Pendant la première moitié du 17ème siècle la population de France vit essentiellement de l'agriculture. Le sol
est propriété du roi, de l'église, de nobles ou de bourgeois. Soit ils exploitent directement leurs domaines, soit ils les concèdent à des fermiers ou à des métayers. Le fermier paie un loyer
et garde sa récolte. Le métayer partage sa récolte avec le propriétaire qui lui fournit les instruments et le cheptel. De nombreux tenanciers peuvent transmettre leur terre en héritage, vente
ou achat moyennant un cens peu élevé. De plus, ils jouissent de droits d'usage sur les biens communaux, c'est-à-dire qu'ils ont le droit de faire paître leur bétail sur les terres non
cultivées, de couper du bois, etc... Les mauvaises récoltes sont catastrophiques : famines et épidémies déciment la population. L'âge moyen de la population est de 25 ans. Sur les côtes, la
pêche est un plus. Les laboureurs ont une charrue et des animaux de trait, alors que les manoeuvriers qui cultivent à la houe n'ont que leurs bras. Ils louent leurs services. Des révoltes
éclatent souvent, en général contre les agents du fisc. Mais les paysans paient cher ces soulèvements.
En ville on pratique l'artisanat. Femmes et hommes tissent.
Normalement la noblesse vit de ses terres. Sa fonction principale est de se battre, elle doit au roi le service militaire.
Avec leurs goûts du luxe, beaucoup de seigneurs sont criblés de dette et cherchent les faveurs du roi. Ils deviennent la noblesse de cour qui se tient dans l'entourage du roi. La noblesse de
robe est d'origine bourgeoise. Grâce au montant de la dot les mariages se font avec les anciens nobles.
Les villes sont administrées par la bourgeoisie. Ces bourgeois sont avocats, médecins, procureurs, notaires, etc... Les
plus riches sont financiers. Ils prêtent de l'argent au roi, ravitaillent l'armée et importent des vivres lorsqu'il y a manque. Ils sont parfois à la tête de fortunes colossales. A Paris 6
métiers jouissent de privilèges distinctifs : drapier, épicier-apothicaire, mercier, pelletier, bonnetier, orfèvre.
Le manque de capitaux empêchent les entreprises de se développer. Les corporations ou jurandes règlent les conditions et la
durée de l'apprentissage, la situation du compagnon. Ces corporations regroupent la plupart des métiers et sont reconnues de manière officielle. Elles sont soumises à l'inspection de urés élus.
Les compagnons sont employés par des maîtres. Le dimanche est férié ainsi que les jours de fête religieuse.
Les compagnonnages sont des associations secrètent d'ouvriers qui se soutiennent et facilitent le tour de France aux
jeunes, leur permettant de se perfectionner. Dans les grandes villes la misère amène parfois des émeutes réprimées par la milice bourgeoise.
La natalité est très forte. De Henri
IV à Louis XIV la France est passée de 16 à 19 millions d'habitants. Elle est en tête
des pays européens.
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