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Psychiatrie

Samedi 21 mars 2009 6 21 /03 /Mars /2009 22:16

Comme le voyeurisme, l'exhibitionnisme privilégie l'érotisation du regard dans l'obtention du plaisir sexuel.
C'est une perversion qui touche presque exclusivement les hommes. L'exhibitionnisme est la conduite pathologique qui amène le sujet à montrer ses organes génitaux.
L'homme exhibe en général sa verge en se masturbant. Presque toujours dans des lieux particuliers comme les coins sombres, les sorties d'école, la voiture, les transports en commun ou l'église. Il recherche un certain type de victimes qui sont la plupart du temps les enfants ou les femmes seules. Il attend d'eux une réaction précise de surprise, d'effroi, de répulsion. La réponse que l'exhibitionniste attend doit être impérativement négative pour être efficace. Une marque d'intérêt entraîne l'annulation de l'excitation. Bien souvent l'éjaculation survient dès lors que cette réaction est obtenue.
L'exhibitionnisme impulsif est rare. Il s'agit là d'une incitation irrépressible à s'exhiber au terme d'une phase d'anxiété comparée à une résistance intérieure qui une fois levée conduit à un orgasme instantané et quasi automatique. L'exhibition, dans ce cas, se fait souvent aux mêmes heures et aux mêmes endroits.
L'exhibitionnisme pervers est en principe détaché de sentiments de culpabilité. Le plaisir génital est recherché au prix du choc de la surprise et du dégoût dans le regard de l'autre.
L'exhibitionnisme peut aussi être associé à des troubles névrotiques chez le phobique ou chez l'anxieux qui négocie avec une forte culpabilité inconsciente, ce qui le conduit à un moment ou à un autre à être puni.
Cette perversion existe aussi chez certains schizophrènes.
La dynamique inconsciente de l'exhibitionnisme met essentiellement en cause l'angoisse de castration. En montrant sa verge, l'exhibitionniste est rassuré sur l'existence de son pénis par la réaction négative du spectateur involontaire.
 

 

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Voir les 5 commentaires - Communauté : Médecine - Publié dans : Psychiatrie
Samedi 14 mars 2009 6 14 /03 /Mars /2009 21:21

Le masochisme doit son nom à l'oeuvre de Léopold von Sacher-Masoch. Il se définit par la subordination de la jouissance sexuelle à la souffrance infligée par autrui.
Le masochiste se soumet activement aux sévices dont il a préalablement programmé le déroulement avec un ou une partenaire parfois rétribué(e). Il faut insister sur la ritualisation des mises en scène et sur l'importance de la gestuelle exigée par le masochiste.
L'excitation sexuelle augmente avec la majoration des sévices et la progression des actes, la douleur elle-même constituant la source du plaisir (algolagnie). C'est en général l'instinct de conservation qui limite la gravité des actes et ses conséquences même si parfois les lésions sont assez importantes.
Bien souvent le sujet masochiste aime être chevauché. On trouve aussi souvent le fouet, la laisse, la cravache, les brûlures, le piétinement, et bien des choses déjà vues dans le sadisme.
Le masochisme érogène, perversion de l'instinct sexuel, est différend du masochisme moral qui, lui, peut être considéré comme un trait de personnalité sans relation directe et consciente avec le plaisir sexuel. Le masochiste névrotique soumis à une culpabilité inconsciente majeure refuse toute satisfaction et choisit de manière répétitive des situations de frustration, privation et échec.

Lepold von Sacher-Masoch

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Vendredi 6 mars 2009 5 06 /03 /Mars /2009 22:09

Le sadisme, qui comme chacun sait doit son nom au marquis de Sade, se définit par la subordination de la jouissance sexuelle à la souffrance infligée à autrui. Le plaisir n'est accessible qu'à ce prix.
L'acte érotique sadique suppose en général une mise en scène plus ou moins stéréotypée et exige tout un tas d'accessoires divers pour appliquer les sévices. On y trouvera un peu de tout : clous, aiguilles, pinces, épingles à nourrice, cigarettes allumées, flammes vives, lanières, baillon, bandeau, menottes, cordes, chaînes, collier, laisse, masque, anneaux, cravache, poids, etc...... Le lieu a aussi son importance : cave ou tout endroit lugubre. Les partenaires sont homos ou hétéros. Le scénario sadique peut se satisfaire de scènes simulées visant toujours à provoquer l'humiliation, les plaintes ou les cris du partenaire. La décharge orgastique survient au paroxysme de la violence. Mais parfois la mise en scène simulée ne suffit pas.
Il y a des actes sadiques criminels au cours desquels l'orgasme accompagne un viol, une strangulation, des mutilations corporelles. Ces actes de psychotiques restent relativement exceptionnels.

 

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Voir les 5 commentaires - Communauté : Médecine - Publié dans : Psychiatrie
Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /Fév /2009 22:05

Le fétichisme est la dérivation de l'instinct sexuel vers un objet matériel qui sera seul susceptible de déclencher un scénario orgastique, soit autoérotique, soit avec un(e) partenaire dont le rôle ne sera qu'accessoire. Le fétichisme n'existe que chez l'homme. C'est l'élection d'un objet partiel où s'investit toute la libido génitale.

Normalement l'objet transitionnel disparaît progressivement mais chez certains enfants il reste conservé bien au-delà de l'âge normal. Bien souvent c'est en relation avec une attitude excessivement complice de la mère.
L'objet choisi pour provoquer le plaisir sexuel est en général un objet inanimé et manipulable. Ce peut être un vêtement dont la pluplart du temps la matière est importante, ou autre chose mais dont la fonction symbolique est caractérisée comme par exemple une poupée.
L'orientation fétichiste peut aussi se faire vers une partie du corps (cheveux, mains, etc...) dont la plus courante est le pied. Le toucher et l'odorat contribuent à l'exaltation érotique.
La signification du fétichisme renvoie à la fixation de la libido sur des objets partiels qui avaient été archaïquement  surinvestis : le sein maternel, les selles, le pénis.
Pour Freud l'objet fétiche est le substitut de l'objet partiel devenu méconnaissable. Son choix permet d'éviter l'angoisse de castration en introduisant une équation entre sein maternel et pénis maternel (le désaveu de la différence anatomique des sexes). Mais en même temps, par une surimpression contradictoire, l'enfant ne peut ignorer l'évidence de la différence des sexes et appréhende d'être castré : c'est ce que Freud a appelé le clivage du Moi caractéristique du fétichisme.

 

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Dimanche 15 février 2009 7 15 /02 /Fév /2009 18:33

A travers le rejet du corps et de ses besoins c'est l'incapacité d'intégrer les transformations physiques et affectives de la puberté et le refus de la sexualité génitale qui s'expriment chez la jeune fille anorexique mentale. Ascétisme et intellectualisation sont poussés à l'extrême. Le corps mince souhaité, fantasmé, a une connotation phallique constamment refoulée. Le corps réel est vécu comme insatisfaisant et n'est pas vu dans son apparence réelle. L'anorexique n'est plus objective dès qu'il s'agit de son corps. Elle dénie sa maigreur. Même cachectique elle se trouve trop grosse. Elle ignore le risque vital.
En luttant contre la faim, en faisant échec à ses pulsions, l'anorexique éprouve un sentiment de puissance, domination sur soi-même et manipulation de ses proches dont elle répudie les intérêts qu'elle juge matériels et grossiers. Elle en tire une satisfaction intense, jouissance perverse et auto-érotisme destructeur qui sera un obstacle majeur au traitement.
Il y a chez la jeune fille anorexique mentale une image maternelle omnipotente et asexuée. C'est la réactivation de l'angoisse de castration à l'adolescence qui entraîne le retrait des investissements objectaux et le retour à des positions archaïques où tout est vécu en termes de dépendance ou de non-dépendance au sein d'une inflation narcissique mégalomaniaque. C'est un mouvement régressif massif. Etre capable de refuser de se nourrir c'est être autonome et s'assurer que l'on peut fonctionner sans aide extérieure. A travers la conduite anorexique l'entourage est constamment contrôlé et défié. En particulier la mère.
Le clivage du Moi permet le maintien de la réalité extérieure, il n'y a pas délire.

 

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