Samedi 5 décembre 2009
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Je reçois de temps en temps des prix, mais comme ce blog n'est pas dans la lignée des messages persos je
remercie mais sans jamais faire d'article. Aujourd'hui je déroge à cette règle pour vous dire à tous merci. Merci de cette amitié et de votre fidélité. Certains me sont fidèles depuis le début
comme ma très chère Moyra. Et d'autres.
Merci Lady et merci Didier qui sont les 2 derniers à m'avoir envoyé un prix. Il s'agit de ceux-là :
Donc ces 2 prix je vous les retourne, ainsi qu'à Moyra, Dany, Simone, Cerisette, Anne-Marie, Mamalilou et je vous décerne ce prix personnel de l'amitié et de la fidélité :
Dimanche 29 novembre 2009
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En avril 1934 Citroën sort de l'usine du
quai de Javel (qui vient d'être complétement refaite) un nouveau modèle : la 4CV à traction avant. André Citroën parie sur la fabrication en grande série de ce mode de propulsion que l'on
connaît déjà mais qui est peu utilisé. Cette nouvelle voiture est plus souple et plus sûre que les propulsions arrière et elle ne comporte plus de châssis mais une carrosserie monocoque
constituée d'une armature métallique légère et robuste. Le changement de vitesse s'effectue à l'aide d'une manette fixée sur le tableau de bord. On prévoit une production de 500 véhicules par
jour.
L'année 1934, année d'innovation pour Citroën, mais aussi année de crise. En février elle subit la baisse des exportations, les
mauvais résultats de ses filiales étrangères et un endettement aggravé par ses récents investissements. La firme doit faire face à un une crise sévère de trésorerie. Elle parvient à s'en sortir
grâce à d'importants prêts bancaires et aux reports d'échéances fournisseurs. Mais l'entreprise a une dette de 92 millions de francs auprès du Trésor Public et ne peut obtenir des banques un
nouveau prêt. En octobre 1934 André Citroën se tourne alors vers Michelin qui est son principal créancier. Michelin accepte de sauver l'entreprise et négocie avec les banques et les
fournisseurs en échange d'un large contrôle pour réduire les frais généraux, supprimer les stocks et réorganiser la production.
Mais à la fin de l'année André Citroën se voit contraint de céder son capital. Il est remplacé à la tête de son entreprise par un comité de 3 membres constitué par Pierre Michelin, le fils
d'Edouard Michelin, d'un représentant de la banque Lazard et d'un représentant des fournisseurs de la métallurgie.
L'investissement pour refaire l'usine Javel était de 105 millions de francs. L'établissement qui à l'origine comptait 30.000
m2, en compte après travaux 55.000. Il fut conçu pour assurer la production de presque 300 7CV à traction avant à moteur flottant, par jour. André Citroën en avait fait une
usine moderne qu'il voulait sur le modèle américain des grandes usines, avec une chaîne de montage capable de produire 1000 voitures par jour. La nouvelle usine fut inaugurée le 7 octobre 1933.
Le banquet d'inauguration a réuni 6000 personnes dont les principaux représentants du monde des affaires, 600 fournisseurs de l'entreprise et les ouvriers ayant plus de 10 ans de maison.
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Samedi 7 novembre 2009
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Ivar Kreuger naît en 1880 et débute dans les affaires en 1908 en fondant la société Kreuger & Toll avec un ingénieur nommé Paul
Toll. C'est une société spécialisée dans la construction de bâtiments qui construit l'un des tout premiers gratte-ciel en Suède. Elle entreprend ensuite des travaux en Allemagne et en Finlande.
En parallèle Ivar Kreuger prend des participations dans tout un tas d'activités.
Sa principale cible ce sont les allumettes dont la Suède est le premier producteur mondial. Avant 1913 il obtient le monopole de la commercialisation des allumettes, puis il étend son emprise à
la Belgique, l'Italie, la Hollande, la Turquie, la Lituanie, la Pologne, le Danemark, la Grande Bretagne, la Hollande et même les Etats Unis.
En 1929 son empire comprend Kreuger & Toll, la Swedish Match Company qui gère les monopoles, et la Dutch Kreuger & Toll qui contrôle les intérêts dans les mines, les banques et le
téléphone. A noter qu'il s'agit parfois d'intérêts fictifs.
Ivar Kreuger prête sans difficultés des sommes importantes aux gouvernements qui le sollicitent. Mais la crise économique mondiale provoquera l'effondrement de l'empire Kreuger. Il se voit dans
l'impossibilité de rembourser ses dettes immenses. Menacé de poursuites, celui que l'on surnomme "le roi des allumettes" met fin à ses jours le 12 mars 1932.
Yvar Kreuger
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Vendredi 30 octobre 2009
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Pour Staline, dès 1928 la collectivisation des terres devient une priorité. Il faut que les paysans admettent que la priorité est
donnée aux biens de production et non pas aux biens de consommation. Il faut aussi tirer du monde rural l'épargne nécessaire aux investissements industriels.
On adopte la formule de la coopérative pour que les paysans acceptent l'atteinte à la propriété privée. En 1929 on développe les fermes collectives (les kolkhozes), coexistant avec les fermes
d'état (les sovkhozes). En décembre Staline l'assassin décide de liquider les koulaks. Les koulaks sont les paysans qui sont assez aisés pour commercialiser une partie de leur production. Le
paysan pauvre, lui, vit en autoconsommation. La guerre est déclarée aux paysans. On assiste à la déportation de 500.000 paysans vers la Sibérie pendant l'hiver 1929/1930 dans des conditions
terribles. Beaucoup mourront. Ceux qui s'enfuient et qui sont retrouvés sont arrêtés et assassinés. Cette déportation permet un élargissement de la surface des terres collectivisées passant
ainsi de 3,9% à 12%. Les koulaks résistent comme ils peuvent, ils incendient leurs terres et abattent leurs troupeaux. Il y a quelques soulèvements armés. Les collectes forcées de semences et
de céréales mènent à la grande famine de 1932/1933. Malgré la famine, la Russie continue à exporter. Les habitants des campagnes meurent de faim et ceux qui vont vers les villes sont renvoyés
chez eux.
Bilan : 4 ou 5 millions de morts.
Affiche de propagande pour enrôler dans les kolkhozes
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Vendredi 9 octobre 2009
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En août 1928 Henri Deterding, président de la Royal Dutch Shell reçoit John Cadman, président de l'Anglo-Persian Oil Company et Alter
Teage, président de la Standard Oil of New Jersey, dans sa résidence d'Achnacarry en Ecosse. Ces 3 hommes sont très puissants : ils dirigent les 3 plus grandes compagnies pétrolières du
monde.
La Standard Oil of New Jersey est née en 1911 du démantèlement de la Standard Oil, trust pétrolier constitué par John Rockefeller dans
les années 1860 qui détenait alors le quasi monopole de la production et distribution du pétrole aux USA. En 1907 la Royal Dutch s'allie à la britannique Shell Transport and Trading, le plus
important distributeur de produits pétroliers d'Extrême-Orient. Quant à l'Anglo-Persian Oil, elle a été fondée en 1909 par la Burmah Oil. Pendant la guerre le gouvernement britannique est entré
dans son capital et son conseil d'administration, mais c'est Cadman qui dirige sa compagnie.
Les luttes qui les ont opposées depuis 1925 en Irak et en Perse ont été à peu près règlées en 1927 avec un accord sur le partage des
ressources de l'ancien empire ottoman.
Ce qu'ils veulent lors de cette réunion d'août 1928 c'est éviter une crise grave de surproduction. En effet, les surcapacités de l'industrie du raffinage, les découvertes de gigantesques
réserves de pétrole au Texas et dans le golfe persique et l'afflux du pétrole d'URSS vendu à bas prix, font courir ce risque.
Cette conférence aboutit à des accords portant sur les prix e't les quantités. Les parties contractantes s'engagent à pratiquer un
prix commun pour toutes leurs ventes dans le monde. Ce tarif correspond au prix de production du pétrole américain dans la région du golfe du Mexique, diminué du transport du lieu effectif de
production au golfe du Mexique. De plus, les compagnies décident de geler leurs parts de marché en maintenant une répartition "as is principle" et coopèrent, lorsque c'est possible, pour
l'utilisation des ressources disponibles.
D'autres compagnies américaines adhérent à cet accord et c'est ainsi que naît le cartel des compagnies pétrolières.
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