toutes sortes de tics, avec la langue, le cou, renifler, se moucher, souffler, grogner, claquer la langue, hausser les épaules, etc... Tous les tics peuvent être isolés ou associés. Chez un même sujet on peut trouver toujours le même tic ou des tics qui se succèdent.

Le tic transitoire, le plus répandu, est passager et disparaît spontanément. Le tic chronique est durable et accompagne une organisation névrotique.

Le tic fait partie des conduites déviantes s'installant à un stade évolutif particulier de l'enfant. La persistance du tic peut servir de point d'ancrage à des conflits intérieurs, prenant ainsi de différentes significations qui vont se succéder puis finir par perdre sa signification originelle. Au départ le tic peut survenir en réaction à une anxiété passagère. Chez l'enfant il est fréquemment associé à une instabilité ou/et des traits obsessionnels, et peut facilement devenir une voie de décharge tensionnelle privilégiée.

Dans le cas d'enfants qui associent les tics à des traits obsessionnels il s'agira d'enfants dont l'agressivité est réprimée, contrôlée. Cette agressivité est héréditaire ou résulte de traumatismes. Le tic a alors une signification agressive ou autopunitive par retournement sur soi de l'agressivité. C'est un enfant dont le contact sera difficile.

La plupart du temps l'enfant ne parlera pas de son symptôme et pourra même le nier. D'apparence soumis et passif, cette attitude cachera une forte opposition. Il sera souvent perfectionniste et rigoureux dans sa façon de dessiner, ses tics vont apparaître par bouffées et interromperont son graphisme si bien contrôlé.

Il se peut aussi que le tic prenne une signification de conversion hystérique, essentiellement chez des sujets plus âgés. Ce sont des tics qui apparaissent après des accidents par exemple.

Les parents ne doivent pas faire trop de remarques, surtout ne  pas se moquer, encore bien moins interdire un tic. L'intervention de l'entourage étant très importante lors de l'apparition des tics, cette réaction parentale ne fera qu'accroître  l'angoisse et la liera à décharges motrices. De cette façon elles seront liées à l'image des parents et porteront la charge libidinale ou agressive qui s'y rapporte. Et l'organisation névrotique se mettra en place, le tic renforçant le conflit et servant à décharger la tension pulsionnelle pour évacuer le retour du refoulé.

Beaucoup plus rarement le tic peut s'observer chez des enfants qui présentent des troubles graves de la personnalité.

Lyudmila Guseva

Ecrire un commentaire
Voir les 3 commentaires - Communauté : "Psychologie interdite" - Publié dans : Psychiatrie
Vendredi 14 octobre 2011 5 14 /10 /Oct /2011 17:37

Les dyspraxies de l'enfant sont très proches de la débilité motrice grave. Chez ces enfants on observe de profondes perturbations de l'organisation du schéma corporel et de la représentation spatio-temporelle.

L'enfant dyspraxique est incapable d'accomplir des séries de gestes comme s'habiller ou lacer ses chaussures, ou alors ils le font extrêmement maladroitement. Les gestes sont encore plus difficiles à accomplir lorsqu'il s'agit de séquences rythmiques comme taper dans les mains puis sur les genoux. Ce sont aussi des enfants qui souffrent de dysgraphie majeure. Les opérations spatiales, les opérations logiques, les opérations mathématiques, aboutissent à un échec. Et bien évidemment l'échec scolaire est massif.

Imiter un geste ou désigner les diverses parties du corps échouent en partie ou totalement. Le langage est, par contre, bien moins perturbé. Quant à l'examen neurologique, il s'avère normal.

Il y a une partie de ces enfants chez qui on retrouve une immaturité ou des attitudes infantiles, une inhibition dans les contacts (certainement réactionnelle), mais qui ont un développement psycho-affectif à peu près normal. Puis on distingue d'un autre côté des enfants manifestant des perturbations plus profondes de l'organisation de la personnalité avec difficulté du contact.

Les tests de personnalité révèlent souvent une vie fantasmagorique remplie de thèmes archaïques. La thérapeutie dépend des troubles de la personnalité associés, mais l'abord psychothérapique est en général nécessaire.

 

Ecrire un commentaire
Voir les 2 commentaires - Communauté : Médecine - Publié dans : Psychiatrie
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés