Dimanche 26 novembre 2006
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La toge était plus large que la tunique et plissée avec art.
La toge était le vêtement distinctif du citoyen romain, qui en temps de paix, la portait toujours quelle que fût sa
classe, quel que fût son âge. Il ne la laissait que dans un grand danger, lorsqu'une guerre était imminente. Seul le citoyen romain avait droit à la toge. Si l'on est banni de la cité, on doit
quitter la toge. Les romains la portaient même à l'étranger.
La toge couvrait tout le corps et laissait à peine quelque liberté à un seul bras. On ne pouvait donc la garder pendant le travail ou
pendant les occupations domestiques ou d'agriculture.
La toge était la robe du dessus. Tout d'abord en laine, elle fut ensuite portée en soie par les empereurs. Blanche donc salissante,
elle était lavée par des foulons. Quand on se présentait devant le peuple pour obtenir une charge publique on la rendait d'une blancheur encore éclatante avec une préparation crétacée. D'ou le
mot "candidat" (candidati, vêtu de blanc). La toge brune était un signe de deuil ou de pauvreté.
La toge prétexte était une longue robe blanche bordée d'une bande pourpre. C'était le costume du magistrat. Elle fut, à partir de
Tarquin l'Ancien, le vêtement distinctif de l'enfance jusqu'à la prise de la toge virile. Les empereurs prirent une toge pourpre (trabée).
Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner
Assassinat de Tarquin l'Ancien
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Publié dans : La Rome antique
Mardi 21 novembre 2006
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Le romain conservera toujours un respect religieux pour le jour de sa naissance et toute sa vie il en célèbrera pieusement l'anniversaire. Tous les membres de sa famille seront invités ce
jour-là et il présentera ses offrandes aux dieux lares et à son génie. Il va se vêtir d'une robe blanche et pure. On dit qu'un homme paré et soigné dans sa toilette est vêtu comme au jour
natal. C'est le jour des cadeaux. Les jeunes filles font porter des présents au poète qui chante l'amour. Les parents, les amis, les clients, les patrons se font des
petits dons mutuels. Une négligence en cette occasion est une impolitesse et peut amener une rupture. C'est le jour où les jeunes filles peuvent envoyer sans rougir un souvenir à leur amant.
Elles demandent et reçoivent des présents. Les amants donnent un bijou, un écrin, un voile, une ombrelle, parfois de riches étoffes. Le marchand est là, déployant ses étoffes. On vous persuade
d'un baiser : on ne vous demandera plus rien avant longtemps. Aucun présent n'est refusé. L'empereur donne l'exemple, il les reçoit tous et son anniversaire est une fête publique.
La journée se termine forcément par un festin qui réunit toute la famille. Même les avares se mettent en frais.
Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner
Lares, dieux romains protecteurs du foyer (Pompeï)
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Publié dans : La Rome antique
Mardi 14 novembre 2006
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Il existait à Rome un lieu-dit sororium tigillum où était installée une poutre en chevron sous laquelle passaient les meurtriers pour
expier leur crime. Après avoir tué sa soeur Camille qui était sortie impudique de l'appartement des femmes afin de clamer son amour pour l'ennemi de son frère, Horace fut contraint de passer
sous le joug dans l'oeuvre de Corneille. Cette pratique expiatoire et purificatrice très ancienne, était indispensable pour recouvrer sa place dans la collectivité. Il fallait passer sous
le joug. Cette disposition ancestrale du joug signifiait un acte de soumission aux lois de la cité, mais elle était aussi un vestige des portes secrètes ou artificielles par lesquelles le jeune
homme une fois initié repassait du monde surnaturel où il avait vécu son temps d'épreuve, dans le monde ordinaire des hommes. Symbole de la réintégration dans la société.
Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner
Pierre Corneille
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Publié dans : La Rome antique
Samedi 4 novembre 2006
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Mimi, mimes, désignait certains artistes dramatiques et les pièces qu'ils jouaient. Ces artistes avaient pour but de faire rire les
hommes par l'imitation de manières d'agir folles ou inconvenantes. Ils le faisaient soit dans les funérailles, soit dans les festins. Ils ne portaient pas de masque comme les
autres artistes. lls n'avaient pas non plus le cothurne des acteurs tragiques ni le soccus (ou brodequin) des comédiens.
La mimique et la danse étaient réunis dans la représentation des pantomimes, qui servaient d'intermèdes aux véritables pièces. Par les
mouvements du corps et des mains, les acteurs des pantomimes représentaient une action, un sentiment ou une passion avec des gestes très expressifs. Ces pantomimes étaient en usage
surtout à partir du règne d'Auguste. Elles furent tant appréciées qu'elles se répandirent dans les provinces.
Tibère interdit aux sénateurs d'y assister et aux chevaliers de se montrer dans la société des mimes. Caligula remit en faveur les
représentations et les artistes.
La danse consistait en mouvements et en poses avec accompagnement de la flûte. La danse du choeur dans les fêtes des dieux
n'était qu'une marche au son de la musique et souvent accompagnée de chants.
Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner
Tibère
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Publié dans : La Rome antique
Lundi 23 octobre 2006
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D'ordinaire, les jeux s'ouvraient par la
lutte d'un mirmillon et d'un rétiaire. Le vaincu était à la merci du peuple. La grâce pouvait lui
être accordée s'il s'était battu avec courage et adresse. Dans ce cas, le peuple levait la main, pouce plié sous les doigts. Les arrêts de mort étaient accompagnés de grands cris de joie, tant
par les hommes que par les femmes. Venaient ensuite 2 gladiateurs avec épée, bouclier et casqués. Les plus célèbres et les moins infâmes. Si l'un deux, par malheur, montre peu d'ardeur,
il est frappé de verges et de lanières, quand on ne se sert pas du feu pour l'exciter au combat. Malheur aussi à celui qui frappait son adversaire à la tête : il ne faut pas tuer un gladiateur
du premier coup sous peine d'être disgracié. Les laquéateurs armés d'un lacet cherchaient à s'étrangler et n'avaient pour défense qu'un bouclier de cuir.
Le plus grotesque était vraisemblablement le "combat" des andabates, tête et figure entièrement enveloppées dans un casque. Aveugles,
ils frappaient l'air ou l'arène avant de s'infliger de cruelles blessures. Les combats terminés, un héraut annonçait la suspension des jeux mais les romains étaient tellement friands de ces
cruautés que bien souvent ils se privaient de manger ou apportaient leur dîner dans le cirque. L'empereur Auguste passait des journées entières au cirque avec sa femme et ses enfants. Domitien fit souvent distribuer des vivres au peuple au lieu de les envoyer dîner pour ne pas interrompre les
jeux.
Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner
Domitien
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