Vendredi 14 octobre 2011
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Les dyspraxies de l'enfant sont très proches de la débilité motrice grave. Chez ces enfants on observe de
profondes perturbations de l'organisation du schéma corporel et de la représentation spatio-temporelle.
L'enfant dyspraxique est incapable d'accomplir des séries de gestes comme s'habiller ou lacer ses chaussures,
ou alors ils le font extrêmement maladroitement. Les gestes sont encore plus difficiles à accomplir lorsqu'il s'agit de séquences rythmiques comme taper dans les mains puis sur les genoux. Ce
sont aussi des enfants qui souffrent de dysgraphie majeure. Les opérations spatiales,
les opérations logiques, les opérations mathématiques, aboutissent à un échec. Et bien évidemment l'échec scolaire est massif.
Imiter un geste ou désigner les diverses parties du corps échouent en partie ou totalement. Le langage est,
par contre, bien moins perturbé. Quant à l'examen neurologique, il s'avère normal.
Il y a une partie de ces enfants chez qui on retrouve une immaturité ou des attitudes infantiles, une
inhibition dans les contacts (certainement réactionnelle), mais qui ont un développement psycho-affectif à peu près normal. Puis on distingue d'un autre côté des enfants manifestant des
perturbations plus profondes de l'organisation de la personnalité avec difficulté du contact.
Les tests de personnalité révèlent souvent une vie fantasmagorique remplie de thèmes archaïques. La
thérapeutie dépend des troubles de la personnalité associés, mais l'abord psychothérapique est en général nécessaire.
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Publié dans : Psychiatrie
Jeudi 29 septembre 2011
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L'enfant est dit dysgraphique lorsque la qualité de son écriture est déficiente alors qu'il n'existe ni
déficit neurologique ni déficit intellectuel pouvant l'expliquer.
La dysgraphie peut avoir de multiples raisons. Le rapport de l'enfant et de l'enseignant peut entrer en ligne
de compte ainsi que la place donnée par l'entourage familial à l'apprentissage scolaire, la tenue du stylo, la valeur symbolique de l'écrit et autres choses viennent interférer avec la
motricité en tant que telle.
L'apprentissage scolaire doit être hiérarchisé. L'écriture étant le moment de la transcription graphique du
langage, elle dépend aussi du degré de maturité de l'enfant et du facteur psychosocial. Avant 6 ans la maturation motrice et manuelle n'étant pas atteintes, l'enfant est incapable d'exécuter
des copies lisibles et de déchiffrer ce qu'il a copié. C'est après cet âge que la qualité de l'apprentissage est essentielle.
La dysgraphie est souvent associée à un désordre de l'organisation motrice, désordre spatio-temporel
(désordres dans l'organisation du geste avec des troubles de la connaissance, de la représentation et de l'utilisation du corps), perturbation du langage et de la lecture, puis des
troubles affectifs.
Dans les troubles affectifs on trouve de l'anxiété, de la fébrilité, de l'inhibition, pouvant aller jusqu'à la constitution d'un vrai symptôme névrotique. Peuvent aussi se manifester des conduites phobiques ou obsessionnelles face à l'écriture.
L'ébauche de crampe infantile, comparable à la crampe de l'écrivain chez l'adulte, associe de façon diverse
la maladresse, une paratonie, des réactions de catastrophe devant l'écriture, des difficultés de
latéralisation ou de lecture, des attitudes de type névrotique.
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Publié dans : Psychiatrie
Lundi 19 septembre 2011
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Les troubles de la latéralisation sont souvent un motif d'inquiétude pour les parents, surtout lorsqu'elle se
fait à gauche. C'est en général vers 5 ou 6 ans, avec pour motif l'approche de la lecture et de l'écriture, que l'on consulte.
La préférence latérale commence à apparaître vers 3-4 ans, mais à 4-5 ans il y a encore 40% d'enfants qui
sont mal latérisés et 30% vers 5-7 ans. Bien que la plupart du temps on soit droitier ou gaucher homogène, il existera toujours un nombre d'enfants mal latéralisés et qui ne sans qu'ils n'aient
de problèmes particuliers. Il y a environ 4% de gauchers purs et 32% d'ambimanes.
L'étude de la latéralité se fait au niveau de l'oeil, de la main et du pied. L'oeil dominant est celui qui
reste ouvert quand on demande de fermer un oeil ou celui avec lequel on regarde à travers une longue vue en cachant son autre oeil avec sa main. La main dominante est celle qui passe au-dessus
de l'autre lorsqu'on demande de croiser les bras ou de mettre les poings fermés l'un au-dessus de l'autre. Enfin le pied dominant est celui qui shoote le plus souvent dans le ballon ou
celui que l'on choisit pour sauter à cloche-pied.
Lorsque la latérisation n'est pas homogène il est important de laissser l'enfant entièrement libre de son
choix pour les activités usuelles jusqu'à la fin de la maternelle. C'est pendant cette dernière année de maternelle (5 ans) qu'un préaprentissage de l'écriture est possible et mieux vaut ne pas
intervenir trop tôt pour favoriser l'utilisation de la main droite. Mais s'il existe une meilleure adresse gestuelle en faveur de la main gauche de façon évidente, il faut laisser la
latérisation se faire en ce sens.
En général l'utilisation de la main droite ne pose pas de problème. L 'apprentissage et l'entraînement
interviennent de façon définitive jusqu'à l'âge adulte pour influencer ou modifier une asymétrie manuelle.
Les faux-gauchers sont des enfants latéralisés à droite mais qui utilisent la main gauche pour les activités
les plus valorisées, telle l'écriture. Cet usage se pratique dans un contexte d'opposition à l'entourage ou comme identification à un membre de la famille gaucher. La peur de la gaucherie
contrariée conduit parfois à laisser ces enfants s'enfermer dans un choix névrotique qui deviendra
plus tard source de difficultés. Dans ce contexte la rééducation psychomotrice ou la psychothérapie consistera d'abord à faire prendre conscience à l'enfant qu'il est plus à l'aise à droite et
à lui permettre de se défaire de son choix pathologique.
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Publié dans : Psychiatrie
Samedi 3 septembre 2011
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La narcolepsie-catalepsie est une hypersomnie rare (même pas 0,1%). Ce syndrome associe une somnolence diurne
excessive avec accès de sommeil irrésistibles allant de quelques minutes à quelques heures, des
attaques cataplectiques, des paralysies du sommeil, des hallucinations hypnagogiques auditives,
visuelles ou labyrinthiques, ayant souvent un caractère effrayant, ainsi qu'un sommeil entrecoupé de nombreux réveils.
On a démontré que l'endormissement se fait de suite en sommeil paradoxal sans passer par le sommeil à ondes lentes.
On considère les attaques de cataplexie comme l'intrusion dans l'éveil de l'inhibition tonique propre au
sommeil profond. Elles sont fréquemment déclenchées par des émotions et durent quelques secondes, voire une minute.
En général on observe ce syndrome chez les 15-20 ans et il est de caractère clairement familial. On constate
bien souvent un ou deux symptômes dans l'enfance dont l'hypersomnolence et les attaques de sommeil
diurnes sont les signes les plus précoces. Ces manifestations se produisent jusqu'à 4-5 ans sans trop de problèmes mais plus tard la vie sociale de l'enfant se trouve entravée.
On trouve parfois dans les antécédents des sujets un somnambulisme et un état hyperactif (Navelet).
Dans 60% des cas le traitement médicamenteux est efficace. Une sieste régulière améliore l'état du
patient.
Gilberte De Buisson
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Publié dans : Psychiatrie
Jeudi 26 mai 2011
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Les rythmies de sommeil concernent surtout les petits garçons et apparaissent précocement. Il y aurait
environ 4% d'enfants touchés. Au début elles sont silencieuses. Elles apparaissent au début de la nuit, durent quelques secondes 3 ou 4 fois dans la nuit. Il arrive qu'elles durent 15 à 30
minutes mais c'est rare. Leur rythme est régulier.
Le mouvement est variable. Il s'agit d'un roulement de tête de droite à gauche, d'un balancement d'une jambe
ou d'un genou plié. Ou alors l'enfant se met à genoux et se balance d'avant en arrière. Le mouvement peut être très intense et faire beaucoup de bruit jusqu'à même entraîner le déplacement du
lit. L'enfant règle ses impulsions sur la fréquence des oscillations du lit, provoquant un phénomène de résonnance, ce qui fait qu'en réalité il y a peu d'énergie réelle dépensée.
On observe les rythmies de sommeil en général pendant les stades légers du sommeil lent et n'ont rien à voir
avec l'épilepsie nocturne. Le tracé électrique du sommeil reste complètement normal.
La plupart du temps elles cessent spontanément partir de 3 ou 4 ans. Les quelques cas qui subsistent
au-delà disparaissent vers la puberté. Elles sont sans inconvénient sur le sommeil de l'enfant. Le matelas mis à même le sol empêche la résonance du lit et atténue du même coup le symptôme en
supprimant aussi le bruit. Les traitements médicamenteux sont à déconseiller.
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Publié dans : Psychiatrie
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