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Si l'on regarde le côté juridique, la femme dans l'antiquité romaine est livrée sans défense au despotisme de son mari qui a droit de vie ou de mort sur elle. Elle n'échappait à la tyrannie de son époux ou de son père qu'à sa mort. Mais regardons la dans la vie courante. La femme de l'antiquité romaine est une matrone, une mère de famille vénérée des esclaves, des enfants, respectée par son mari et maîtresse dans sa maison. Une place d'honneur lui était réservée au théâtre, aux fêtes, aux repas. Le consul se rangeait sur son passage.
Comme son époux, elle offrait des sacrifices aux dieux lares (dieux du foyer). La femme de l'antiquité romaine avait la gestion des travaux intérieurs des esclaves, dirigeait l'éducation des enfants et partageait avec son mari l'administration du patrimoine. Dans la maison on l'appelait "Domina". La femme de l'antiquité romaine avait même le droit de former des associations avec des chefs élus. Les romains regardaient le mariage comme le mélange de 2 vies. Tout devait donc être commun entre les époux, introduisant un principe d'égalité dans la famille. Une antique formule voulait qu'en franchissant le seuil de son foyer la mariée dise à son mari : "ubi tu Caïus, ibi ego Caïa " (là où toi tu es maître, moi je vais être maîtresse).
Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner
Tableau de Giovanni Paolo Pannini
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