Samedi 4 juillet 2009
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Les troubles du langage du schizophrène
sont inséparables des troubles de la pensée. Ils traduisent les perturbations du cours de la
pensée.
On observe parfois des cas de mutisme ou de semi-mutisme. Ce dernier est entrecoupé de gestes
brusques et (ou) d'impulsions verbales. Le mutisme existe pour couper le contact avec l'extérieur et pour satisfaire les exigences de repli sur soi.
On retrouve fréquemment dans le langage du schizophrène un mot clé dont on peut facilement traduire le symbolisme. Ce n'est pas forcément un mot qui existe. Le shizophrène crée beaucoup de
néologismes. Dans les cas extrêmes il peut se créer un langage pour lui tout seul (schizophasie).
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Publié dans : Psychiatrie
Vendredi 26 juin 2009
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Les troubles de la pensée sont caractéristiques de la schizophrénie.
Au début il n'y a pas de réel déficit intellectuel. Ce qui caractérise l'idéation schizophrénique est l'incapacité fonctionnelle à utiliser les connaissances acquises du fait d'un relâchement
fondamental dans l'agencement et la coordination des idées. Le raisonnement devient de plus en plus incohérent, l'enchaînement des idées subit une atteinte dynamique qui en perturbe la
progression et le développement. Une idée parasite persistante entrave l'enchaînement normal de la pensée.
Même lorsqu'il s'accélére le cours de la pensée reste anarchique. Il n'y a pas d'axe thématique précis. Parfois le malade s'arrête au milieu d'une phrase, c'est le barrage. Si ensuite il ne reprend pas le même thème mais repart sur un autre sujet, il n'en est nullement gêné.
L'incohérence du discours devient totale dès lors que des élaborations imaginatives, intuitives et délirantes
se mêlent aux idées objectives.
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Publié dans : Psychiatrie
Mardi 16 juin 2009
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En France on entend par schizophrénie un groupe de psychoses ayant un noyau sémiologique commun : la dissociation. Elle marque la
dislocation de la vie psychique dans les différents secteurs de l'intelligence, de la pensée, du
langage, de l'affectivité, du dynamisme vital, de la vie relationnelle, de l'appréhension du réel. Autour de ce processus de désagrégation s'ordonne un ensemble syndromique cliniquement
identifiable malgré l'absence d'étiologie et de symptomatologie spécifiques.
Chez le schizophrène, la coupure est à l'intérieur de lui.
La shizophrènie est une trajectoire rétrograde complexe charriant avec elle des reliquats oedipiens
et pré-oedipiens, mis à découvert par le processus dissociatif.
Il n'existe pas de schizophrénie monomorphe. Il n'y a que des schizophrènes qui expriment leur souffrance psychologique intense avec différents symptômes. Ces symptômes peuvent aussi bien être
la dépersonnalisation, le délire, le repli autistique, les automatismes psychomoteurs, les accès
dysthymiques, et autres. C'est l'anéantissement des mécanismes de défense, le refoulement massif de la réalité, avec projection fantasmatique.
Cette affection débute la plupart du temps chez l'adolescent ou le jeune adulte, autant chez les hommes que chez les femmes. Le risque de schizophrénie augmente dès lors qu'il y a un parent
atteint.
Bien souvent les parents du schizophrène sont bien adaptés aux impératifs sociaux existants et ont des contacts extra-familiaux très
réduits. Le rôle parental est fréquemment mal assumé : le père absent ou démissionnaire et passif, ou au contraire avec une autorité très rigide; la mère hyperprotectrice anxieuse et
dominatrice avec des attitudes paradoxales de rejet et d'indifférence, d'autorité abusive. Le couple parental apparemment stable cache des relations affectives souvent ambiguës. Les parents de
schizophrènes sont en général incapables d'une modulation émotionnelle et affective satisfaisante. Ils ne maîtrisent pas leurs affects, passant de l'indifférence à l'implication excessive.
Parfois le schizophrène en arrive au meurtre.
Schizein : couper, déchirer
Phren : cerveau, pensée
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Publié dans : Psychiatrie
Dimanche 7 juin 2009
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Les bouffées délirantes c'est l'apparition soudaine d'un délire riche et polymorphe avec altération des perceptions, intuitions subites, distorsions du
jugement et débordements imaginaires. Tout cela entraîne un débordement profond et transitoire du fonctionnement psychique et des relations du sujet avec le monde extérieur.
Le malade divague au gré de ses fantaisies imaginaires et se désintéresse de la réalité présente. Il est parfois immobile, pris dans l'étrangeté de ce qu'il voit ou entend. Il passe par des
phases agitées anxieuses ou euphoriques. Ses troubles du comportement sont très nombreux et variés.
Les hallucinations psycho-sensorielles sont riches et multiples avec un haut degré de sensorialité. Les thèmes
du délire sont multiples et non systématisés.
Ces fantasmes inconscients
projetés ainsi par les idées délirantes véhiculent souvent une angoisse de castration, une crainte ou un désir
de rapports incestueux, des comportements régressifs, et...)
La dépersonnalisation est profonde. L'adhésion au délire est totale, ce qui fait que le sujet passe de
l'exaltation euphorique à la sidération dépressive et anxieuse d'un moment à l'autre, selon le désordre
idéique.
Il est très fréquent que le malade soit insomniaque. On observe souvent une déshydratation dans les bouffées délirantes avec agitation.
La bouffée délirante ne prévient pratiquement pas, elle est brutale. Dans les jours précédents on peut noter des comportements insolites, des perturbations du sommeil et une inquiétude
imprécise, rien de plus. Elle peut être en relation directe avec un traumatisme, une première expérience sexuelle ou même un succès inattendu. La cause peut aussi être une rupture avec les
repères affectifs ou spatio-temporels.
Les sujets touchés sont souvent des adolescents, des jeunes immatures, ayant eu des difficultés d'identification et d'adaptation. Il n'est pas rare de retrouver des antécédents psychiatriques
familiaux très divers.
La bouffée délirante s'arrête avec l'extinction des productions oniroïdes. Il arrive que la guérison soit brusque. Une fois sur 2 elle ne se reproduira plus jamais. C'est l'accident unique dans
la vie du sujet. Il arrive qu'elle soit le premier épisode psychopathologique d'une psychose
maniaco-dépressive. Les accès suivants seront alors, généralement, très délirants. Et il arrive aussi qu'elle inaugure une évolution schizophrénique dissociative, ou chez un sujet plus âgé, une organisation délirante chronique.
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Publié dans : Psychiatrie
Vendredi 29 mai 2009
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Dans la mélancolie délirante la douleur morale est
vécue et exprimée sur un mode délirant. Ce délire dont l'élaboration intellectuelle est pauvre est alimenté par
des constructions imaginatives et des interprétations erronnées. Viennent s'ajouter des illusions perceptives
et des erreurs d'identification. Le sujet fait de fréquents et terribles cauchemars et entend parfois des voix qui l'accusent et le poussent au suicide.
Il s'agit toujours d'un délire douloureux, monotone et fixe. Sans cesse les mêmes idées sont ressassées. Le malade se croit responsable du malheur de ses proches et est persuadé qu'il ne va
rien leur arriver de bon. Tout est subi et accepté avec fatalisme. Il s'accuse de petites fautes qui prennent une importance démesurée ou il s'invente des fautes dont les conséquences seront
inévitablement une châtiment capital, une damnation éternelle. Il se croit persécuté pour les crimes qu'il croit avoir commis. Il pense qu'on va venir l'arrêter et l'exécuter.
Le mélancolique délirant est sûr qu'il va perdre ses biens, que ses proches vont mourir. Il se croit atteint d'une maladie mortelle. Parfois son délire est accompagné de négation d'organe et même de monde : rien n'existe plus. Il arrive aussi qu'il se croit possédé.
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Publié dans : Psychiatrie
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