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Vendredi 27 mars 2009 5 27 /03 /2009 22:42

La grande guerre a réduit l'activité syndicale pour des questions morales, surtout dans les entreprises qui travaillent pour la défense.
Toutefois la hausse des prix qui ampute le pouvoir d'achat ouvrier de 10% entre 1914 et fin 1916, et les conditions de travail qui s'aggravent provoquent les grèves de janvier 1917. Les cousettes de 2 magasins de couture du quartier de l'Opéra à Paris se mettent en grève pour réclamer une augmentation de 1 franc par jour. Un peu partout d'autres grèves éclatent avec les mêmes revendications, même dans des usines travaillant pour la guerre comme Panhard-Levassor. Là aussi ce sont les femmes qui lancent le mouvement. Elles sont souvent suivies par les ouvriers civils. Les affectés spéciaux qui sont militaires s'abstiennent de peur d'être renvoyés au front.

Le 17 janvier le ministre de l'armement, Albert Thomas, rend obligatoire l'arbitrage des conflits de salaire et confie à l'état la fixation des tarifs des salaires auxquels les comités permanents de conciliation doivent se référer.
Le mouvement se calme mais avec la flambée des prix le mécontentement demeure. Le prix des légumes frais triplent entre mars et mai.
Le 1er mai, un nombre important d'ouvriers refusent de travailler et la journée est marquée par des manifestations pacifiques. Le 11 mai les cousettes, encore elles, donnent le signal d'un mouvement qui gagne tout le secteur de l'habillement mais aussi les banques et la fonction publique. Fin mai et en juin, certains établissements travaillant pour la défense nationale sont aussi touchés, mettant en péril la défense nationale. Ce sont des grèves très spontanées qui ne durent généralement pas plus de 2 jours. Les principales revendications sont l'augmentation des salaires et l'obtention de la semaine anglaise.
Le 11 juin, une loi apparaît instituant la semaine anglaise et des contrats collectifs dans l'industrie du vêtement.

Albert Thomas

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