L'anorexie réactionnelle
Elle survient après un deuil ou un échec. Il n'y a pas de lutte contre la faim mais un manque d'appétit accompagné d'un état dépressif
plus ou moins manifeste.
L'anorexie hystérique
La fantasmatisation oedipienne est active. On exhibe la maigreur. Ces malades rusés et mythomanes utilisent leur pathologie pour
capter l'attention (même celle des médecins) et sont très habiles.
L'anorexie obsessionnalisée
Il s'agit là d'une anorexie avec rituels alimentaires et bilans caloriques. On n'y admet aucune intrusion.
L'anorexie du borderline ou d'une schizophrénie débutante.
L'anorexie mentale
La plus typique, la plus courante. Là c'est l'anorexique qui dénie sa maigreur. C'est la lutte contre la faim. La malade manipule ses proches et juge que leurs intérêts sont matériels et grossiers. Elle en tire une
satisfaction intense, jouissance perverse. Cet auto-érotisme destructeur sera l'obstacle majeur au traitement.
C'est le rejet du corps et de ses besoins qui exprime l'incapacité d'intègrer les transformations physiques et affectives de la
puberté et le refus de la sexualité génitale.
L'image prévalente, presque omnipotente de la mère est asexuée. Réactivation de l'angoisse de castration à l'adolescence.
Pouvoir refuser de se nourrir c'est se sentir autonome. Dans la conduite anorexique l'entourage y est constamment défié surtout la
mère.
L'anorexie mentale masculine
Beaucoup plus rare. Fait souvent suite à une obésité. Elle s'accompagne d'un retard de développement pubertaire et statural. On
observe une proportion importante d'évolutions vers la dissociation schizophrénique.
Evolution de l'anorexie mentale
L'évolution s'étale sur des années et la conduite anorexique tend à se fixer. La prise en charge, en principe tardive, est longue et
difficile. On enregistre 5 à 10% de décès.
Vos mots