Lundi 14 juin 2010
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La forme catatonique de la schizophrénie
est une forme essentiellement comportementale. Il y a dans la catatonie le syndrôme discordant et cette catatonie est un syndrôme psychomoteur avec catalepsie. Entre 2 périodes de catalepsie peuvent exister des moments de très grande agitation, impulsivité avec inductions verbales ou gestuelles, activité très stéréotypée, toujours la répétion du
même geste indéfiniment.
Lors de cette catatonie on rencontre un négativisme avec refus de contact, de soin, d'alimentation.
Il s'agit de malade qui ont une très grande suggestibilité. Ils reproduisent les attitudes de leur entourage et leurs paroles. On
assiste à l'écholalie, l'échomimie et l'échopraxie.
L'évolution de cette catatonie est très variable. Elle peut persister indéfiniment tout comme il peut y avoir suspension temporaire ou
définitive. Dans ces derniers cas, bien souvent il apparaît un délire. Mais il y avait déjà un délire
non exprimé derrière les comportements moteurs bizarres.
Le malade se souvient parfois très bien de sa période catatonique et est capable de raconter ce qui se passait et même d'expliquer
pourquoi.
La forme catatonique devient de plus en plus rare grâce aux thérapeutiques et prises en charge modernes. La schizophrénie évolue
plutôt dans le sens d'une augmention de fréquence des formes délirantes.
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Publié dans : Psychiatrie
Samedi 5 juin 2010
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Les manifestations affectives du schizophrène adulte sont toujours très paradoxales et déconcertantes. Pour exemple ce malade qui portait un grand amour aux cul-de-jatte et une grande haine aux cravates
bleues. Toute sa vie affective était faite sur ces 2 mouvements : terreur des cravates bleues et amour pour les cul-de-jatte.
Les réactions affectives du schizophrène sont totalement imprévisibles. Ils peuvent être indifférents au décès d'un proche et être
extrêmement sensible au changement de votre coiffure. Leurs émotions sont une énigme pour autrui et semblent détachées du sujet et sortir d'un monde clos. Le malade est, la plupart du temps,
incapable d'expliquer le pourquoi de ses émotions.
La tonalité de base de l'affectivité du schizophrène a tendance à être du côté de l'indifférence, l'inémotivité, la froideur
affective. Il refuse le contact. Pour lui une proximité trop importante, y compris sur le plan physique, il a l'impression de se dissoudre. La constitution de ses propres limites est tellement
fragile que si quelqu'un s'approche trop il a l'impression de disparaître. La main qui se pose sur lui va le morceler, morceler son corps. L'inaffectivité du schizophrène est bien souvent un
mécanisme défensif. Il repousse l'autre.
Chez un malade négativiste ce symptôme existe aussi sur le plan affecfif, c'est un parti-pris de refus affectif, de refus agressif de
contact, une attitude hostile et glacée. Ca peut aussi être un renfermement dans un comportement dédaigneux, ironique et froid pour repousser toute sympathie.
Il y a chez le schizophrène de fréquentes lubies. Il peut s'agir de récupération d'objets comme les boîtes de fromage qui vont être
ensuite laissées de côté.
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Publié dans : Psychiatrie
Samedi 29 mai 2010
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La perplexité anxieuse survient chez les malades qui de temps en temps, lors de la confusion mentale, ont un taux de vigilance en baisse. Leur délire onirique est alors au maximum mais à d'autres moments la vigilance revient un peu et le sujet prend conscience de la situation. Ne sachant ce qui lui arrive il est
très anxieux et il essaie de reconstruire la réalité à partir des perceptions laissées, mais qui sont bien petites. Le malade se demande alors ce qui lui arrive et se pose des tas de questions
du genre "ai-je eu un accident?", "suis-je malade?" "où suis-je?" "qu'est-ce qui se passe?", etc... Ces personnes sont atteintes de façon somatique et ils essaient de reconstruire les choses.
C'est pendant ce moment de lucidité passagère qu'il faut les aider à percevoir la réalité de façon très exacte.
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Publié dans : Psychiatrie
Dimanche 23 mai 2010
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Le délire onirique qui accompagne si souvent la confusion mentale présente beaucoup de caractéristiques du rêve. C'est un onirisme très labile, très chaotique, très mobile, incohérent. Il est fait d'images qui se succèdent très vite, comme un film passé à vitesse expresse. C'est un état de
rêve hallucinatoire, visuel, avec possibilité de manifestations auditives, tactiles ou cinesthésiques (impressions de déplacement d'objets). Il est vécu et agi intensément. D'où danger. Si le
délire onirique présente un grand danger pour le malade, il peut sauter par la fenêtre pour y échapper ou s'il se voit attaquer il peut blesser quelqu'un en croyant se défendre.
Malgré ce délire, le confus perçoit la réalité mais elle est modifiée par l'état délirant et la perception peut être déformée. En plus
des hallucinations il y a illusions. Un journal roulé peut passer aux yeux du malade pour un gourdin.
Les thèmes du délire sont souvent professionnels. Une dame s'imaginait pendant son délire en train de repasser une pile de linge
imaginaire qui non seulement ne diminuait pas mais au contraire augmentait. Ce qui était en fait un vrai cauchemar pour cette malade qui sans arrêt faisait le geste de repasser avec un fer
imaginaire dans le vide ou sur la table. Au fur et à mesure qu'elle avance dans son rêve et que sa pile ne diminue pas, l'angoisse monte et le soulagement ne vient que lorsque quelqu'un la
secoue pour la sortir de cet état. Même si c'est pour recommencer l'instant d'après.
Il arrive qu'il y ait visions d'animaux monstrueux qui sont terrifiants par leur taille et leur nombre. Dans ce cas là le malade
balance entre la vision du tigre et la vision des rats. Quoi qu'il en soit, ce sont toujours des visions terrifiantes.
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Publié dans : Psychiatrie
Jeudi 13 mai 2010
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Il s'agit ici de gens atteints par un trouble de la vigilance. Cette atteinte du niveau de vigilance n'est pas aussi profond que dans un coma mais il réalise une obnubilation. Dans les atteintes pathologiques
de la vigilance il y a des degrés intermédiaires entre la veille et le coma, c'est ce qu'on appelle l'obnubilation. La vigilance est amoindrie. Suite à cet abaissement du niveau de vigilance
s'ensuivent des conséquences pour le malade.
L'attention est très faible. Il est très difficile au sujet d'aligner 2 idées, le ralentissement du cours de la pensée est important.
Il y a bradypsychie (ralentissement du rythme de la pensée). Les perceptions sont floues, la perception est engourdie. Le malade perçoit les choses comme enrobées dans du coton, sur le plan
visuel et tactile.
Les gros troubles de mémoire portent sur les choses récentes. L'incapacité à enregistrer des éléments nouveaux est presque complète.
La mémoire ancienne peut être plus ou moins conservée. La lacune mnésique est de plus en plus importante avec le temps. Tout ce qui se passe pendant une phase de confusion mentale est mal ou
pas enregistré. Ces troubles de la mémoire provoquent une profonde désorientation. Le malade ne sait plus qui il est, il ne reconnaît plus son environnement. La désorientation se fait dans
l'espace mais aussi dans le temps. Il oublie la date, voire l'année.
Cet état s'accompagne souvent de délire onirique.
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Publié dans : Psychiatrie
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