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Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /Avr /2010 18:50

La manie, inverse de la mélancolie, est un état d'euphorie morbide. C'est un syndrôme particulier marqué par une hyperactivité désordonnée et accélérée des conduites intellectuelles, une exaltation et une versatilité de l'humeur (euphorique), une agitation motrice intense, ayant perdu toute efficience et tout objet.
L'accès maniaque débute assez rapidement, voire subitement. Il arrive qu'un symptôme, toujours le même, précède le début de l'accès. Les malades qui se connaissent bien le reconnaissent. Ce peut être par exemple un besoin d'extravagance, toujours le même. Mais la plupart du temps il n'y a rien qui prévient et l'état d'exaltation s'installe brusquement.
Autrefois, pour les leçons cliniques des cours de psychopathologie adulte, on faisait entrer un malade mental devant un auditoire de 200 personnes, comme sur une scène de théâtre. Pour expliquer un maniaque c'est beaucoup plus simple que d'essayer de le décrire. Ce procédé fait un peu "bête de cirque" je vous l'accorde. Voici donc la description de l'une de ces scènes que nous retrace Kraepelin, psychiatre allemand du 19ème :
Vous entendez la malade avant même son arrivée ici. La voilà parmi nous dans la plus violente agitation. Elle ne s'assied point, elle marche à pas rapides autour de la salle, se mêle aux auditeurs, fait mine de les embrasser et examine à la hâte ce qui lui tombe sous les yeux. Arrive-t-on enfin à l'asseoir, elle saute brusquement sur son siége, jette ses chaussures avec son tablier et se met à danser et à chanter. Elle s'arrête un instant, puis frappe des mains, va au tableau et écrit son nom. Elle termine en dessinant un paraphe, qui en une minute, couvre la planche presque entière. Elle l'efface ensuite légèrement avec une éponge et retrace quelques lettres. Tout à coup, elle lance la craie au loin sur les auditeurs, prend sa chaise, la traîne en cercle autour d'elle, s'y assied lourdement pour se relever aussitôt et recommencer son 1er jeu.
En même temps elle ne cesse de bavarder, mais elle parle très vite, en émettant des propos presque incompréhensibles et de la plus complète incohérence. On réussit cependant, en lui posant une question pressante, à obtenir une réponse à peu près sensée mais enchevêtrée dans un fatras de phrases sans suite, qu'elle marmonne entre ses dents. Ce sont des locutions toutes faites qu'elle a entendues autour d'elle et qui s'écoulent sans rime ni raison dans un délayage de paroles. La malade sait encore son nom, son âge et se rend compte où elle est. Elle connaît les personnes qui l'environnent mais en leur attribuant diverses étiquettes qui lui passent par la tête. Impossible de tenir avec elle une conversation suivie. Elle quitte sa chaise, s'adresse aux auditeurs, court à la fenêtre, danse, chante, d'une gaieté exagérée. Elle rit continuellement, même au milieu de ses discours. Néanmoins elle est facilement en colère et parfois se répand en flots d'injures à la moindre agacerie, aussitôt arrêtées en un rire joyeux.
Voilà la description d'un malade maniaque.
Un malade maniaque peut tout aussi bien se déguiser en Napoléon que se promener tout nu, chanter la Marseillaise et se mettre à crier. Il va sans problème dire au médecin qu'il a en face de lui d'aller se refaire faire les dents. Il rit, il chante, il plaisante, il casse, il hurle, etc..... Mais il lui arrive parfois de s'arrêter pour dire avec angoisse qu'il est poussé par cette euphorie. Il lui arrive, de façon exceptionnelle, de perdre le contrôle et de passer à la manie furieuse et devenir dangereux.
C'est un malade très fatigant et infatigable. Lorsque n'existait aucun traitement certains en mouraient d'épuisement, la crise pouvant durer des jours et des jours.

Tableau de Dinh Dang Nguyen

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Voir les 8 commentaires - Communauté : Médecine - Publié dans : Psychiatrie, psychologie
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