Mardi 9 mars 2010
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Le sentiment d'infériorité réel est une maladie de l'être. Il devient névrose lorsqu'il provoque la souffrance, la timidité,
l'angoisse, la peur, l'hostilité, l'agressivité et le besoin tenaillant de dépasser les autres, de les commander, de les humilier, d'être le premier. Le sentiment d'infériorité devient une
réaction de toute la personnalité devant tous et partout. Il s'agit alors d'une attitude mentale qui est parfois consciente, mais en général elle est subconsciente. Cette attitude commande tous
les actes de la personne qui en souffre.
Le propre de l'homme est d'éviter la souffrance et de rechercher la paix mentale. Le sujet qui souffre du sentiment d'infériorité éprouve de terribles sensations d'insécurité, de peur et
d'impuissance. Alors le mécanisme de compensation entre en jeu et pour vaincre sa timidité il va
devenir agressif, pour tenter d'éliminer la sensation d'infériorité il va rechercher la supériorité, etc.......... Toute sensation de supériorité et de puissance atténue ses angoisses, lui
permettant de vivre sur des compromis, avec des illusions, bien que ne supprimant jamais le sentiment d'infériorité.
Le dictateur est un homme faible. La dictature est la compensation de la faiblesse. C'est le cas de tous les tyrans. Le besoin de domination est toujours névrotique.
Des personnes ont réalisé parfois de grandes choses grâce à ce sentiment d'infériorité, par leur recherche de supériorité. Cette recherche est le plus souvent inconsciente et la réussite
n'enlève nullement le sentiment d'infériorité.
Ce névrotique refuse tout conseil, toute aide, car pour lui c'est une faiblesse. Il refuse d'avoir tort et ne supporte pas la critique. Il a bien souvent un esprit de contradiction. Il éprouve
le besoin d'aider, d'être un soutien afin de se valoriser. Si on ne fait pas appel à lui il se sent humilié. Il aime donner des conseils et des directives pour se croire puissant et admiré. Il
est quelquefois ambitieux de façon démesurée.
Artiste : Katarina Sokolova
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Publié dans : Psychiatrie
Dimanche 28 février 2010
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L'éducation joue un grand rôle dans le complexe de Diane. Autrefois on disait à une petite fille "ça ne poussera pas parce que tu y as
touché". C'est une punition. Elle se sent frustrée ou inférieure lorsqu'elle ne se révolte pas. Les parents qui disent devant leur petite fille qu'ils voulaient un garçon mais qu'ils n'ont eu
QU'UNE fille, sous-entendu que c'est dommage, vont parfois développer chez la petite fille une réaction de jalousie.
La petite fille peut s'adapter à cette frustration mais il arrive qu'elle ne le puisse pas. Dans ce cas elle va éprouver du mépris envers son sexe, le croyant inférieur, et de la jalousie à
l'égard de l'homme qu'elle s'imagine supérieur. Pour compenser cette infériorité elle veut devenir un homme et elle devient masculine.
Elle peut être par la suite une femme-chef, autoritaire et agressive, faisant surtout marcher les hommes à la baguette dans le but de les inférioriser. Jalouse de l'homme, elle va tenter de
dresser les autres femmes contre lui. Elle méprise la féminité et déteste les hommes, elle peut terriblement souffrir. Elle est souvent frigide. Elle refuse de s'occuper de choses typiquement
féminines et elle est révoltée par ce qu'elle appelle la tyrannie des hommes.
La femme qui souffre du complexe de Diane est toujours insatisfaite. Toutefois il arrive que la maternité les sauve, surtout lorsque l'enfant est un garçon. Elle a créé un enfant de sexe
masculin, elle se sent égale à l'homme. Pourtant elle sera souvent mère tyrannique et continuera à refuser sa féminité. L'éducation qu'elle va donner à son enfant risque d'être désastreuse.
La masculinisation de la femme peut venir aussi d'une éducation où le père est efféminé suite à un complexe d'Oedipe non liquidé. Ce père essaiera inconsciemment de viriliser sa fille qui deviendra mentalement un garçon. Plus tard elle souffrira de
phobies, angoisse, névrose.
Une autre cause est un père despotique qui humilie sans cesse sa fille à tel point qu'il provoque la haine chez l'enfant. Elle va alors transposer cette haine sur tous les hommes. Soit en
devenant masculine, soit en se tournant vers la femme masculine qui jouera pour elle le rôle d'homme. Elle sera dans ce cas lesbienne féminine.
Artiste : Emile Munier
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Publié dans : Psychiatrie
Jeudi 18 février 2010
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19:51
Rappel du complexe d'Oedipe chez la
fille
Il est moins fréquent que le complexe d'Oedipe ne soit pas liquidé chez la petite fille que chez le garçon. Comme dans le mécanisme normal du complexe, la fille repoussera sa mère,
qui devient une rivale, de façon agressive. Le père devient une force, un guide, et elle désire "l'épouser". Il est est placé sur un piedestal, elle en désire la possession totale et elle s'y
accroche. Elle refuse inconsciemment la présence de sa mère et la rejette. L'angoisse apparaît. La petite fille dont le complexe n'est pas liquidé se sent coupable vis-à-vis de sa mère mais
elle ne sait pas pourquoi. Elle désire son pardon. Elle se place en-dessous de sa mère. Devenir masculine c'est ne pas être en opposition avec elle. Ou elle redevient petite fille pour obtenir
pardon et amour de sa mère. Tentant d'égaler son père afin d'obtenir son admiration elle va se masculiniser. Ou alors elle va se féminiser à outrance pour obtenir sa protection absolue et sa
totale affection. Là encore elle devient femme-enfant.
Adulte, la petite fille dont le complexe d'Oedipe n'est pas liquidé et qui s'est masculinisée va chercher à dominer les autres femmes bien qu'elle se sente inférieure à elles. L'homme va lui
faire plus ou moins horreur, elle sera frigide. Ou alors elle est femme-enfant et va chercher tendresse et protection avant de chercher l'amour. Cet amour proprement dit lui sera
impossible.
Ce complexe est pathologique lorsqu'il y a fixation envers le parent de sexe opposé avec sentiment de
culpabilité envers le parent de même sexe.
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Publié dans : Psychiatrie
Mardi 9 février 2010
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19:21
Rappel du complexe d'Oedipe chez le
garçon
Le petit garçon qui n'a pas liquidé son complexe d'Oedipe s'accroche à sa mère. Il désire toujours la possession totale de sa mère. Sans savoir pourquoi il se sent coupable vis-à-vis de son
père et veut obtenir son pardon. Il doit empêcher l'opposition homme/homme et se dévirilise, il se place en-dessous de son père et le flatte. Il devient de plus en plus féminin et se
fixe à sa mère.
A l'âge adulte le jeune homme va transposer son père sur tous les hommes qu'il juge supérieurs à lui alors que lui se sent inférieur
et féminin. Il se place automatiquement en-dessous de l'homme qu'il a en face de lui. Parfois une compensation d'agressivité cache ce complexe d'infériorité. L'adulte atteint de ce complexe verra dans ses supérieurs hiérarchiques le rappel du père et un sentiment de
culpabilité est définitivement ancré en eux.
La plupart du temps l'homme qui n'a pas liquidé son complexe d'Oedipe va tout faire pour faire plaisir, simplement pour obtenir approbation, sympathie et indulgence. Ils ne veulent plaire que
par crainte de déplaire. Ils veulent se débarrasser de leur sensation de culpabilité en se sentant aimés et désirés. Le jeune homme va s'efforcer de se distinguer auprès de ses professeurs pour
leur montrer sa confiance et son intérêt parce que ce qu'il craint par-dessus tout c'est la désapprobation ou l'indifférence. Adulte, il peut inconsciemment être content de recevoir un blâme de
son chef parce que cette sentence va représenter la sévérité du père. Ensuite son travail fait de façon impeccable va de nouveau capter la sympathie et "le pardon", ce qui va le rendre
heureux.
Dans la vie courante, le complexe d'Oedipe non liquidé a des centaines d'effets inconscients pour le sujet mais qui laissent un
sentiment de malaise diffus. Leur vie est souvent ratée. C'est pour un homme une dévirilisation générale. Sans cesse il se diminue, sans cesse il se sent inférieur. Sans cesse il se sent
coupable. Il est mal à l'aise, voire impuissant, devant les responsabilités et les décisions.
Hanté par son sentiment d'infériorité, il sera parfois hanté par l'idée de puissance. Ce qui en fera un homme dominateur qui va sombrer dans la dépression nerveuse à l'approche d'une situation responsable qu'il a recherchée et acceptée. Il mettra cette
dépression sur le compte du surmenage. L'homme qui n'a pas liquidé son complexe d'Oedipe reste un enfant. Il a très peur d'être désapprouvé. Lorsque ça arrive il fait tout pour retrouver
l'approbation et l'affection. La dévirilisation touche aussi la sexualité : impuissance, homosexualité latente ou déclarée.
Dans le cas d'un enfant élevé avec sa mère autoritariste seulement, tout supérieur sera pour lui comme leur mère.
Rappel
du complexe d'Oedipe non liquidé chez la fille
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Publié dans : Psychiatrie
Mardi 2 février 2010
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19:48
Le complexe de Caïn survient lorsque l'enfant croit perdre sa place unique dans l'amour de ses parents. Il se produit à la naissance
du petit frère ou de la petite soeur. La réaction de l'enfant est souvent une haine intense envers le cadet, selon les circonstances et l'attitude des parents. Pour l'aîné, le nouvel enfant
représente inconsciemment un rival. En surface l'agressivité, les moqueries "éliminent" le cadet en l'humiliant. Cela peut aller jusqu'à la haine.
Ce complexe est très normal lorsqu'il se liquide. Il apparaît souvent dans les rêves ou les dessins
d'enfant.
Exemple, le rêve de Jacques, 10 ans :
Jacques marche avec ses parents dans une plaine immense. Il y a beaucoup de soleil. Puis brusquement, il voit apparaître une rivière vers laquelle sa mère se penche pour en retirer une poupée.
Sa mère se tourne alors vers lui et le chasse. Jacques se précipite vers la poupée, l'arrache des mains de sa mère et la jette dans l'eau. (Les prodigieuses victoires de la psychologie
moderne, Pierre Daco)
Ce rêve démontre une réaction subconsciente nullement motivée par l'attitude de la maman.
Le complexe de Caïn, s'il ne se liquide pas, devient névrose présentant des sentiments
d'infériorité, de culpabilité, d'impuissance et d'hostilité. La liquidation dépend en grande partie des parents et des prédispositions de l'enfant. Parfois le complexe se transforme et l'aîné
protège le cadet qui alors devient inférieur et l'aîné garde ainsi son rôle principal auprès de ses parents. Le tout est alors d'empêcher un sentiment d'humiliation et d'infériorité chez le
cadet.
Le complexe de Caïn peut aussi se résoudre par refoulement. Refoulement qui, selon les
circonstances, peut devenir névrose suivant sa durée et sa puissance. Dans ce cas apparaîtront timidité, agressivité, angoisse et fugues, certains pouvant aller jusqu'à la délinquance.
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Publié dans : Psychiatrie
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