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Histoire de France

Lundi 24 novembre 2008 1 24 /11 /Nov /2008 00:28

Dans le pays des francs, le roi est un chef de guerre : son pouvoir n'existe que lorsqu'il est au combat, face à l'ennemi. En-dehors de la guerre, ses soldats peuvent s'exprimer librement. Ils peuvent même humilier ou punir leur roi.
En 486, après une bataille et lors du partage du butin, Clovis réclame, le plus beau vase pris à Syagrius, le gallo-romain ennemi. C'était une requête de l'évêque de Reims et Clovis avait accepté de lui rendre. Alors un soldat lui donne en le jetant à ses pieds de telle façon qu'il se brise. Dans d'autres écrits, ce soldat abîme le vase avec un coup de hache. Il s'agissait d'un vase en argent. Et il ajouta : "ainsi en a voulu le sort". Il faut dire que le partage se faisait en tirant au sort.
Un an après l'incident survenu à Soissons, Clovis passe ses troupes en revue et s'arrête devant le soldat rebelle. Remarquant un défaut dans sa tenue, il lui fracasse la tête d'un coup de francisque en lui disant "ainsi as-tu fait du vase de Soissons!"
Son peuple est si impressionné qu'on en parle encore aujourd'hui.
Selon les versions, le vase est restitué cabossé, selon d'autres il est échangé contre d'autres objets restitués à la place du vase. Comme je n'étais pas là je suis bien incapable de vous donner la bonne version.
A noter : Clovis s'appelait Chlodowich ou Chlodovecus (célèbre par ses combats). On traduisit Clovis au 10ème siècle.

 

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Jeudi 13 novembre 2008 4 13 /11 /Nov /2008 00:18

Pour les noces d'Henri de Navarre (futur Henri IV) et Marguerite de Valois (la reine Margot) le 18 août 1572, Paris était plein de protestants. La reine-mère Catherine de Médicis avait essayé de faire assassiner leur chef, l'amiral Coligny, mais ce fut raté. Elle y gagna la colère des protestants. Elle persuade alors le très jeune Charles IX de donner l'ordre de les tuer, lui avouant qu'elle était l'instigatrice de l'attentat et que le pays risquait une guerre civile. Henri, frère du roi et amoureux fou de Marie, princesse de Condé, espérait bien que le prince serait tué pendant le carnage et qu'il pourrait l'épouser. Le roi cèda en disant "oui mais tuez les tous afin qu'il n'en reste pas un pour me le reprocher!"
Le dimanche 24 août (St Barthélémy) très tôt le matin, l
es cloches de l'église de St Germain l'Auxerois donnent le signal du massacre. Coligny fut égorgé dans son lit et son corps jeté dans la rue, livré à la foule. Il y avait des cadavres partout, même dans les couloirs du Louvre. Tout y passait, hommes, femmes et enfants. A midi on comptait 2000 victimes. Charles IX en fut épouvanté et ordonna de stopper le massacre. Le lendemain des moines annonçait dans Paris qu'une aubépine venait de refleurir au cimetière des innocents et que Dieu approuvait donc leurs tueries. Et le carnage reprit pendant 2 jours. 2 jours pendant lesquels on en profita pour tuer le voisin gênant.
Le 28 août le roi retira enfin la licence de tuer. Mais en province, on se mit aussi à tuer des huguenots.
On dénombra environ 30.000 victimes. Charles IX, pour se disculper, inventa un complot qui aurait été ourdi par Gaspard de Coligny.
Pour l'anecdote, Marguerite refusait de dire oui à son mariage. Charles IX, son frère, lui donna un coup de poing sur la nuque qui lui fit baisser la tête. Le cardinal s'en contenta comme d'un assentiment.

Tableau de François Dubois

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Mercredi 5 novembre 2008 3 05 /11 /Nov /2008 22:24

François 1er demande un jour à la duchesse de Valentinois, Diane de Poitiers, de déniaiser le futur Henri II. Elle lui répondit "fiez-vous à moi, j'en fais mon galant". Il le resta jusqu'à sa mort en 1559. Il n'était pas encore marié à la florentine Catherine de Médicis, âgée de 20 ans de moins que Diane. Catherine acceptera tout.

Pendant 30 ans Diane va règner sur la France. Diane a une beauté qui défie le temps. Pour l'époque c'est une vraie prouesse. A 57 ans, sa poitrine est toujours haute et dure. La duchesse est veuve depuis 1531 d'un vieux mari bossu, Louis de Brézé, qu'elle avait épousé à 15 ans alors qu'il en avait déjà presque 40. Entre-temps elle lui a donné 2 filles. Elle portera le deuil toute sa vie.

Diane est partout. Elle choisit les gouverneurs et les nourrices des enfants royaux, vérifie leur nourriture, jusqu'en 1551. Au bout de 9 ans de mariage Catherine de Médicis n'a toujours pas donné d'enfant à Henri II. Diane oblige le roi à plus d'assiduité dans ses devoirs conjugaux, mettant ainsi fin à l'attente d'un dauphin.
Elle recevra la propriété royale de Chenonceau en cadeau. mais à la mort d'Henri II, Catherine l'obligera à l'échanger contre le château de Chaumont et à rendre, entre-autres, les bijoux de la couronne. Elle se retire à Anet où elle finira ses jours jusqu'à sa mort à 67 ans.

 

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Mardi 28 octobre 2008 2 28 /10 /Oct /2008 11:34

Lorsque Louis XII était au seuil de la mort, son épouse Mary avait un amant depuis 2 ans, celui-là même qui l'avait emmenée en France : Suffolk, l'ambassadeur envoyé par le roi d'Angleterre. Il faut dire que Mary, soeur d'Henri VIII d'Angleterre, était jeune (16 ans) et belle. Louise de Savoie, comtesse d'Angoulême, prit peur que cet amant ne lui offrit un dauphin et que son fils François ne devienne jamais François 1er.
Elle offre 50.000 livres à Suffolk en lui expliquant qu'il pourrait bien retourner à la case départ s'il arrivait malheur. Pour être plus sûr, François le loge chez sa propre maîtresse en lui donnant pour mission de l'occuper.

De son côté François surveillait sa belle-mère qui essaya bien de l'attirer dans son lit. Mais Grignols, un officier, veillait. Heureusement parce que le futur roi de France était bien amoureux. Louise de Savoie vint encore à la rescousse en mettant dans le lit de la reine sa belle-fille Claude, épouse de François, en attendant que Louis XII trépasse. Ce qu'il fit le 1er janvier 1515.

Mais il existe des enfants posthumes. Il faut donc attendre 6 semaines pour s'assurer que Mary n'est pas enceinte. Ne voulant pas jurer qu'elle ne l'était point, elle fut enfermée dans l'hôtel de Cluny, volets clos et gardée à vue jour et nuit, pendant 40 jours. Et le ventre de Mary s'arrondissait de jour en jour.............jusqu'à ce que la comtesse d'Angoulême découvre qu'elle mettait des linges pour s'amuser de tout cela.
François put finalement devenir François 1er mais il était toujours entiché de Mary. A tel point qu'il voulut répudier Claude pour l'épouser. Elle refusa cette seconde couronne pour devenir Madame Suffolk tout simplement.

François 1er

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Lundi 22 septembre 2008 1 22 /09 /Sep /2008 18:57

Charles IV meurt sans héritier  mettant fin à la dynastie des capétiens. Les français scandent "le roi est mort", sans pouvoir y associer "vive le roi". La reine attend un bébé. En attendant l'assemblée des pairs et des barons nomment régent un cousin de Charles IV : Philippe VI de Valois. Le Valois est un territoire donné aux fils de rois qui n'héritent pas du fief principal, c'est un apanage royal. La reine donne naissance à une petite fille et l'assemblée élit le régent, invoquant la loi salique qui exclut les femmes du trône de France ainsi que les descendants par les femmes.
Mais Edouard III ne renonce pas à la couronne de France et la guerre de 100 ans commence. Elle ne finira que lorsque Jeanne d'Arc convaincra Charles VII de bouter les anglais hors de France. De cette guerre naissent des souverains forts qui rétablissent l'obéissance dans le royaume et interdisent les guerres privées atténuant l'insécurité et la peur. Donjons et châteaux forts sont remplacés par d'élégantes demeures décorées à l'italienne : c'est la Renaissance, les magnifiques châteaux de la Loire. Arrivent les grandes inventions : imprimerie, boussole, gouvernail et cartes. On lit les auteurs grecs et latins, l'architecture gothique fait place à l'antique. On trace des routes vers l'Amérique.
Luther et Calvin proposent la réforme protestante, le pape les excommunie. Catholicisme et calvinisme s'affrontent entraînant le pays dans de terribles guerres de religion (curieux!..........Je croyais que la religion c'était l'amour du prochain). On tue au nom de Dieu.
C'est pendant la guerre de cent ans que sévira la peste noire.

Philippe VI de Valois

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