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Pourquoi bordeline? On se le demande! Certainement que l'expression française n'était pas assez bien! Enfin bref..........
Les patients borderline sont souvent socialement très bien adaptés avec une réussite professionnelle satisfaisante. Une bonne part de leur agressivité s'engage dans des relations d'exploitation
d'autrui. Ils ont un besoin constant d'être admirés, appréciés, de valorisaton narcissique.
Leur comportement extérieur reflète les personnalités de leurs interlocuteurs successifs. Ils apparaissent comme possèdant une maturité et une expressivité émotionnelle bien modulée. Mais
l'inadéquation de leurs conduites apparaît dès qu'ils sont engagés dans des relations affectives plus étroites. Le caractère superficiel, mouvant et instable de leurs relations
interpersonnelles contraste avec l'hyper-adaptation de surface. C'est typique du borderline. Il s'appuie entièrement sur l'autre dans une attente passive de satisfactions positives et en même
temps dans une manipulation agressive.
L'état limité se défend en permanence contre la dépression liée à un sentiment de solitude,
d'abandon, à une peur de perte d'objet. Cette dépression abandonnique est souvent mêlée d'espérance et d'appel dans la relation de dépendance à l'autre.
Le patient borderline est agressif. Agressivité qui se traduit pas des colères, de l'hostilité, de la violence.
Leur insatisfaction permanente s'accompagne souvent de crises clastiques, de tentatives de suicide.
Leur impulsivité les conduit parfois dans la boulimie, l'alcoolisme, la toxicomanie, par besoin de
gratifications instinctuelles intenses.
On retrouve souvent chez ces patients des crises d'angoisse aiguës avec parfois des symptômes de dépersonnalisation ou de déréalisation.
Certains souffrent de phobies d'impulsion, éreutophobie, agoraphobie, claustrophobie.
La régression du borderline en cas de décompensation, lors de la faillite de ses mécanismes de défense, le
conduit à la dépression qui met à découvert la béance laissée par la perte fantasmatique de
l'objet.
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