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Samedi 31 mai 2008

Chez la petite fille, l'absence de pénis est ressentie comme un préjudice qu'elle cherche à nier, compenser ou réparer. C'est ce qui la conduit au désir oedipien.
L'attirance pour le père est précédée des déceptions dans ses relations avec la mère. Dans le fantasme, l'idée de pénis est remplacée par celle de l'enfant. Ainsi le désir d'avoir un enfant du père remplace le désir d'avoir un pénis, ce pénis refusé par la mère.
Chez la fille le déclin du complexe d'Oedipe est plus graduel et moins complet que chez le petit garçon du fait que la peur de perdre l'amour de la mère est une force moins puissante que l'angoisse de castration du petit garçon. La petite fille, comme le petit garçon, renonce à son désir pour s'identifier. La partie du Moi qui contient l'identifiation au père idéalisé forme alors une instance distincte autonome.

Le complexe d'Oedipe joue un rôle fondamental dans la structuration de la personnalité et inaugure la véritable génitalisation de la libido.

 

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Vendredi 30 mai 2008

 

 

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Voir les 2 commentaires - Communauté : Que de l'humour - Publié dans : Humour
Jeudi 29 mai 2008

Demain, dès l'aube

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleurs.

Victor Hugo (les contemplations)

Poème dédié à sa fille Léopoldine qui s'est noyée avec son fiancé

 

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Mercredi 28 mai 2008

Si la mer, vue du rivage, continue à "danser le long des golfes clairs", sous la surface, c'est une tragédie qui se joue : à force d'être mangée par l'homme, la mer se meurt. En l'espace d'un siècle et demi, loin des regards, des ressources qu'on pensait inépuisables ont été poussées au bord de l'effondrement par une surpêche qui prélève plus de cent millions de tonnes de poissons par an dans le monde. En pêchant toujours plus loin, toujours plus profond, et à présent toujours plus " petit ", l'homme est en train de transformer les océans du globe en désert liquide. Des bateaux et des technologies toujours plus performants ne laissent aucune chance aux poissons. Du bateau-usine à la pirogue, toutes les embarcations capturent des espèces réputées inaccessibles ou non consommables. Le pillage est systématique et aveugle, car il est particulièrement difficile de sélectionner les espèces capturées. A ce rythme, ce sont des maillons entiers de la chaîne alimentaire marine qui ont déjà été rayés de la liste du vivant, avec comme conséquence, à terme, une déstabilisation inquiétante de tout l'écosystème marin. L'effondrement brutal et irréversible des ressources halieutiques n'est plus une hypothèse fantaisiste. Que font les pouvoirs publics ? Si peu, alors qu'il faudrait une mobilisation générale. On cherche en vain les prémices d'une gouvernance mondiale, seule à même de rétablir la productivité des océans. Et la plupart des pays redoutent de se mettre à dos leurs pêcheurs, la France plus que tout autre...
Une mer sans poisson est un état des lieux d'autant plus alarmant qu'il est factuel, et qu'il s'appuie sur une documentation très complète et souvent inédite en français. Après l'avoir lu, on ne pourra pas dire qu'on ne savait pas.

Philippe Cury et Yves Miserey, Une mer sans poisson, editions. Calmann-Lévy

Philippe Cury, docteur ès sciences, membre de l'Institut de recherche pour le développement, est directeur du Centre de recherche halieutique méditerranéenne et tropicale, basé à Sète. Yves Miserey est journaliste scientifique au Figaro.

 

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