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Lundi 12 mai 2008 1 12 /05 /2008 23:27

Mère, elle même narcissique ou dépressive, père absent ou déchu de son pouvoir surmoïque et donc figure desidéalisée, tous ces éléments pathogènes sont présents pour que l'abord oedipien échoue. Ainsi, nous rencontrons dans nos cabinets, ces patients qui présentent des symptômes narcissiques à travers des troubles du comportement tels que boulimie, obésité, anorexie, addictions, souvent associés à de fortes inhibitions généralement à l'origine des plaintes adressées à l'analyste. Les travaux américains sur le Self avec Heinz Kohut en chef de file, définit les sujets appartenant aux pathologies narcissiques, comme présentant un clivage qu'il appelle «horizontal», et qui correspond à une fuite de toute confrontation à l'autre, au risque d'une blessure narcissique. Leurs discours sont souvent teintés d'une grande humilité et ils évoquent souvent de la culpabilité vis à vis des objets d'attachement (conjoints, parents, amis, etc....). Derrière ce comportement, se cache une position de toute puissance qui pourrait se résumer par cette phrase: «je ne suis pas n'importe quelle victime, car je porte sur mes épaules la souffrance de mes proches, voire du monde!».

Ces patients sont, entre autres, tyrannisés par un idéal du Moi parental implacable, sans souplesse, et ont besoin de trouver, à l'abri du regard, des objets qu'ils peuvent contrôler dans une toute puissance.

B. GRUMBERGER

Le Moi

 

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