Dimanche 23 août 2009
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Marcel Bleustein est né en 1906 dans une famille de marchands de meubles. A 20 ans, bravant son père, il se proclame agent
publicitaire. A l'époque, en France, la publicité c'était bluff et mensonge et en vendre c'était vendre du vent. Pourtant un an plus tard, Marcel Bleustein crée sa société, Publicis. Il démarre
seul dans un 2 pièces cuisine du faubourg Montmartre. Il n'a pas d'employé.
Sa réussite est rapide. Pendant les 2 premières années il débute dans la publicité de presse. Puis il est le premier à s'intéresser à une nouvelle forme de publicité : la radio. Fin 1929 il
place une réclame sur la station qui émet depuis la Tour Eiffel. De nouveaux clients affluent : Lévitan, les galeries Barbès, les chaussures André, Banania, Renault, la Boldoflorine, la
Quintonine. En 1935 il achète une station de radio qu'il appelle radio-cité.
Publicis étend ses activités à la publicité cinématographique et participe avec d'autres sociétés dont Havas, au rachat de Gaumont.
Dans les années 30, Publicis est la 3ème agence publicitaire française.
Marcel Bleustein
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Publié dans : L'humanité, le monde
Dimanche 9 août 2009
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Avec le travail à la chaîne, André Citroën est le premier constructeur d'automobiles à appliquer en France les méthodes américaines.
Il l'instaure dans l'usine de Javel dès son démarrage en 1919. En 1923 il est le premier à importer des USA l'innovation de la caisse tout acier. En 1925, avec 61.487 voitures, il est le
premier producteur français.
A l'époque la pub c'est la réclame qui décrit les qualités d'un objet. Citroën, lui, veut faire connaître son nom, sa marque et son logo : le double chevron qu'il a inventé et dont il fait son
blason. Pour cela il utilise les médias.
C'est le premier constructeur à mettre en vente un jouet qui représente l'un de ses modèles. André Citroën rêvait que les premiers
mots prononcés par un enfant en France soient "papa, maman, auto". En 1922, le jour de l'ouverture du salon de l'automobile, il fait tracer dans le ciel son nom suivi de celui du gagnant du
grand prix hippique par une traînée de fumée blanche. En 1924 il s'offre une pleine page de publicité dans les grands quotidiens et il fait circuler sur les routes des caravanes, expositions
itinérantes de ses voitures. Ses concessionnaires en sont informés par le "bulletin commercial des usines Citroën" afin qu'ils amplifient son impact par une propagande dans les cinémas et
théâtres en distribuant des prospectus et en collant des affiches aux couleurs voyantes.
En parallèle, il suscite de grands évènements comme la croisière noire d'Alger à Tananarive dont la presse suit la progression tout en
transmettant les reportages. Défilé des voitures sur les Champs Elysées, expositions, film, livre, continuent à parler de l'exploit Citroën.
En 1925, pour l'ouverture de l'exposition des arts décoratifs, la tour Eiffel est illuminée en lettres géantes (visibles à 40 km) reproduisant le nom de Citroën et les 2 chevrons.
André Citroën
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Publié dans : L'humanité, le monde
Lundi 15 juin 2009
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C'est en 1908 que Georges Lesieur et ses fils fondent une usine de fabrication d'huiles alimentaires extraites de l'arachide, à
Coudekerque. La société prospère rapidement et commercialise sa production en vrac comme ses concurrents. A l'époque l'huile était vendue aux grossistes dans des fûts en bois. Lorsqu'on allait
chez l'épicier acheter de l'huile, on y allait avec un bidon, une bouteille ou un autre récipient, sans connaître la marque de l'huile achetée. L'épicier remplissait le récipient au tonneau
avec une pompe et un entonnoir.
En 1921 les huiliers se livrent une farouche guerre des prix. Les dirigeants de Lesieur utilisent des bidons métalliques de 25 kilos
pour les collectivités et cherchent pour les particuliers un conditionnement qui leur permettrait de connaître leur marque. C'est ainsi qu'ils pensent à la bouteille de verre (pas de plastique
à l'époque). Les bouteilles sont commandées à la verrerie Souchon-Neuvesel (devenue ensuite BSN). En février 1924 les premières bouteilles d'huile lesieur conditionnées et capsulées à l'usine
arrivent. Lesieur peut ainsi exploiter sa marque, se différencier des produits de moindre qualité et une stratégie de marque est alors possible.
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Publié dans : L'humanité, le monde
Vendredi 5 juin 2009
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En 1904 William C Durant rachète la Buick Motor Company. 4 ans plus tard une une fusion réussie lui permet de fonder la General Motors
qui fabrique à ce moment là 8000 voitures par an. Il prend le contrôle de plusieurs firmes produisant des voitures, des camions, des pièces détachées. Il a su créer un réseau national des
ventes. Il acquiert de nouvelles installations. En 1910 il est sauvé d'une mauvaise passe grâce à l'aide d'une banque. En 1917 la société Du Pont de Nemours investit 25 millions de dollars dans
son entreprise. General Motors accroît alors rapidement sa production pour faire face à la forte demande qu'il espère. Mais en septembre 1920 le marché s'effondre. Ecrasée par ses stocks la
firme est au bord de la faillite. La société Du Pont reprend ses actions pour éponger les dettes. Alfred P Sloan, ingénieur et manager, se voit confier le soin de mettre de l'ordre et de
réorganiser la General Motors.
Sloan réorganise et met en place une direction générale chargée de répartir les ressources entre les divisions et d'ajuster la production en fonction des fluctuations de la demande. Le rythme
de la production est alors commandé par des prévisions sans cesse affinées en les comparant aux résultat des ventes.
La General Motors a donné l'exemple de ce qu'Alfred Chandler a appelé "l'entreprise moderne adulte".
Alfred P Sloan
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Publié dans : L'humanité, le monde
Samedi 2 mai 2009
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Au début de 1920 l'armée rouge a triomphé et la guerre civile se termine. La population, elle, est épuisée, l'économie désorganisée.
La récolte de céréales n'est plus que la moitié de ce qu'elle était avant la guerre. Grâce au décret de 1917 qui a aboli sans indemnités les grandes propriétés, les paysans ont obtenu des
terres mais les superficies ensemencées ont été restreintes et elles ne produisent que pour leurs propres besoins. La production de l'industrie s'est effondrée et n'offre plus aucun des
produits nécessaires au travail des paysans. La monnaie est dévalorisée. Les moyens manquent. On manque d'outillage et d'engrais. Les perquisitions ne fournissent que la moitié des quantités
prévues. Les russes souffrent de l'insécurité.
Les denrées n'arrivent pas souvent à destination. La moitié des locomotives n'est plus en état de fonctionner. Les voies ferrées sont endommagées et les convois sont très lents. De plus ils
sont arrêtés par des hommes armés qui livrent leur chargement au marché noir. En ville on manque de nourriture, de vêtements et de chauffage. Des soupes populaires insuffisantes sont
distribuées dans les rues des grandes villes mais pas dans les campagnes. Vieillards et enfants meurent de la famine.
En cette année 1920, 6 millions d'habitants ont contracté le typhus.
Ajoutez à cela la répression, la terreur du régime totalitaire communiste.
Il ne faut pas oublier que le communisme c'est des millions de crimes partout dans le monde. Ce sont les plus grands assassins. Rien
qu'en Union Soviétique dans les années 30, on dénombre entre 20 et 30 millions de victimes de la grande terreur sous Staline l'assassin. Impossible de connaître le chiffre exact. Pourtant on en
parle si peu!
Cette affiche de 1920 déclare : "Voici ce que la Révolution d'Octobre a donné aux ouvrières et aux paysannes"
Des millions d'affiches de ce genre seront placardées partout, propagande oblige.
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