Samedi 7 novembre 2009
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Ivar Kreuger naît en 1880 et débute dans les affaires en 1908 en fondant la société Kreuger & Toll avec un ingénieur nommé Paul
Toll. C'est une société spécialisée dans la construction de bâtiments qui construit l'un des tout premiers gratte-ciel en Suède. Elle entreprend ensuite des travaux en Allemagne et en Finlande.
En parallèle Ivar Kreuger prend des participations dans tout un tas d'activités.
Sa principale cible ce sont les allumettes dont la Suède est le premier producteur mondial. Avant 1913 il obtient le monopole de la commercialisation des allumettes, puis il étend son emprise à
la Belgique, l'Italie, la Hollande, la Turquie, la Lituanie, la Pologne, le Danemark, la Grande Bretagne, la Hollande et même les Etats Unis.
En 1929 son empire comprend Kreuger & Toll, la Swedish Match Company qui gère les monopoles, et la Dutch Kreuger & Toll qui contrôle les intérêts dans les mines, les banques et le
téléphone. A noter qu'il s'agit parfois d'intérêts fictifs.
Ivar Kreuger prête sans difficultés des sommes importantes aux gouvernements qui le sollicitent. Mais la crise économique mondiale provoquera l'effondrement de l'empire Kreuger. Il se voit dans
l'impossibilité de rembourser ses dettes immenses. Menacé de poursuites, celui que l'on surnomme "le roi des allumettes" met fin à ses jours le 12 mars 1932.
Yvar Kreuger
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Publié dans : L'humanité, le monde
Vendredi 30 octobre 2009
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Pour Staline, dès 1928 la collectivisation des terres devient une priorité. Il faut que les paysans admettent que la priorité est
donnée aux biens de production et non pas aux biens de consommation. Il faut aussi tirer du monde rural l'épargne nécessaire aux investissements industriels.
On adopte la formule de la coopérative pour que les paysans acceptent l'atteinte à la propriété privée. En 1929 on développe les fermes collectives (les kolkhozes), coexistant avec les fermes
d'état (les sovkhozes). En décembre Staline l'assassin décide de liquider les koulaks. Les koulaks sont les paysans qui sont assez aisés pour commercialiser une partie de leur production. Le
paysan pauvre, lui, vit en autoconsommation. La guerre est déclarée aux paysans. On assiste à la déportation de 500.000 paysans vers la Sibérie pendant l'hiver 1929/1930 dans des conditions
terribles. Beaucoup mourront. Ceux qui s'enfuient et qui sont retrouvés sont arrêtés et assassinés. Cette déportation permet un élargissement de la surface des terres collectivisées passant
ainsi de 3,9% à 12%. Les koulaks résistent comme ils peuvent, ils incendient leurs terres et abattent leurs troupeaux. Il y a quelques soulèvements armés. Les collectes forcées de semences et
de céréales mènent à la grande famine de 1932/1933. Malgré la famine, la Russie continue à exporter. Les habitants des campagnes meurent de faim et ceux qui vont vers les villes sont renvoyés
chez eux.
Bilan : 4 ou 5 millions de morts.
Affiche de propagande pour enrôler dans les kolkhozes
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Publié dans : L'humanité, le monde
Vendredi 9 octobre 2009
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En août 1928 Henri Deterding, président de la Royal Dutch Shell reçoit John Cadman, président de l'Anglo-Persian Oil Company et Alter
Teage, président de la Standard Oil of New Jersey, dans sa résidence d'Achnacarry en Ecosse. Ces 3 hommes sont très puissants : ils dirigent les 3 plus grandes compagnies pétrolières du
monde.
La Standard Oil of New Jersey est née en 1911 du démantèlement de la Standard Oil, trust pétrolier constitué par John Rockefeller dans
les années 1860 qui détenait alors le quasi monopole de la production et distribution du pétrole aux USA. En 1907 la Royal Dutch s'allie à la britannique Shell Transport and Trading, le plus
important distributeur de produits pétroliers d'Extrême-Orient. Quant à l'Anglo-Persian Oil, elle a été fondée en 1909 par la Burmah Oil. Pendant la guerre le gouvernement britannique est entré
dans son capital et son conseil d'administration, mais c'est Cadman qui dirige sa compagnie.
Les luttes qui les ont opposées depuis 1925 en Irak et en Perse ont été à peu près règlées en 1927 avec un accord sur le partage des
ressources de l'ancien empire ottoman.
Ce qu'ils veulent lors de cette réunion d'août 1928 c'est éviter une crise grave de surproduction. En effet, les surcapacités de l'industrie du raffinage, les découvertes de gigantesques
réserves de pétrole au Texas et dans le golfe persique et l'afflux du pétrole d'URSS vendu à bas prix, font courir ce risque.
Cette conférence aboutit à des accords portant sur les prix e't les quantités. Les parties contractantes s'engagent à pratiquer un
prix commun pour toutes leurs ventes dans le monde. Ce tarif correspond au prix de production du pétrole américain dans la région du golfe du Mexique, diminué du transport du lieu effectif de
production au golfe du Mexique. De plus, les compagnies décident de geler leurs parts de marché en maintenant une répartition "as is principle" et coopèrent, lorsque c'est possible, pour
l'utilisation des ressources disponibles.
D'autres compagnies américaines adhérent à cet accord et c'est ainsi que naît le cartel des compagnies pétrolières.
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Publié dans : L'humanité, le monde
Dimanche 30 août 2009
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Fondée en 1856 la société de Pont-à-Mousson a vendu très vite à l'étranger une bonne partie de sa production en commençant par les
pays européens, l'Allemagne, la Suisse, la Belgique, la Suède. Puis ensuite dans les pays plus lointains jusqu'en Chine et au Japon. Pont-à-Mousson a des usines lorraines qui fabriquent des
tuyaux en fonte destinés en particulier aux canalisations d'eau.
Avant 1914 le domaine privilégié d'exportation de la société était l'Amérique du sud. Après la guerre, ce sont les Etats Unis. Pont-à-Mousson développe ses exportations de tubes dans tout le
pays. La demande y est très élevée en raison des progrès de l'urbanisation. La dépréciation du franc permet à l'entreprise d'avoir des prix très compétitifs.
Fin 1926 les douanes américaines qui suspectent Pont-à-Mousson de dumping et la stabilisation du franc font fléchir les exportations vers les Etats Unis dès 1927. La société se retourne donc
vers le marché national. A cette époque seulement 20% des communes françaises disposent d'un réseau d'adduction d'eau. La france rurale en est totalement dépourvue. Mais le marché est peu
porteur à cause du manque d'argent des communes et de la faible diffusion des préceptes d'hygiène dans la population.
Pont-à-Mousson crée donc le 1er novembre 1927 l'Office de propagande, de publicité et d'expansion, surnommé Propex, dont le but est d'abord de créer un mouvement en faveur de l'hygiène et de
l'eau, et de créer des besoins et des consommateurs.
Photo Colin Bogle
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Dimanche 23 août 2009
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Marcel Bleustein est né en 1906 dans une famille de marchands de meubles. A 20 ans, bravant son père, il se proclame agent
publicitaire. A l'époque, en France, la publicité c'était bluff et mensonge et en vendre c'était vendre du vent. Pourtant un an plus tard, Marcel Bleustein crée sa société, Publicis. Il démarre
seul dans un 2 pièces cuisine du faubourg Montmartre. Il n'a pas d'employé.
Sa réussite est rapide. Pendant les 2 premières années il débute dans la publicité de presse. Puis il est le premier à s'intéresser à une nouvelle forme de publicité : la radio. Fin 1929 il
place une réclame sur la station qui émet depuis la Tour Eiffel. De nouveaux clients affluent : Lévitan, les galeries Barbès, les chaussures André, Banania, Renault, la Boldoflorine, la
Quintonine. En 1935 il achète une station de radio qu'il appelle radio-cité.
Publicis étend ses activités à la publicité cinématographique et participe avec d'autres sociétés dont Havas, au rachat de Gaumont.
Dans les années 30, Publicis est la 3ème agence publicitaire française.
Marcel Bleustein
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