Mardi 17 janvier 2012
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Journal d'un bourgeois de Paris, extrait :
En 1420, sur les fumiers de Paris, vous auriez pu trouver ici dix, ici vingt ou trente enfants, garçons et filles, qui
mouraient de faim ou de froid, et il n'était si dur coeur qui, en les entendant crier, la nuit : "hélas! Je meurs de faim", n'en ait eu grande pitié. Et on ne pouvait les aider, car on n'avait
ni pain, ni blé, ni bûches, ni charbon. On vit de pauvres gens disputer les ordures aux porcs qui traînaient dans les rues. On mangea du pain de noix, des trognons de choux, des herbes des
champs, sans pain et sans sel.
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Lundi 9 janvier 2012
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Après les épreuves que les français ont subies en commun une solidarité
nouvelle les unit. En 1453 la France n'est plus un état féodal.
La guerre de 100 ans a dévasté la France entière. Même la noblesse est ruinée
et endettée. Les nobles se trouvent souvent obligés de vendre leurs terres et leurs châteaux. Mais la bourgeoisie, elle, s'est enrichie. Parce que le commerce n'a jamais vraiment cessé.
Certains commerçants, comme Jacques Coeur, ont fait fortune. Ce qui fait que son influence dans les conseils du roi ne fait que grandir.
La levée régulière de l'impôt et la création des compagnies d'ordonnance
constituant une armée permanente, ainsi que le développement d'une artillerie puissante, affermirent l'autorité de Charles VII. Le roi put ainsi mettre un terme aux révoltes seigneuriales que l'on a vu survenir à plusieurs
reprises.
Une lourde menace toutefois subsistait car Philippe le bon (la maison de
Bourgogne) possédait la Bourgogne, la Franche-Comté, le comté de Nevers, tous les Pays bas de la Somme au Zuyderzée. Le grand Duc d'Occident qui a créé la Toison d'Or, ordre de chevalerie, vit
au milieu du plus grand luxe et se trouve plus puissant qu'un roi. Son fils, Charles le téméraire, rêve de constituer un grand état en occupant l'Alsace et la Lorraine. C'est le successeur de
Charles VII, Louis XI qui s'y trouva confronté et s'en sortit en
occupant finalement la Bourgogne, l'Artois et la Picardie. Le mariage de Marie de Bourgogne (héritière de Charles le téméraire) avec Maximilien d'Autriche empêcha d'autres
conquêtes.
Louis XI avait obtenu le Rousillon du roi d'Aragon et reçut en héritage du roi
René l'Anjou, le Maine et la Provence. A sa mort en 1483, le domaine était agrandi et le pouvoir royal solidement établi.
Jacques Coeur
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Jeudi 1 décembre 2011
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La guerre de 100 ans commence lorsqu'Edouard III, roi d'Angleterre et petit-fils de Philippe le Bel, revendique la couronne de France en 1337 alors que l'avènement de Philippe VI de Valois s'est déjà fait.
En 1340 Edouard détruit la flotte française dans le port de l'Ecluse. En 1346 il écrase la chevalerie française et après un
an de siège il s'empare de Calais qui servira de tête de pont aux anglais pendant plus de 2 siècles. La peste
noire ravage les 2 pays et enlève environ la moitié de la population, suspendant ainsi les hostilités. Philippe VI annexe le Dauphiné et Montpellier, puis meurt en 1350. Le dauphin
Charles est régent. Le roi de Navarre, Charles le Mauvais revendique la couronne et Etienne Marcel, prévôt des marchands veut mettre la royauté en tutelle. La révolte des paysans saccage l'île
de France, c'est la Jacquerie. Il s'ensuit une sanglante émeute où Etienne Marcel est tué.
Jean le Bon poursuit l'héritier d'Angleterre, le prince noir. Ce dernier vient de piller une partie de la France et en 1356
il fait prisonnier Jean le Bon à Poitiers. En 1360 le traité de Brétigny cède aux anglais tous les pays du Sud Ouest, espérant mettre fin à la guerre.
Charles V envoie ses soldats
qui pillent le pays combattre en Espagne. Le roi de Castille devient son allié. La guerre avec les anglais recommence. Grâce à Du Guesclin nos troupes gagnent du terrain. En 1380, lorsque meurt
Charles V, les anglais ne possèdent plus que la Guyenne et Calais.
Du Guesclin
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Mercredi 2 novembre 2011
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Jusqu'au 12ème siècle la vie intellectuelle est réservée aux clercs. L'église assure les études
dans ses écoles monastiques ou épiscopales malgré les troubles. On étudie, en latin, la grammaire, la rhétorique, la dialectique, l'arithmétique, la géométrie, l'astronomie et la musique.
Ensuite viennent la philosophie et la théologie qui constitue la matière principale. A la fin des études, la licentia docendi, permettant d'enseigner, est remise par le chancelier du
chapitre.
Vers 1200 est créée l'université des maîtres et étudiants parisiens soutenue par le roi et le pape. En 1231
elle ne dépend plus que du pape. C'est un corps indépendant qui comprend 4 facultés : les arts, le droit, la médecine et la théologie. A la tête de chacune, un doyen élu. Celui de la faculté
des arts portait le titre de recteur et avait autorité sur l'université tout entière.
Beaucoup d'étudiants étaient très pauvres, ce qui fit que des collèges furent créés par des bienfaiteurs.
Dans ces collèges les étudiants étaient hébergés et nourris, et par la suite on y donna des cours. La Sorbonne fut fondée en 1250 par le chapelain de St Louis, Robert de Sorbon, pour les
étudiants de théologie.
Le 13ème siècle voit le triomphe de la philosophie. L'oeuvre d'Aristote sera d'abord
condamnée par l'église puis sera ensuite adaptée au christianisme par les dominicains Albert le Grand et principalement par St Thomas d'Aquin.
A partir de la fin du 11ème siècle les trouvères vont dans les châteaux conter les exploits des
chevaliers que l'on célèbre dans les chansons de geste. La plus connue reste la Chanson de Roland. Viendront ensuite les poèmes des troubadours de langue d'oc, Le Roman de Renard qui caricature
toutes les classes de la société, Le Roman de la rose composée à la fin du 13ème siècle par Jean de Meung. Au 13ème siècle toujours, les premiers historiens français en
langue vulgaire font leur apparition. Puis le théâtre, sous forme de mystères, arrive sur le parvis des cathédrales. C'est alors que la langue française connaît un succès considérable tel
qu'elle devient la langue officielle de la cour d'Angleterre.
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Lundi 17 octobre 2011
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L'évolution de l'art de l'époque carolingienne se trouve stoppé par les invasions normandes. Les normands détruisent de nombreux monuments et il faudra attendre l'an 1000 pour assister à un autre essor
artistique. Ce sont les monuments religieux qui seront construits avec le plus grand soin et les moines se feront propagateurs du nouveau style.
Les églises romanes, sombres et robustes, se caractérisent par unplan en forme de croix latine, le transept
perpendiculaire à la nef. Sur chaque bras du transept s'ouvre une ou 2 chapelles et autour de l'abside on en trouve souvent de bien rayonnantes. L'intérieur de ces églises est vaste. Pour
accèder dans les églises les plus importantes on ménage un passage circulaire appelé "déambulatoire" et dans les grands sanctuaires de pélerinage on creuse sous l'autel une crypte où seront
placés les reliquaires.
Concernant la solidité de l'édifice, on remplace le plafond par une voûte de pierre, la plupart du temps en
berceau, et on la renforce par des arcs doubleaux (vôutes d'arêtes). Cette voûte est fort pesante et risque d'écarter les murs, faisant ainsi s'écrouler l'édifice. Alors on va bâtir des murs
très robustes percés de très petites ouvertures et renforcés de contreforts très solides. Des piliers énormes viennent en général supporter un clocher à la croisée du transept.
La façade sera presque toujours orientée à l'ouest et flanquée de 2 clochers. Parfois aussi elle sera
précédée d'un vestibule (narthex). Les murs sont décorés de fresques peintes qui relatent les histoires de l'ancien et du nouveau testament. Dans les chapiteaux on fait sculpter de puissantes
figures trapues et sur le tympan des portails de vastes compositions évoquant le jugement dernier ou des scènes de l'Evangile.
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