Samedi 7 février 2009
6
07
/02
/Fév
/2009
22:40
L'anorexie mentale, centrée sur une
conduite de restriction alimentaire dont la persistance et la sévérité contrastent avec l'absence apparente de troubles psychiatriques majeurs, a été identifiée par Morton en 1689.
Celle des jeunes filles est la plus fréquente. Elle débute entre 13 et 20 ans, sans raison apparente ou après un traumatisme affectif.
Les écoles de mannequinat sont aussi des écoles où l'on apprend l'anorexie. Comme certaines disciplines comme la danse où l'on exige souvent un certain poids à ne pas dépasser. Ce sont des
faiseurs d'anorexie, des assassins! Tout comme ces pubs pour la minceur que l'on voit partout partout partout! Ca c'était ma note très perso.
Chez la jeune fille, l'anorexie est parfois précédée de boulimie. Et en quelques mois, de façon
insidieuse, la pathologie s'installe.
Restriction alimentaire délibérée avec désir effréné de maigrir. Une lutte contre la faim ou une impossibilité de manger, par dégoût ou inappétence. Restriction quantitative et qualitative où
les aliments sont triés et absorbés en infimes quantités. L'anorexie est masquée par des ruses ingénieuses. Elle s'organise avec le temps. Au moment des repas dont les horaires sont irréguliers
et dont la durée se prolonge interminablement, l'affrontement avec la famille est source de satisfactions narcissiques et agressives.
Vomissements provoqués, abus de laxatifs et de lavements, usage de diurétiques, accès boulimiques suivis de vomissements, aménorrhée, sont le lot habituel de ces anorexiques.
En quelques mois, l'amaigrissement peut atteindre 15 à 20kg. L'adolescente prend alors un aspect cachectique impressionnant : yeux excavés avec les os saillant sous la peau sèche et rugueuse, tension artérielle basse, pouls ralenti. On note une constipation
opiniâtre et une acrocyanose (extrèmités bleues).
L'extrême maigreur n'empêche pas les activités. Au contraire! L'activité pour elles est synonyme de perte de calories.
On note un métabolisme de base très abaissé, un cholestérol élevé et une courbe d'hyperglycémie provoquée plate. La sensibilité à l'insuline est augmentée. On peut avoir une hypoglycémie et une
hypoprotéinémie ainsi que des perturbations electrolytiques. L'abus de laxatifs est cause d'hypokaliémie plus précoce que chez celles qui n'y ont pas recours.
5
-
-
Publié dans : Psychiatrie
Samedi 24 janvier 2009
6
24
/01
/Jan
/2009
20:59
Pourquoi bordeline? On se le demande! Certainement que l'expression française n'était pas assez bien! Enfin bref..........
Les patients borderline sont souvent socialement très bien adaptés avec une réussite professionnelle satisfaisante. Une bonne part de leur agressivité s'engage dans des relations d'exploitation
d'autrui. Ils ont un besoin constant d'être admirés, appréciés, de valorisaton narcissique.
Leur comportement extérieur reflète les personnalités de leurs interlocuteurs successifs. Ils apparaissent comme possèdant une maturité et une expressivité émotionnelle bien modulée. Mais
l'inadéquation de leurs conduites apparaît dès qu'ils sont engagés dans des relations affectives plus étroites. Le caractère superficiel, mouvant et instable de leurs relations
interpersonnelles contraste avec l'hyper-adaptation de surface. C'est typique du borderline. Il s'appuie entièrement sur l'autre dans une attente passive de satisfactions positives et en même
temps dans une manipulation agressive.
L'état limité se défend en permanence contre la dépression liée à un sentiment de solitude,
d'abandon, à une peur de perte d'objet. Cette dépression abandonnique est souvent mêlée d'espérance et d'appel dans la relation de dépendance à l'autre.
Le patient borderline est agressif. Agressivité qui se traduit pas des colères, de l'hostilité, de la violence.
Leur insatisfaction permanente s'accompagne souvent de crises clastiques, de tentatives de suicide.
Leur impulsivité les conduit parfois dans la boulimie, l'alcoolisme, la toxicomanie, par besoin de
gratifications instinctuelles intenses.
On retrouve souvent chez ces patients des crises d'angoisse aiguës avec parfois des symptômes de dépersonnalisation ou de déréalisation.
Certains souffrent de phobies d'impulsion, éreutophobie, agoraphobie, claustrophobie.
La régression du borderline en cas de décompensation, lors de la faillite de ses mécanismes de défense, le
conduit à la dépression qui met à découvert la béance laissée par la perte fantasmatique de
l'objet.
7
-
-
Publié dans : Psychiatrie
Samedi 10 janvier 2009
6
10
/01
/Jan
/2009
18:22
Le passage à l'acte est chez le déséquilibré
psychique la voie habituelle de décharge pulsionnelle. Son instabilité s'accompagne
d'une grande impulsivité.
Il est intolérant aux frustrations et réagit de façon immédiate, incontrôlée et disproportionnée aux conflits ou aux situations qu'il vit comme contraignantes. Le déséquilibré va réagir en
faisant des crises d'agitation clastique, des fugues, des délits (en général mineurs mais avec de
nombreuses récidives), des gestes suicidaires. Il n'y a chez lui aucune élaboration psychique. Il n'anticipe pas les conséquences quelles qu'elles soient. Le déséquilibré n'a ni honte ni
remords. Il se pose en victime de la société et rejette la responsabilité sur l'entourage. Sur ceux qui lui ont refusé quelque chose.
Ce psychopathe, même intelligent, ne saura pas tirer de leçon de son passé et recommencera les mêmes erreurs, avec pour conséquence les mêmes échecs.
7
-
-
Publié dans : Psychiatrie
Lundi 15 décembre 2008
1
15
/12
/Déc
/2008
01:39
Chez le déséquilibré, l'anomalie de la personnalité se traduit essentiellement par les difficultés de l'adaptation ou l'inadaptation
permanente aux normes et aux lois de la vie en société. Le terme de déséquilibre psychopathique, de
sociopathie, de personnalité antisociale, sont communément utilisés pour désigner cette forme de déviance sociale qui s'observe surtout chez les hommes et les milieux socio-familiaux
désorganisés.
Par son instabilité et son incapacité à s'intégrer à un groupe, le déséquilibré se différencie du dyssocial adapté à un groupe dont il observe les règles.
L'enfance a presque toujours été perturbée : apathie, surexcitation, irrégularité du travail scolaire, indiscipline, colères violentes, école buissonnière, chapardage, voire fugues. Les troubles s'accentuent à
l'adolescence avec fréquentation de marginaux, de délinquants. On retrouve fréquemment des tentatives de suicide, l'alcool et autres drogues, voire prostitution.
Adulte, l'instabilité persiste et perturbe l'insertion socio-professionnelle. S'il a l'occasion il mènera une vie parasitaire aux dépends d'un compagnon (d'une compagne) ou de sa famille. Il
est presque toujours égocentrique et instable sur le plan affectif. Il fuit devant chaque conflit comme devant ses responsabilités.
Des traits hystériques s'associent souvent au
déséquilibre, surtout chezla femme. Les crises névropathiques ne sont pas rares.
Le psychopathe se nourrit d'illusions et la mythomanie infiltre parfois tout son comportement. Il confond
fantasme et réalité et il est capable d'usurper titres et identités lui permettant de faciliter des emprunts, des escroqueries, pour satisfaire son narcissisme.
3
-
-
Publié dans : Psychiatrie
Mardi 2 décembre 2008
2
02
/12
/Déc
/2008
22:47
La personnalité anxieuse se caractèrise par un état permanent de tension anxieuse pénible et fatigante sur un fond de labilité
émotionnelle. C'est un sujet irritable et hyperréactif aux stimuli de l'environnement. Il a le sommeil léger, agité et peu reposant. Il est enclin aux cauchemars. La crainte du pire et son
sentiment d'insécurité lui font rechercher la présence rassurante d'un entourage protecteur. La personnalité anxieuse est le terrain d'élection de la névrose d'angoisse et de la névrose phobique.
4
-
-
Publié dans : Psychiatrie
Vos derniers mots