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Mercredi 22 février 2006

Au début des années 1800, les cherokees à moitié massacrés par l'homme blanc sont poussés vers l'ouest, loin de leurs terres. Cette poussée fut accentuée quand on découvrit l'or. La Georgie confisqua donc ces terres (35 000 acres) aux indiens, abolissant leurs lois et leurs coutumes et les empêchant de témoigner devant la justice contre un blanc. Ils avaient l'interdiction de dire quelque chose contre l'immigration. Au printemps 1834, on confisqua la propriété du chef cherokee White Bird pendant qu'il négociait à Washington. De 1835 à 1837, on extermina les creeks en Alabama et les séminoles en Floride. Ceux qui en réchappèrent furent déportés. Le 10 mai 1838, le Général Scott accompagné de 7000 soldats donna un ultimatum aux cherokees résistants du nord de la Georgie. Le 18 mai, l'ordre fut donné aux troupes de rassembler les futurs déportés. Sous la menace des armes, sans qu'on leur laisse le temps de prendre leurs affaires, séparant parfois les enfants de leurs parents, on les regroupa dans 31 forts. Pendant ce rassemblement, il furent traités comme du bétail et  subirent des cruautés. Ils n'avaient rien d'autre que les vêtements qu'ils portaient. La sécheresse tua environ 1500 cherokees.  Le chef cherokee White Bird obtint du président Van Buren de pouvoir conduire eux-mêmes leur migration. 16 groupes de 1000 hommes chacun commencèrent alors la piste des larmes. Certains allaient pieds nus. Beaucoup d'enfants moururent à cause de la sécheresse et des maladies. Quand vint le rude hiver, certains sans couverture, beaucoup moururent de froid. Qatie Ross, la femme du chef cherokee White Bird (devenu John Ross) donna sa couverture à un enfant, elle mourut d'une pneumonie. D'autres succombèrent après avoir bu de l'eau croupie. On estime le nombre de morts sur la piste des larmes à 1 indien sur 4.

A cette époque il y avait des débats pour savoir si un indien était humain et avait une âme!

Le nom "la piste des larmes" ne vient pas des pleurs versés par les cherokees pendant leur marche mais des larmes versées par ceux qui les voyaient passer et qui compatissaient

Je suis complètement bouleversée en écrivant ces quelques lignes en leur mémoire. Je voudrais qu'on ne les oublie pas.

Il existe un tableau que je refuse de mettre dans cet article qui les représente avec des couvertures, etc....... C'est un mensonge!

A ceux qui font tourner ce texte : essayez d'être un peu plus personnels. C'est bien de faire tourner ce texte mais à la fin de l'explication, essayez de mettre autre chose que mes propres paroles. Je n'ai pas fait un copié/collé. J'ai tapé le texte du début à la fin d'après mes documents et j'ai rajouté mes sentiments personnels. Même le corps du texte n'est pas une copie conforme de mon bouquin.

Holata Mico (Billy Bowlegs)

Chef séminole

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Voir les 43 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : Indiens d'Amérique
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