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Mercredi 15 février 2006 3 15 /02 /Fév /2006 15:17

La circoncision féminine dite sunnah, en conformité à la tradition de Mahomet (les milieux religieux qui défendent cette forme de circoncision féminine ne précisent pas toujours en quoi elle consiste) selon Al-Mawardi, se limite à couper la peau en forme de noyau qui se trouve au sommet de l'organe. On doit donc en couper l'épiderme protubérant, sans aller jusqu'à l'ablation. Pour le docteur Hamid Al-Ghawabi, il s'agit de couper aussi bien le clitoris que les petites lèvres. Selon le docteur Mahran, on excise le capuchon du clitoris ainsi que les parties postérieures les plus importantes des petites lèvres

La clitoridectomie ou excision porte sur l'ablation du clitoris ainsi que des petites lèvres. C'est ce qu'on pratique le plus fréquemment en Egypte.

L'infibulation ou circoncision pharaonique est surtout pratiquée au Soudan et en Somalie. Elle consiste en l'ablation totale du clitoris, des petites lèvres et d'une partie des grandes lèvres. Les deux parties de la vulve sont alors cousues ensemble au moyen de points de suture (du fil au Soudan) (au moyen d'épines en Somalie) pour que la vulve soit fermée à l'exception d'un minuscule orifice pour le passage de l'urine et du flux menstruel. Au cours de la nuit de noces, l'époux devra ouvrir sa femme, le plus souvent à l'aide d'un poignard à double tranchant. Dans certaines tribus, la femme est recousue à chaque départ du mari et réouverte à chaque retour de celui-ci. On ferme l'ouverture en cas de divorce pour éviter que la femme ait des rapports sexuels.

On ne pourra les sortir de là que par l'éducation.

         

 

Celle-ci est en anglais :

 

J'ai 9 ans. Maman m'annonce que nous allons au cinéma voir – ô miracle, ce n'est pas un film soviétique – «4 garçons dans le vent». Les Beatles... Je suis folle de joie. Nous entrons dans un immeuble qui ressemble à tout sauf à un cinéma. C'est chez ma tante. Elle est médecin. Je ne comprends pas. Mais je suis maman. Je finis dans la salle de bains. Là, l'horreur, l'horreur... En un coup tranchant, un seul, l'horreur. Sans anesthésie. La douleur est inimaginable. Maman me maintient sur la table. Elle ne m'a jamais parlé d’excision. Elle a préféré m'emmener sans explications plutôt que de me tenir le discours habituel, obsolète: « Tu vas devenir une femme; ainsi, tu ne courras pas les hommes; tu es l'honneur de la famille, surtout ne crie pas. » J'ai hurlé. Vous avez déjà entendu un bébé qui pleure parce qu'il a mal? Multipliez par un million ce cri et vous saurez. Plus tard, adolescente, j'ai passé mes vacances – la «saison» de l'excision – à courir, courir loin pour ne pas entendre les petites filles qu'on mutile. Ce jour-là, dans la salle de bains, je suis devenue une enfant sauvage. Maman m'avait trahie. J'ai fermé plein de tiroirs dans mon cœur. Et j'ai perdu les clés. On guérit d'une blessure physique, mais pas d'un uppercut à l'âme. Depuis, il faut toujours que je maltraite les gens qui m'aiment. J'ai envie qu'on me montre de l'affection et, quand on le fait, je m'en vais. Mais j'ai compris que maman a agi au mieux. Elle savait que mes grands-mères ou mes tantes allaient bientôt m'enlever pour me mettre «aux normes». Mes cousines étaient embarquées par quinze, et c'était le même couteau qui coupait tout le monde. Personne n’est au-dessus de la loi ancestrale, alors maman a pris les devants, pour qu’au moins «ça» se passe dans des conditions sanitaires décentes. Elle a protégé ma vie. Nous n'en avons jamais discuté. Ni de ça ni des autres offenses que j'ai subies par la suite – la fuite forcée, seule et toujours sans explications, vers le Mali; les viols à répétition qu'un monstre m'a imposés là-bas... J'en parle enfin, grâce à ce livre. Maman le lira. Elle saura.

Témoignage

 

La femme en Ethiopie

 

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