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Dessin d'un dodo pris sur l'American book company
Jusqu'en 1500, le dodo et ses deux cousins, le dronte et le solitaire ont filé des jours heureux. Le dodo à l'ile Maurice, le dronte à la Réunion et le solitaire à l'ile Rodriguez dans l'archipel des Mascareignes à l'est de Madagascar. Quand les européens découvrirent ces terres nouvelles, nombre de leurs représentants finirent embrochés par les marins. Au début du 16ème siècle, les colons hollandais (ile Maurice), français (ile de la Réunion), les portugais et les anglais (ile Rodriguez) introduisirent dans ces iles des chiens, des chats et des cochons qui décimèrent les oisillons ainsi que des singes (sur l'ile Maurice) qui gobèrent les oeufs du dodo. Ce fut la fin des dodos (en 1680), des drontes (en 1750) et des solitaires (vers 1800).
Cette famille certainement issue d'un volatile installé dans les Mascareignes à une époque géologique très ancienne devait avoir un lien de parenté avec un grand ancêtre commun aux pigeons et aux râles. Ce paradis dépourvu de carnassiers qu'étaient les îles, leurs descendants n'avaient plus besoin de voler. Ils grandirent, grossirent, acquirent de courtes et fortes pattes et leurs ailes se sont atrophiées jusqu'à devenir des moignons emplumés. Ils développèrent en même temps un bec puissant et crochu pour mieux décortiquer les graines et déchiqueter les baies des Mascareignes. A l'arrivée des européens, pour leur plus grand malheur, ils étaient devenus des oiseaux dodus et incapables de s'enfuir.
Lithographie par James Erxleben
Reconstitution d'un dodo par l'atelier du professeur Oustalet 1903 (peinture d'Henry Coeylas)
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