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Vendredi 18 novembre 2005 5 18 /11 /Nov /2005 19:19

Massacre sans pitié : l'indescriptible horreur des élevages d'animaux à fourrure en Chine

Discours d'ouverture de la conférence de presse organisée par la PSA le 1er février 2005 à Zurich, en Suisse

Prononcé par Heinz Lienhard, président de la Protection Suisse des Animaux (PSA)

Nous sommes habitués aux conditions d'élevage d'animaux à fourrure de Scandinavie et d'Europe de l'Est, où des centaines de milliers d'animaux sauvages sont détenus en batterie avant de subir une mort brutale au nom de la mode et de la vanité. Des conditions de vie idéales, des lois suffisantes concernant le bien-être des animaux dans les pays producteurs, des animaux heureux parce qu'ils fournissent une fourrure brillante, voilà ce qui est depuis longtemps et mensongèrement clamé par l'industrie.
À l'exception de quelques stations chic de sports d'hiver, les manteaux, les capes et autres vêtements en fourrure coûteux ont pratiquement disparu des rues de Suisse. La plupart des gens sont gênés d'être vus habillés de la sorte. D'autres ne veulent pas dépenser des milliers de francs suisses dans ce luxe tape-à-l'œil. Après tout, il y a d'innombrables manières de rester au chaud tout en étant à la mode.

Et pourtant la fourrure est toujours une énorme industrie. Toute une chaîne d'acteurs commerciaux en tire profit : éleveurs, agriculteurs, exportateurs, importateurs, grossistes, détaillants, boutiques, grandes surfaces et maisons de couture. Accusant jadis des ventes qui diminuaient sans cesse, ils se sont affairés à développer de nouveaux marchés. Le résultat : des vêtements en fourrure produits en masse et accessibles à tous. Les créateurs de mode ont également proclamé que les garnitures en fourrure étaient chic et « tendance ». Au lieu de manteaux complets, la fourrure orne maintenant tout, des chaussures aux parkas, en passant par les manteaux; même les vêtements pour enfants semblent ne plus pouvoir s'en passer. L'engouement pour la fourrure est partout !

Aujourd'hui, la plupart des fourrures bon marché qui ornent les capuchons et les cols proviennent de Chine, un pays qui domine la plupart des marchés. Il est estimé que la Chine produit, chaque année, plus de 1,5 million de peaux de renard et approximativement le même nombre de peaux de chien viverrin. Les autres espèces communes « produites » en Chine incluent les visons, et même les chiens et les chats. La Chine inonde littéralement le marché de la fourrure avec ses articles !

Aujourd’hui, la plupart des fourrures bon marché qui ornent les capuchons et les cols proviennent de Chine, un pays qui domine la plupart des marchés. Il est estimé que la Chine produit plus de 1,5 millions de peaux de renard et approximativement le même nombre de peaux de chien viverrin. Il y a aussi d’autres espèces « produites » en Chine : des visons, et même des chiens et des chats. La Chine inonde littéralement le marché de la fourrure avec ses articles.

Cela n'étonnera donc pas que, comme dans les autres pays producteurs, et au mépris de toutes les normes élémentaires du bien-être animal, des millions d'animaux à fourrure y soient détenus dans des cages grillagées et tout aussi scandaleusement exiguës. Jusqu'à il y a quelques semaines, personne ne connaissait la vérité au sujet de la mise à mort des renards et des chiens viverrins dans les élevages chinois. En collaboration avec des protecteurs asiatiques des animaux qui, pour documenter ce sinistre commerce, ont filmé en caméra cachée dans les provinces les plus reculées, la Société suisse de protection des animaux (PSA) révèle aujourd'hui la terrible vérité. Joignant ses forces avec les organismes de conservation et de protection animale, la PSA va aujourd'hui révéler au monde le résultat de ces investigations. L'indescriptible horreur que nous y avons découverte dépasse tout ce que nous savions sur les conditions de vie cauchemardesques et les méthodes de mise à mort brutales utilisées dans les élevages occidentaux.

En publiant ces images épouvantables et profondément perturbantes provenant de Chine, nous voulons que tout le monde soit conscient de ce qui se cache vraiment derrière la garniture de son col ou de son capuchon; conscient des conditions de vie dans lesquelles ces animaux vivent et de la façon dont ils sont mis à mort. Cette indescriptible honte n'a aucune place dans un monde dit civilisé. Pour que cela cesse, le public a besoin de connaître la vérité, afin que toute personne responsable et humaine ne veuille plus jamais porter le produit de tant de souffrances.

Notre document se concentre sur les renards et autres animaux sauvages. Néanmoins, la Chine exporte aussi les peaux des animaux de compagnie que nous aimons tant. Il ne fait aucun doute que les chiens et chats sont détenus et abattus dans les mêmes conditions atroces que les animaux sauvages. L'an dernier, lors de pourparlers concernant la révision de l'Acte suisse pour la protection des animaux, j'ai personnellement demandé au ministre suisse de l'Économie, Josef Deiss, d'interdire au moins l'importation de fourrures de chiens et de chats en provenance de Chine. Une telle interdiction a déjà été votée aux États-Unis ainsi que dans plusieurs pays européens. Mais ma demande est tombée dans l'oreille d'un sourd. Je vais tenter de présenter ce documentaire à M. Deiss, en espérant qu'il aura l'estomac suffisamment bien accroché pour le visionner.

Quatre-vingt mille personnes ont signé la pétition contre l'importation de fourrures de chiens et de chats en provenance de Chine. La PSA l'a déposée à Berne et le Dr Paul Guenter, conseiller national, la fera bientôt suivre au Parlement. Nous ne nous reposerons pas tant que cette abomination ne sera pas bannie de notre pays !

Pour terminer, je voudrais saluer les investigateurs asiatiques qui ont tourné ce documentaire en caméra cachée. Ils ont accepté de prendre d'énormes risques et leurs vies seraient menacées si leurs noms étaient révélés. Pour les protéger, même leurs voix ont été modifiées dans ce reportage. Devant rester anonymes, ils n'auront jamais la reconnaissance et les remerciements du public qu'ils méritent tant. Je profite donc de cette opportunité pour remercier ces courageuses personnes et exprimer tout mon respect et toute mon admiration pour ce qu'elles ont accompli. Puisque nous ne pourrons jamais les remercier en personne, je tenais donc à les saluer ici et publiquement pour leur contribution.

Heinz Lienhard

Résumé

Ceci est le tout premier rapport provenant de l'intérieur des élevages chinois d'animaux à fourrure. Des enquêteurs de la Société suisse de protection des animaux (PSA) et de East International ont visité de nombreuses fermes de la province de Hebei. Le nombre d'animaux détenus dans ces lieux varie entre 50 et 6 000. Ce rapport est basé sur des recherches menées en 2004 et en janvier 2005. Il fournit des informations inédites sur l'industrie chinoise de la fourrure, décrit et documente ses pratiques d'élevage et d'abattage. Il situe la Chine dans un contexte global, démontrant que ce pays est le premier exportateur mondial de vêtements de fourrure, ce qui implique des liens directs avec l'Union Européenne et les Etats-Unis. Ce rapport s'achève avec d'urgentes recommandations s'adressant aux responsables politiques, aux revendeurs, aux stylistes ainsi qu'aux consommateurs.

Video : http://wwwstrasbourgcurieux.com/fourrure

Non à la fourrure

Je précise seulement que je n'ai pas lu ce texte, j'en suis incapable, excusez-moi. On me l'a transmis et je ne sais où j'ai trouvé le courage de vous le mettre avec la photo que j'évite de regarder

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