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L'ordonnance du 24 avril 1944 parue au JO le 30 août donne aux commissaires régionnaux délégation pour augmenter les salaires. Le 28 août 1944, à peine Paris libéré, le conseil des ministres du gouvernement provisoire de la république française décide une hausse des salaires ainsi qu'une revalorisation des allocations familiales. Les salaires se voient ainsi augmenter de 30 à 51% pour Paris et de 45 à 51% pour la province. Les allocations familiales, elles, se trouvent revalorisées de 50% en moyenne.
Ce choix en faveur de l'accroissement du pouvoir d'achat représente un désaveu pour les partisans de la rigueur où Pierre Mendés France se trouve au 1er rang. En février 1944, il est commissaire aux finances du gouvernement d'Alger et milite alors pour une politique de rigueur, en prévision de l'après-guerre. Cette politique de rigueur tend à raréfier dans toute la mesure du possible, les moyens de paiement utilisables sur le marché afin de rétablir un équilibre relatif entre leur volume global et les quantités de marchandises susceptibles d'être mises en vente.
Mais le Général de Gaulle, chef du gouvernement provisoire, ainsi que tous les ministres, entend que les sacrifices imposés aux français pendant les dernières années justifient que l'on relâche la pression. Le Général de Gaulle s'explique ainsi : "sortant d'un immense tumulte, ce qui s'impose d'abord, c'est de remettre la France au travail. Mais la première condition est que les travailleurs puissent vivre."
Pour contrer le risque d'un développement très fort de l'inflation nourrie par la surabondance de liquidités, on prépare le lancement d'un grand emprunt national.
Le Général de Gaulle à la libération de Paris
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