Mardi 26 janvier 2010
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Le suicide est fréquent chez les personnes âgées. Réactions impulsives, démission tragique ou geste soigneusement prémédité, il s'agit
de vrais suicides avec réel désir de mort et non pas d'appel au secours. Les moyens utilisés (pendaison, noyade, défenestration, arme à feu) en témoignent. Aussi y'a-t-il peu de tentatives
ratées. Ces suicides surviennent surtout après 60 ans. Le taux de suicide chez l'homme est très élevé après 80 ans. Le taux est important chez les hommes veufs de plus de 65 ans.
Ils se produisent principalement dans un contexte dépressif, de mélancolie sénile ou de dépression psychogène
dont les causes sont la solitude, sensation de rejet de la société, une affection physique invalidante ou douloureuse, une infirmité sensorielle et des difficultés économiques.
Le risque est augmenté à la perte du conjoint ou de l'animal de compagnie qui était le seul compagnon.
Tout commence par l'idée du suicide. Puis vient une période transitoire de questions, de réflexion, d'hésitation. C'est à ce moment là qu'il faudrait intervenir si c'était possible, pour que ne
s'installe pas l'organisation des idées suicidaires. Sans intervention thérapeutique la décision de mourir s'installe et commence la préparation de l'acte. Le temps qui va s'écouler entre cette
décision et l'acte dépend du sujet. Ca peut être très court mais ça peut aussi être long selon que le sujet souhaite tout préparer avant ou non.
Pour prévenir ces suicides, il faut traiter les états dépressifs de la sénilité. Ce n'est jamais à prendre à la légère et ce sont toujours des personnes qui souffrent. Un comportement agressif
doit aussi vous alerter.
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Publié dans : Psychiatrie
Mardi 19 janvier 2010
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Le vieillissement biologique et psychologique favorise la survenue de troubles psychiques qui atteignent une grande fréquence chez les
personnes âgées. Démences séniles, états mélancoliques, états délirants
chroniques , affaiblissement non démentiel et névroses dépressives ou caractérielles sont les plus fréquents.
Toutefois il peut y avoir des états mélancoliques ou confusionnels indépendamment de la détérioration démentielle. Dans ce cas ces états sont réversibles. Outre une personnalité prémorbide,
jouent de façon défavorable sur un vieillard l'isolement, la dévalorisation et les difficultés économiques. Chez les personnes âgées la pathologie psychiatrique est étroitement intriquée à la
pathologie somatique. Il n'est pas rare de voir la surdité ou la cécité intervenir dans la genèse de troubles affectifs et de délires tardifs.
Les états confusionnels sont fréquents et d'installation rapide. Très souvent
accompagnés d'onirisme et de turbulence nocturne.
Les états dépressifs peuvent passer inaperçus parce que souvent atypiques et parce qu'on peut trouver normal qu'un vieillard s'ennuie et se sente dévalorisé. C'est ennuyeux parce que ces
dépressions se soignent très bien.
Il est exceptionnel que la psychose maniaco-dépressive commence après 65 ans. Par contre les accès
peuvent continuer au cours de la vieillesse ches les sujets atteints. Les accès maniaques sont assez rares et moins fréquents qu'entre 45 et 60 ans. Les phases mélancoliques sont plus courantes
et existent sous forme sévère, atténuée ou masquée par des troubles somatiques. Plus fréquemment on observe des crises existentielles ou des dépressions réactionnelles (deuil, séparation,
maladie), l'impact affectif se trouvant majoré par l'affaiblissement du potentiel intellectuel et biologique, voire des conditions de vie défectueuses du sujet.
Ces états dépressifs sont marqués par la fatigue, le découragement, le pessimisme, les plaintes somatiques (sphère digestive), peur de l'abandon, sentiment d'insécurité. D'où conduites
régressives avec angoisse et agressivité.
On observe aussi chez la personne âgée des troubles du caractère : irritabilité, atoritarisme, défiance, récriminations. Des comportements de laisser-aller incurique, adynamie, inertie, désorientation. En milieu familial : clinomanie, refus de manger seul, mutisme, incontinence.
Les névroses structurées de l'âge adulte ont par contre tendance à s'atténuer avec l'âge.
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Publié dans : Psychiatrie
Mardi 12 janvier 2010
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Pour ceux qui ne le sauraient pas le post-partum c'est l'après accouchement.
Ces psychoses précoces du post-partum débutent subitement entre le 5ème et le
25ème jour. Elles peuvent avoir "débuté" avec des ruminations anxieuses et/ou des cauchemars accompagnés d'agitation nocturne. Le shéma classique est la bouffée confuso-délirante avec trouble de la conscience. Ce dernier peut être désorientation,
hébétude ou stupeur, ou alors moins profond. Dans ce cas la patiente donnera l'impression d'être égarée, perplexe, avec des illusions perceptives, des fausses reconnaissances. Sa tristesse est anxieuse et les moments dépressifs peuvent alterner avec des phases d'excitation euphorique et des conduites ludiques. Le délire peut avoir des thèmes de négation de la maternité ou du mariage, le sentiment de non-appartenance ou de non-existence de l'enfant avec crainte paradoxale de sa mort ou la conviction persécutive
qu'il a été changé.
C'est une psychose aiguë réactionnelle à la maternité et aux bouleversements bioendocriniens et psychologiques qui s'ensuivent. S'ajoutent les complications obstétricales ou néonatales et les
conflits autour de la maternité. Elle touche souvent les primipares (premier enfant) âgées.
La patiente doit être hospitalisée étant donné l'agitation et le risque de conduites suicidaires ou
infanticides. Pour les grossesses suivantes la majorité des femmes ne récidive pas.
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Publié dans : Psychiatrie
Mardi 5 janvier 2010
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La maternité est une crise psychologique pendant laquelle sont actualisés et remis en question les problèmes du développement affectif
et sexuel. Il y a résurgence de fantasmes oedipiens et prégénitaux, en particulier oraux, réactivation de conflits infantiles et
spécialement ceux de la femme avec sa mère, vécu régressif de repli narcissique où la fusion
symbiotique mère-enfant de la grossesse continue après l'accouchement, pendant le maternage du bébé. La mère s'identifie à son nourrisson avant de le laisser s'autonomiser petit à petit.
Les manifestations psychopathologiques qui peuvent survenir au cours de la puerpéralité dépendront de l'histoire personnelle du sujet, de son attitude vis-à-vis de la maternité, de sont milieu
socio-culturel et de sa vie affective. C'est comme ça que l'on mesure l'impact d'un facteur comme la grossesse illégitime, non désirée, l'attitude inadéquate du conjoint, de l'entourage
parental, des conditions de vie défavorables.
La psychose puerpérale apparaît en général dans les premières semaines du post-partum.
Au cours des premiers mois de grossesse les symptômes névrotiques comme angoisse, vertiges, spasmes,
oppression, palpitations, cauchemars, ruminations anxieuses, sont fréquents. Le plus souvent on assiste à la peur de mourir, peur d'avoir un enfant anormal, peur d'être une mauvaise mère. Ce
sont des troubles mineurs banals. On voit fréquemment des comportements régressifs et infantiles d'exigence affective liés à l'exagération du narcissisme hystérique. La boulimie observée
souvent au cours de la grossesse peut prendre un caractère excessif. Dans certains cas les vomissements normaux peuvent devenir incoercibles et signifier de façon évidente le rejet de la
grossesse.
Les épisodes psychotiques sont rares. Il arrive de rencontrer une dépression mélancolique dans les
premiers mois, mais qui s'améliorera ensuite, ou une dépression s'installant en fin de grossesse et
qui se poursuivra souvent après l'accouchement.
Les troubles névrotiques et psychosomatiques mineurs sont fréquents au cours de la gestation mais le remaniement psychobiologique de la grossesse peut aboutir à la disparition de troubles
antérieurs.
Chez la schizophrène la grossesse est souvent propice à une rémission temporaire qui peut être
suivie d'une décompensation aiguë lors du post-partum.
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Publié dans : Psychiatrie
Dimanche 6 décembre 2009
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La démence artériopathique est due à l'hypertension artérielle et à l'athérome. Les lésions cérébrales sont variables et en général
disséminées. Elle s'observe normalement après 60 ans. On retrouve fréquemment des antécédents vasculaires personnels et familiaux.
L'affaiblissement psychique comporte des troubles de la mémoire, une bradypsychie, désorientation dans
le temps, sautes d'humeur et incontinence émotionnelle avec pleurs faciles. Les signes neurologiques sont aussi variables. Ils se traduisent par une démarche à petits pas, des troubles
sphinctériens. Parfois perte ou diminution de la vue, aphasie lente.
L'aggravation se fait par à-coups successifs. Le patient a longtemps conscience de son déficit. On constate souvent de l'anxiété avec irritabilité, voire des idées délirantes de préjudice ou de jalousie ainsi que la survenue d'épisodes confusionnels
transitoires ne durant parfois que quelques heures.
A ce stade le sujet a une espérance de vie très courte.
La démence
organique
La démence
sénile
Lars Van de Goor
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Publié dans : Psychiatrie
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